08.05.2008

Une semaine d'Européen.

 Faisant partie de l'équipe d'organisation du Rendez-Vous des Européens, j'ai goûté à plein mon jour férié. Mardi, arrivée à au boulot à neuf heures. Gérer les tracas de dernière minute: les déroulés des séances plénières, trouver une doublure à tel participant incertain. Téléphoner à tout va. Faire des rapports réguliers d'avancement. Partir à 17h pour la gare du nord, avec 20 minutes de retard sur l'horaire prévu. Arriver à 17h47 dans la gare pour retirer son billet et plonger dans le train de 17h58 pour Lille.

 Arriver à Lille à 19h, bosser jusqu'à 1h30. S'installer à l'hôtel, se doucher pendant 20 minutes. Dormir sans ouvrir les draps, se lever à 6h50. Passer 5 minutes sous une douche chaude, 5 minutes sous une douche froide. Briefing à 7h30 au petit dej qui commence finalement à 8h sur le chemin du Grand Palais.

 Puis tout se précipite, les premiers intervenants arrivent à midi, le public aussi, il faut gérer le buffet VIP qui commence à avoir chaud, les sensibilités de tel ou tel, ne pas rater les trajets gare/Grand Palais, qui prend la navette, qui prend la voiture VIP... Au final, je n'ai rien suivi de la journée des Européens.

 Je m'excuse déjà auprès d'Odanel, Luc, Marc, Fabien, Philippe, Thomas et tous les autres d'avoir à peine pu leur parler. Ceci dit ce fut un plaisir de pouvoir déjà mettre des visages sur Marc, Luc et Odanel. Un plaisir bref, mais intense.

 Le bon côté de se charger de l'accueil des intervenants au Grand Palais de Lille, ce sont les rencontres. J'avais brièvement rencontré Bronislaw Geremek à Varsovie pour la Schuman Parade de 2006. J'ai pu l'écouter un peu en séance et dans mes furtifs passages à la table ronde sur la mémoire. J'ai pu surtout l'accompagner jusqu'à son wagon. C'est un homme extraordinaire, simple, gentil, et d'une puissance intellectuelle qui fait presque sortir des larmes de reconnaissance et de joie. Anne-Marie Lizin ressemble à ma maman. Comme elle, elle réussit à avoir 3/4 d'heure de retard, et à arriver à 18h pour un plateau qui commence à 18h05. Inutile de parler des ministres et anciens ministes, qui se déplacent sous bonne escorte.

 C'est d'ailleurs étonnant, je trouve que ce furent les personnes les plus simples qui furent les plus intéressants, mercredi à Lille. Gottfried Langenstein, remplaçant Daniel Cohn-Bendit au pied levé, est très soucieux de précision. John Thornhill est... britannique. Agatha Ruiz de la Prada est d'une simplicité extraordinaire. Dominique Issermann aussi. Et que dire de Caroline de Camaret, d'Astrid Emerit, de Vladimir Vasak, animateurs d'ateliers!

 Comme tout rassemblement réussi, il y eut un petit buzz. Mais en même temps, comme ça fait quelques temps que Michel Rocard considère que l'Europe politique est morte (ça coïncide à peu près avec le moment où il s'est aperçu qu'il ne serait pas Président de la République), je pense que c'était surtout de sa part un gros pavé dans la mare pour inviter au débat. Dommage que ça ait raté, d'ailleurs.

 Comme tout rassemblement réussi, on va pouvoir tirer pas mal de leçons pour le prochain à Marseille, le 13 juin. 

 Ereintés le soir nous fûmes, mais heureux. Avec 800 personnes, de beaux plateaux, des générations très différentes, et des stands tenus par des associations qui proposaient vraiment beaucoup de contenus (la palme du nom d'association le plus drôle aux "Femmes Passerelles de l'Europe"), la journée est globalement un succès.

 Aujourd'hui, pantouflage relatif. Demain matin, j'écouterai avec application Versac nous dire comme internet est un média intéressant pour la constitution d'une identité européenne, à Sciences Po. Puis ensuite hop, au golf de Fourqueux, pour prendre de belles photos du "Trophée Européens": 27 trous - 27 pays - 81 compétiteurs. 

 Si vous avez raté la journée sur Public Sénat, retrouvez-la sur le site.

06.05.2008

366eme jour avec Nicolas Sarkozy

 Le 6 mai dernier, j'écrivais ceci:

 Sarkozy ce soir a rappelé ses grands chantiers. Les bons: le plein-emploi, la relance Européenne, l'environnement, une économie plus efficace, des soucis sociaux plus équitables. Les mauvais: "en finir avec la repentance", par exemple.

Aucun doute, la relance de l'UE, il y a contribué. Même si c'est Angela Merkel qui a hérité du Prix Charlemagne de la personnalité européenne de l'année. La fin de la repentance, cela semble malheureusement en bonne voie.

