03.07.2007

3% du PIB à la recherche

 Quelle bonne idée d'avoir pour objectif 3% du PIB à la recherche, comme l'a proclamé Fillon cet après-midi! Comme c'est novateur! Il faut dire que les budgets Jospiniens puis Raffariens de la recherche avaient été diminués comme peau de chagrin entre 2001 et 2004, passant de 2,20% du PIB à 2,16%.

 Mais heureusement, le couple exécutif est volontariste. Mais n'allez pas penser que sur ce sujet précisément (je n'ai encore fait que lire le très très synthétique résumé du monde.fr sur le discours de politique générale), Sarkozy et Fillon sont des novateurs. Le Conseil Européen de Lisbonne listait déjà en 2000 parmi les objectifs énoncés le principe des 3% du PIB pour la recherche.

 Ce sujet précisément me fait penser que si le président Français, quel qu'il soit, se bornait (ou s'était borné) à suivre les recommandations de l'UE, notre pays irait bien mieux aujourd'hui.

 

 Sur le sujet d'une réforme en profondeur des institutions, avec un pouvoir législatif plus fort (notamment dans la