 Quant aux autres promesses, c'est mitigé. Le souci de l'environnement est devenu une priorité. La question est de savoir si c'est grâce au "Grenelle de l'Environnement", ou grâce au fait que l'on est en train de se rendre compte qu'il y a possibilité de faire du profit intéressant en développant des techniques d'économie d'énergie?

 Le plein-emploi, ahahah. Il ne semble pas que l'on soit sur la bonne voie. Cela peut être une mauvaise nouvelle bien sûr, mais aussi une bonne: un taux de chômage en hausse peut signifier que nous sommes bien entrés dans un processus de réforme du marché du travail (forcément long et douloureux). Réforme du marché du travail nécessaire à un retour de la croissance de façon durable, et, surtout, plus prévisible.500px-Economics_Gini_coefficient.svg.png

 Je passe sur le reste. C'est évident. Nous sommes en train de faire la même erreur que Bush aux Etats-Unis. On développe ce pays en faisant en sorte que les riches soient encore plus riches plus vites, et les pauvres toujours plus pauvres, plus facilement. Il y a un outil pour mesurer la redistribution sociale dans un pays: l'indice de Gini. La courbe à droite est une courbe de Lorentz. En abcisse la population, en ordonnée, le revenu global. Si la courbe est une ligne droite à 45°, la redistribution est parfaitement égale. Généralement, elle est plutôt en courbe incurvée.

 De cette courbe de Lorenz on tire l'indice de Gini, qui oscille entre 0 et 1. 0 étant le plus égalitaire, 1 le plus inégalitaire. Depuis 1968, l'indice de Gini pour les Etats-Unis est passé de 0,38 à 0,47. En France il est à 0,36. Il sera intéressant d'observer son évolution dans les prochaines années.

 

 D'un point de vue civique, nous avons un président dont la légitimité est incontestable, avec 85% de participation. Pourtant, la démobilisation civique n'a jamais paru aussi rapide. Un an après, la participation aux élections municipales atteint péniblement 60%. Le débat national n'a jamais semblé aussi déconnecté de la population, pour n'être que celui d'une certaine élite.

 D'un point de vue d'image internationale, notre président est considéré comme un clown par tous les journaux sérieux en Europe, et se fait régulièrement hacher menu par la presse américaine. Les infirmières Bulgares ont été libérées, grâce à un travail de fond de l'UE et de Tony Blair, et Sarkozy y a mis la dernière main, certes. Bétancourt est toujours dans son cachot végétal. Kadhafi a été reçu comme un prince pour aucun résultat tangible. On a vite oublié les droits de l'homme face aux intérêts économique.

 Les histoires des Balkany, le cynisme affiché par les membres de la majorité, la succession de monarque à Neuilly, ... la République n'a rien d'irréprochable.

 Et pour 2010: aucun respect de la stratégie de Lisbonne, aucun respect des Accords de Cotonou, aucun respect du Pacte de Stabilité. C'est à prévoir, c'est presque certain.

04.05.2008

Tel est notre ghetto

UMPGE, sous ce sigle se cache "UMP-Grandes Ecoles". Des gens plutôt sympathiques que j'ai côtoyé au tournant de l'année 2006-2007. Le premier d'entre eux, Benjamin Lancar, est d'ailleurs plutôt un garçon sympathique et intelligent. Si mes souvenirs sont bons d'ailleurs, plutôt pas sectaire du tout. Ce qui est loin d'être le cas pour tous.
 
 Avec leur site "40 ans + tard, les jeunes qui bougent ont changé de camp", les UMP-Grandes Ecoles vont faire un flop.
 Passons sur le pitch un peu raté même si bien rythmé qui a un côté ridicule: comment proférer aussi sérieusement un propos aussi imbécile que "les jeunes qui bougent sont à droite et rien qu'à droite", alors qu'il y a marqué en gros "UMP" derrière les-dites personnes? 
 Passons sur l'e-mail envoyé par un certain Raphaël Goebel à la blogosphère "influente" mais pas sarkozyste (en gros; la blogosphère influente tout court).
 
 D'ailleurs au passage, sale blague des Jeunes Populaires d'avoir confié à Goebel la propagande de leur action. E-mail qui d'ailleurs a pour but de me faire écrire ce billet. Je suis bon et manipulable.
 
1575635257.JPG Non, parlons du discours. "40 ans + tard, les jeunes qui bougent ont changé de camp". Sous-entendu: il y a 40 ans, mai 68 c'était la révolte des jeunes qui veulent décoincer le système, et aujourd'hui, les seuls jeunes qui suivent l'anticonformisme et l'esprit libertaire (ou libéral?) de mai 68, c'est les jeunes de droite. Les autres sont des conservateurs qui sont au choix, a) manipulés / b) cons / c) gauchistes.
 C'est un discours à peu près aussi bête que celui de Besancenot, qui dit le contraire.
 
 Tout d'abord, quand j'entends les Jeunes Pop dire "les jeunes qui bougent sont de droite", je me demande: c'est quoi, "de droite"? J'ai parmi mes concitoyens Boulonnais nombre jeunes issus de familles extrêmement aisées et extrêmement traditionnalistes, qui auront beau mettre un jean sous une veste, n'en resteront pas moins de gros conservateurs de droite.
 Pour moi, un conservateur ne bouge pas. Par définition.
 
 J'admets aisément que les conservateurs se trouvent aussi bien à droite qu'à gauche. Et que d'ailleurs, ces derniers temps (avec le NON de gauche au TCE), la gauche nous a montré de belles phases de son conservatisme.1945379666.jpg
 
 Mais depuis un an, la droite aussi. Sans aller jusqu'au Puy du Fou, il suffit juste d'analyser la façon d'aborder les problèmes de société de M. Sarkozy, et notamment ses points de vue sur la justice, pour observer un conservatisme qu'on ne me fera jamais prendre pour une attitude progressiste.
 
 A la vérité, les jeunes qui bougent sont un peu partout, mais sont plutôt à voir sous deux angles différents.
- Il y a ceux qui ont les moyens de bouger. C'est une question d'argent, de capital social, culturel. C'est une question de temps. Ce n'est pas évident de bouger, de vouloir faire Erasmus, de vouloir rencontrer des gens, de pouvoir se promener dans Paris et d'aller à Beaubourg. Pour des questions de sous, de culture, d'accès à l'éducation et à la culture, il y a proportionnellement plus de jeunes issus de famille CSP+ qui bougent.
 
- Il y a ceux qui ont le recul pour bouger. C'est une question d'éducation, et heureusement encore parfois, le système républicain permet de faire en sorte que l'éducation pallie bien des embûches que la société met sur la route des jeunes qui ne sont pas nés sous les meilleurs auspices.
 
 Benjamin Lancar, pour en revenir à lui, est étudiant de Grande Ecole. Camille Bedin (LA fille de l'équipe) est à Sciences Po. Goebel si j'en crois internet, à l'Ecole Nationale des Chartes. Ils bougent. Est-ce parce qu'ils sont de droite, ou bien parce que leur ca1559786499.JPGpital culturel leur a permis de le faire?
 Leur capital culturel et leurs études en tout cas ne devraient pas en faire des tâcherons blindés de sectarisme et de recul intellectuel. Leur site est pourtant en ces matières assez grossier (avec des logos choc). D'ailleurs je mets le lien à la fin, comme ça vous le visionnerez avec recul.
 
 Si donc ils "bougent", qu'ils sont intelligents, pas sectaires, libéraux, mais qu'ils éprouvent pourtant le besoin de créer un site aussi caricaturalement étriqué, c'est qu'ils sont ambitieux. Sarkozy ayant dit "il faut en finir avec Mai 68", ils ont choisi d'emboîter benoîtement le pas sur une logique simpliste et un poil démago (voir le montage photo sur l'héritage de Mai 68).
 
 C'est dommage.
 
2020614138.08.LZZZZZZZ.jpg PS: on me fait remarquer que certains responsables de l'UMP d'aujourd'hui bougeaient beaucoup en Mai 68 sans être précisément de gauche (même si l'occident se situe vers la gauche en géographie).

Paroles d'Européens!

 Je disais dernièrement que je délaissais mon blog. Pour plein de raisons. D'abord j'en suis un peu las, et ensuite, je suis un peu en manque de temps. J'ai commencé un stage plutôt prenant dans la communication autour de la Présidence Française de l'UE, et me suis consacré avec plein d'autres personnes (d'ailleurs c'est rigolo comme les cercles européens se croisent et se recroisent, pour se recroiser encore!) à la préparation du "Rendez-vous des Européens" qui aura lieu mercredi 7 mai à Lille.

 L'objet du rendez-vous est de faire de l'Europe un enjeu grand public dans cette année un peu exceptionnelle pour la France en Europe. C'est aussi de saisir l'occasion pour parler dans le fond des choses du sujet, et que la réforme institutionnelle qui sera (sans doute) ratifiée par l'ensemble des pays européens d'ici fin 2009, soit bien comprise de tous. La réforme elle-même, et ses enjeux.

 Depuis 1979, le taux de participation aux élections européenne a été en baisse constante pour l'ensemble des pays de l'UE (prenez le temps de lire l'étude TNS Sofres, elle est super intéressante). Certes, en 2004, le très fort taux d'abstention des 10 nouveaux a singulièrement fait plonger la moyenne. Il n'empêche. La baisse de participation, au-delà d'être symptomatique à tous les genre de scrutins, est très révélatrice en ce qui concerne le scrutin européen: les gens ne savent pas pour quoi ils votent exactement.

 En 2004, même dans les pays qui organisaient un scrutin national en même temps que le scrutin européen, le taux de participation pour les élections européennes fut plus bas que l'autre. Seuls les pays où le vote est obligatoire, avec en plus d'eux l'Italie et Malte, ont eu des taux de participations satisfaisants.

 Mercredi, avec le Rendez-Vous des Européens, puis encore le 13 juin à Marseille, puis le 21 juin à Lyon avec les Etats Généraux de l'Europe, puis encore les 10-11 octobre à Nantes, le but est de faire entrer dans les têtes que l'Europe, c'est utile. C'est utile pas seulement parce que ça contraint. C'est utile parce que ça ouvre l'esprit, parce que ça change la façon de gouverner aux niveaux national, régional, local. C'est utile parce que cela constitue un modèle alternatif; un modèle diplomatique, un soft power, mais aussi un modèle d'économie de marché mesurée.

 Mais un modèle à qui il manque encore nombre de qualités, et qu'il faut perfectionner. La plupart du temps, les perfections à apporter dépendent pour beaucoup des Etats nationaux. Parfois même, on a l'impression que si c'était le niveau communautaire qui gérait directement les choses, ça irait mieux. Comme pour le respect du calendrier de la stratégie de Lisbonne, qui vise à faire de l'Europe l'économie la plus performante et la plus à la pointe d'ici 2010. Comme pour le respect des engagements de Cotonou pour le développement des pays ACP.

 

 Mercredi, l'ordre du jour est aux valeurs des Européens. Avec des plateaux d'invités qui varient les sensibilités politiques aussi bien que les nationalités, l'accent est mis sur l'éducation, sur le respect de la personne humaine, sur la politique étrangère, sur l'environnement, sur nos passés différents en fait si semblables.

cohnbendit3.jpg Les tables rondes qui se dérouleront entre 16h et 17h30 iront plus au fond des sujets: mobilité en Europe, "Harvard Européen", médias et Europe, l'exportation de la culture européenne est-elle possible?, mémoire commune, internet et l'identité européenne... Les plateaux sont franchement de qualité, et le ton est mis pour que l'interactivité soit le maître-mot du jour.

 Les séances d'ouverture et clôture, ainsi que l'entretien de JP Jouyet avec Pierre Sled seront retransmis en direct sur Public Sénat.

 

A Lille, nous accueillons Bronislaw Geremek, Martin Hirsch, Rama Yade, Xavier Darcos, Lili Gruber, Michel Rocard, Anne-Marie Lizin, Philippe Starck, Daniel Cohn-Bendit, Philippe Cayla (Euronews), Gottfried Langenstein et Jérôme Clément (Arte), John Thornhill (Financial Times), Alexandre Heully (CaféBabel), Jean Quatremer, Richard Descoings (Sciences Po), Monique Canto-Sperber (ENS Ulm), Jean-Louis Subileau, Agatha Ruiz de la Prada, Dominique Issermann, Versac, et encore bien d'autres.

Photo: Olivier Roller

01.05.2008

Le Bureau politique de l'UMP... à l'Elysée.

C'était déjà choquant, le 22 octobre, de voir Nicolas Sarkozy intervenir au Bureau Politique de l'UMP. On vient de passer un cap supplémentaire, avec la réunion du dernier Bureau Politique de l'UMP... au Palais de l'Elysée.

 Rien que ça.

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 Rien n'oblige, dans la Constitution, à faire du Président de la République un être au-dessus des partis. Rien ne lui interdit évidemment de continuer à s'investir dans la marche d'un parti politique qui participe, à condition de respecter "les principes de souveraineté nationale et de démocratie" (art.4), au débat public.

 Toutefois, on aurait pu trouver meilleur message, en ces temps de désavoeu de la politique Sarkozienne, alors que le Monsieur dit vouloir être plus modeste. Et Thierry Solère, la mine enfarinée du bon fat céans, d'afficher promptement sur son blog la photo publiée dans le Figaro Magazine. Sans doue parce que c'est tout naturel?

 Jacques Chirac avait une façon détournée de conduire la marche de son parti. Il propulsait des hommes de main qui exécutaient ses ordres. Juppé, Séguin, un échec en 1999 avec Delevoye (c'est MAM qui vainquit). Sarkozy, lui, place des portes-flingues, fait en sorte d'attiser les ambitions pour les annuler toutes, mais semble en plus vouloir continuer à s'occuper lui-même de tout.

 Et quand on lui résiste un temps soit peu, on est suspendu, à l'image de Jean-Pierre Fourcade, candidat dissident à Boulogne ayant réuni 35% des suffrages, ou bien Arnaud Teullé à Neuilly. A ce rythme, il n'y aura bientôt plus de membres de l'UMP que ce "Bureau Politique".

 On peut en effet douter des 300000 adhésions de l'UMP qui se maintiennent (officiellement) depuis Juin 2007 contre vents et marées, et contre même le bon sens: les élections sont passées, il serait sociologiquement normal d'assister à un recul du soutien partisan (par un non-renouvellement de l'adhésion). De plus le contexte est mauvais et la cote de popularité plus en baisse que jamais: on doute que cela n'ait aucun impact sur les adhésions au parti.

 Mais voilà, à l'image du Parti Communiste, l'UMP décrète son nombre d'adhésion, et refuse obstinément de le prouver en exhibant les listes des adhérents. D'ailleurs, l'UMP serait-il si endetté (20 millions d'euros), si il pouvait compter sur 300000 adhésions multipliées par 35€, soit 10,5 millions d'euros?

 Outrance, mensonge et sans-gêne: bienvenue dans la France d'après.

 

PS: jeu, sauras-tu trouver le jeu de mots particulièrement grossier à l'égard de Thierry Solère dans ce texte? Indice: homophone.

27.04.2008

Les Boulonnais n'auront pas leur cadeau de Noël

 Comme je me sens un peu coupable de délaisser mon blog (mais c'est pour la bonne cause, vous verrez), je reprends une activité que j'aime beaucoup: casser du sel sur le dos de M. Baguet. Qui, voûté comme il est, reste une cible de choix.

page01_2.jpg Dans la seule réunion de M. Baguet où je suis allé pendant la campagne, j'ai entendu cet inénarrable protecteur des Boulonnais clâmer: "Patrick Devedjian en a fait la promesse, le Conseil Général rachètera le Château de Rothschild! Ce sera le cadeau de Noël du Conseil Général des Hauts de Seine aux Boulonnais!".

  L'homme était transfiguré! Lui, le petit entraîneur de basket sans le bac, armé de lunettes un peu classe qui faisaient oublier ses échecs scolaires et sa méconnaissance crasse des dossiers, pouvait donner une promesse aux Boulonnais. Ouais, un cadeau de Noël. Et pas obtenu auprès de n'importe qui: obtenu auprès de Patrick Devedjian, siouplaît.

 Mais voilà, un mois après son élection, M. Baguet a été obligé de renoncer au beau cadeau de Noël. L'article du Parisien repris par Mon Boulogne-Billancourt est savoureux: M. Baguet s'y justifie tout en tâchant de ne pas avoir l'air trop intellectuellement malhonnête. Ce qui, même dans un journal complaisant, est compliqué vu la situation.

 Attachez-vous bien: le propriétaire actuel du château (un homme d'affaires Saoudien) ne veut pas vendre à un prix décent parce qu'il y aurait 10000m² à construire sur le terrain jouxtant le château et dont il est aussi propriétaire. En effet, ce n'est pas la ruine qui constitue le château de Rothschild qui a de la valeur, mais bien ce terrain attenant, de 7000m² (et non 10000m² comme le prétend Baguet), au nord de Boulogne-Billancourt, entre un espace vert et Paris.

 Là, ça devient savoureux. Baguet s'insurge donc: la municipalité précédente (Jean-Pierre Fourcade) aurait rappelé au propriétaire qu'un terrain attenant était constructible. Du coup, ce sale Saoudien empêche le bon M. Baguet d'honorer sa promesse de campagne.

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 L'histoire ne manque pas de sel: il se trouve que ces 7000m² de terrain constructible à côté du château était présent dans le Plan d'occupation des Sols voté en 1983 par le Conseil Municipal, pour aménager le parc de Rothschild, donation de la famille du même nom à la ville de Boulogne.

 M. Baguet a beau jeu de dénoncer une municipalité qui a administré la ville entre 1995 et 2007, soit treize ans après le vote du POS.

 Mais ce n'est pas fini. Ce type si sympathique à lunettes sérieuses et rectangulaires qu'est M. Baguet, ce type qui connaît à fond les dossiers et ne sait que dire la vérité aux gens, ce héron de la politique, ce faucon de la stratégie de gestion et d'urbanisme, ce condor des dossiers fastidieux, cet "autodidacte", était conseiller municipal en 1983.

 C'était même son premier mandat de conseiller municipal. En tant que tel... il a fait partie de la "méchante municipalité" qui a voté le POS des terrains Rothschild. Il a participé à cette opération qui le met aujourd'hui dans l'embarras pour honorer une promesse électoral de petit politicard. De deux choses l'une, soit Baguet est un menteur, soit c'est un vrai nul qui ne connaît pas ses dossiers. Soit les deux, évidemment.

 Pendant la campagne, nous n'avions pas manqué de souligner l'irréalisme budgétaire consistant à promettre le rachat et le réaménagement du château par le Conseil Général (40 millions d'euros contre 30 millions d'euros annuel de budget d'investissement du Conseil Général pour la culture). Nous pouvons maintenant affirmer ce que nous dénoncions déjà alors: M. Baguet est un méchant démagogue.


 Peut-être que, lors d'un Conseil de Quartier, nous pourrons l'interpeller sur le sujet... ça a de bons côtés la démocratie.

Dimanche Blues

 J'ai découvert Son of Dave, et j'adore.

 

21.04.2008

Bertrand Delanoe est en campagne

 Et ce n'est pas son meilleur rôle, franchement.

 Déjà, lors du passage de la flamme olympique à l'Hôtel de Ville, on pouvait rire. En direct devant les caméras, Bertrand Delanoë s'insurge: "il ne veulent pas rester ici et accueillir la flamme. Mais il y a des valeurs avec lesquelles Paris ne transige pas". Je vous retranscris ça un peu au débotté. Toujours est-il que l'impression que donnait son intervention, c'est que lui monsieur le Maire, était bien content d'avoir embêté les officiels Chinois.

 On apprit plus tard en fait que les-dits officiels Chinois avaient décidé de se passer de la Cour de l'Hôtel de Ville de Paris, excédés, et que le pauvre Bertrand Delanoë n'y a pu que mais. En revanche, une petite sortie devant les caméras à la mode "Que l'on touche à la liberté, et Paris se met en colère", ça fait toujours bien.

 Surtout quand on ambitionne de saisir la tête du PS en laissant peser les doutes. Doutes sur la capacité de Royal à être à la hauteur, doutes sur les capacités des autres, Bartolone et Moscovici en tête, à rassembler à l'intérieur du parti.

dalai%20lama.jpg Bertrand place donc ses pions, et ses petites actions d'éclat. La dernière en date: faire du Dalaï Lama actuel Tenzin Gyatso un citoyen d'honneur de la ville de Paris.

 Il est bien des sujets sur lesquels je suis en profond désaccord avec Mélenchon. Tous, à vrai dire. Sauf un. Le régime politique du Dalaï Lama se démocratise, lentement. Mais c'est loin d'être la panacée. Les femmes sont écartées de tout, à peine bonnes pour l'éducation. L'anglais y est quasiment proscrit, de même que l'enseignement du Chinois. C'est un projet culturel en fermeture presque totale, et si ce n'était sur le terrain de la violence et de la répression, le régime du Dalaï Lama a en fait assez peu à envier à feu celui des Talibans, en ce qui concerne le progrès social.

 Mais voilà, le Dalaï Lama a une bonne tête avec de chouettes lunettes, et Bertrand, lui, veut être premier secrétaire du PS.

15.04.2008

Couple Franco-Allemand

 "Cela fait bien des années que je pense que la France et la Grande-Bretagne doivent travailler fondamentalement ensemble. Bien sûr, est inscrite dans la tradition diplomatique française la nécessité d’une grande entente entre l’Allemagne et la France, pour que, plus jamais, ce que nous avons connu entre nos deux pays ne recommence." Nicolas Sarkozy, le 27 mars 2008.

Réaction du second membre du couple franco-allemand:

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Angela Merkel a bien compris comment devenir plus amie avec Sarkozy. Le couple Franco-Allemand était parti sur de mauvaises bases. Ceci dit, je ne saurais être trop d'accord avec Sarkozy: dans l'Europe à 27, le couple Franco-Allemand est déterminant, mais il n'est plus suffisant. Il est déterminant à cause du pouvoir de nuisance qu'une mésentente Franco-Allemande pourrait faire peser sur l'ensemble de l'UE. Mais il n'est plus suffisant. Les 12 nouveaux Etats-membres ne perçoivent pas le construction européenne dans la perspective historique que les anciens pays du côté Ouest du rideau de fer gardent comme référence.

 Ils sont pour de nombreuses raisons, économiques, historiques, la nouvelle Europe. Et ils nous font comprendre que l'UE ne peut pas être construite en opposition à un autre modèle si l'on veut passer des étapes fédéralistes importantes comme une défense commune ou bien une Europe politique (avec un exécutif - la Commission - dépendant par exemple du résultat des élections Européennes).

 Le Royaume-Uni doit être inclus dans ces nouvelles étapes, malgré les nombreux "opting-outs" négociés par Blair et Brown. De même que la Pologne (déjà dans le Triangle de Weimar). 

 Ce qui m'inquiète cependant dans le discours de Sarkozy, c'est toujours cette illusion que c'est à la France d'être à la tête du train. Comment peut-on se prétendre pro-européen et allègrement marcher sur les sensibilités des autres?

13.04.2008

Vers la fin de l'article 88-5?

L'article 88-5 de notre Constitution, voté en février 2005 pour rallier à l'adoption du Traité les Français perméables à l'argument selon lequel TCE = Turquie dans l'Europe, va t-il être enfin supprimé?
 Voilà ce que cet article disait:

Article 88-5 :

Tout projet de loi autorisant la ratification d'un traité relatif à l'adhésion d'un Etat à l'Union européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum par le Président de la République.

[l'article 88-5, dans sa rédaction en vigueur jusqu'à l'entrée en vigueur du traité établissant une Constitution pour l'Europe, n'est pas applicable aux adhésions faisant suite à une conférence intergouvernementale dont la convocation a été décidée par le Conseil européen avant le 1er juillet 2004]

 J'en avais déjà parlé l'année dernière presque jour pour jour. Cet article est bête, pour deux raisons. La première relève plus ou moins du respect de nos institutions, la seconde concerne plutôt la pratique politique. 
 
 L'inconvénient grand de cet article était en premier lieu qu'il imposait au Président le référendum, alors que la constitution lui donne évidemment le choix entre le vote des représentants du peuple réunis en Congrès, et le référendum. On peut imaginer d'ailleurs qu'il est des sujets si complexes qu'un référendum ne pourrait trancher en parfaite connaissance de cause, et c'est pourquoi le choix entre ces deux solution équivalentes est important. Je veux dire par là que la Constitution Française ne stipule pas de hiérarchie de valeur démocratique entre le référendum et la consultation des deux Assemblées en Congrès.
 
 Le second inconvénient, c'était l'essentiel du contenu de l'article de l'année dernière, est lui plus prosaïque. Jean Quatremer le formule admirablement: "Pourquoi supprimer un tel référendum ? Tout simplement parce que l’ensemble de l’Union européenne et les pays candidats sont devenus les otages du peuple français dont la décision n’obéira pas qu’aux intérêts diplomatiques de la France, mais sera surdéterminée par des considérations de politique intérieure." Et d'ajouter que si la question de l'adhésion de l'Albanie, de la Bosnie ou de la Turquie, pays de population musulmane, se pose, la campagne du référendum d'adhésion français risque d'être encore pire.
 
 Imaginons un court moment les effets diplomatiques d'une campagne référendaire française sur l'adhésion de la Turquie à l'UE. Les clichés, les haines et les réflexes xénophobes d'un pays qui vote et débat en méconnaissance totale de la société dont le pays demande l'adhésion à l'UE...
 
 Si un référendum avait été organisé en France pour savoir si la Roumanie devait entrer dans l'UE, le sujet principal aurait-il été "les petits Roumains qui dégradent nos horodateurs"? Est-ce bien là le type de débat démocratique que nous voulons montrer à nos amis Européens, à qui par ailleurs nous sommes si prompts à donner des conseils?
 
 Ce serait donc parfait que la révision de la Constitution fasse sauter cet article rédigé dans un seul but électoraliste, et que de nouveau la décision de l'organisation d'un référendum ou de la consultation du Parlement réuni en Congrès soit rendue à la discrétion du Président de la République.
 
 Pour cela, il faut réunir les trois cinquièmes des membres du Congrès. Quel dommage qu'on ne puisse pas voter les différents chapitres de révision de la Constitution séparément.
 
 Le plus drôle restant évidemment que ce sont, à peu de chose près, les mêmes députés qui ont voté l'article en 2005, qui voteront son abrogation en 2008. Encore une raison de les tenir en très haute estime...

11.04.2008

Le don de soi des lycéens

 En ce moment je trouve assez peu le temps d'écrire de longs billets. Ni de regarder la télé, ni de bien lire les news sur internet. Néanmoins, c'est frappant, toutes ces petites têtes blondes qui manifestent pour leurs profs et leurs successeurs futurs sur les bancs de l'école. J'aime surtout les entendre dire qu'ils font ça parce qu'ils s'intéressent et tout, pas du tout parce qu'ils sont influencés par leurs profs, non monsieur.

 De mon temps, on avait beaucoup moins d'abnégation. Il y avait une occasion de rater l'école, cool, on y allait. Le fond des sujets, je dois bien dire qu'on s'en fichait un peu. Et de toutes façons, comme on faisait pas d'économie et qu'on ne savait pas trop comment marchaient les administration et tout, on tâchait de ne pas trop s'engager comme ça.

 Les cours d'éducation civique ont fait des progrès extraordinaire depuis. Aujourd'hui, les lycéens manifestent parce qu'ils savent évidemment de quoi ils parlent. Pas parce que c'est une occasion de rater les cours.

 Ils font vraiment ça parce qu'ils croient que les effectifs vont grimper à 45 élèves par classe. Les pauvres. D'où sort ce chiffre?

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 Mais alors... POURQUOI LES MANIFESTATIONS SONT-ELLES ORGANISEES LE MARDI ET LE JEUDI, ET JAMAIS LE MERCREDI?!

07.04.2008

Olympisme, Tibet, Luther King

 Les militants démocrates à Londres ont réussi leur coup. Quelle image retiendra-t-on du passage de la flamme Olympique en Grande-Bretagne? Celle-ci:

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Tout autour de cette charmante relayeuse qui devait imaginer autrement sa parade dans la capitale des Jeux Olympiques de 2012, une vingtaine de policiers. A l'image du régime de Pékin et de ces Jeux?

 

 Demain, la flamme Olympique Pékinoise s'échoue à Paris. 28km de relais vont donc permettre à tous ceux qui veulent autre chose qu'un petit macaron tout pourri pour exprimer leur désaprobation seront donc ravis. En cours une bonne partie de la journée, je me contenterais d'un beau dessin, et d'un discours qui semble au premier abord n'avoir rien à voir. Il est de Martin Luther King. Prononcé en 1966,"We Shall Overcome" parle des souffrances par lesquelles passer avant d'accéder à une démocratie de pleins droits...

 

 

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Oh, before the victory is won, some of us will lose jobs, but we shall overcome. Before the victory is won, some will have to get thrown in jail but we shall overcome. Before the victory is won, even some of us will have to face physical death. But if physical death is the price that some must pay to free our children from a permanent psychological death, then nothing shall be more redemptive. Before the victory is won, some would be misunderstood and called bad names and dismissed as rabble rousers and agitators, but we shall overcome.

 And I tell you why: We shall overcome because the arc of the moral universe is long but it bends towards justice. We shall overcome because Carlisle is right, “No lie can live forever.” We shall overcome because William Cullen Bryant is right: “Truth crushed to earth will rise again.” We shall overcome because the bible is right: “You shall reap what you sow.”

 

06.04.2008

Imaginaire Commun

 Charlton Heston est mort.

Chacun rappelle Ben-Hur, Moïse. Et puis la NRA: National Rifle Association.

Cela fait partie des raisons pour lesquelles je crois que je n'aime pas trop Michael Moore. Un beau jour qu'il réalisait un (par ailleurs) bon documentaire sur les armes à feu aux Etats-Unis et la violence dans ce pays, Michael Moore s'est mis dans l'idée d'utiliser Charlton Heston comme étendard et symbole de la violence de l'Amérique du Mid-west, bouseuse d'Alabama ou du Colorado, conservatrice et dangereuse. Il s'est mis donc à harceler Charlton Heston et à aller chez lui pour rapprocher dans une manipulation écoeurante la mort d'une petite fille et l'activisme de Charlton Heston à la NRA. Le lien de cause à effet n'est pas évident, mais il existe peut-être. Là n'est pas la question.

 Toujours est-il qu'aujourd'hui, alors pourtant que nous avions fêté cette semaine les 40 ans de la mort de Martin Luther King, personne n'a rappelé l'engagement de Charlton Heston pour les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis. Ici, avec Sidney Poitier et Harry Belafonte.

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Préférences nationales

 Oxfam en a fait l'amer constat: les aides au développement des pays riches s'est amenuisée en 2007. Notre bon président n'en saurait être complètement tenu pour responsable (le budget 2007 n'a pas été voté sous sa présidence). Néanmoins, il serait de bon ton que celui de 2008 épouse mieux les propos tenus par lui sur le co-développement.

 Les pays de l'OCDE ont baissé leur aide au développement de 8,4%, à 103,7 milliards de dollars. Tandis que cette aide n'aurait en toute logique du que s'accroître, du fait des engagements pris par les pays de l'UE lors des Accords de Cotonou. Pour mémoire, l'UE demande a ses Etats-membres d'augmenter leur aide jusqu'à 0,7% du PIB pour 2015. (voir l'article plus complet sur l'aide au développement que j'avais écrit l'année dernière).

 Dans ce paysage assez triste, la France ne fait pas office de très bon élève, passant de 0,47% à 0,39% de son PIB (objectif 2010 pour la Commission: 0,56% du PIB). La Grande-Bretagne heureusement nous permet d'avoir moins honte, en passant de 0,51% à 0,39% en 2007. Quelques pays semblent en revanche respecter leurs engagements, autant que faire se peut. Les pays scandinaves atteignent ou dépassent 1% de leur PIB à l'aide aux pays pauvres. Tandis que la France diminue de 16% son aide, l'Espagne augmente la sienne de 34%.

 On saluera notre ancien Président Chirac qui disait vouloir atteindre 0,7% du PIB pour le développement d'ici 2012 et qui en a baissé le taux dans le budget 2007. Et on souhaitera que Nicolas Sarkozy ne se dise pas que tout est flexible et qu'on peut toujours revenir sur sa parole, en remettant à plus loin le respect des engagements (gradués) de la France pour 2010 puis 2015.

 Pour rappel, le PIB de la France en 2004 était de 1744352 millions de dollars.

   
La Commission Européenne a rappelé les Etats-membres à leurs engagements cette semaine...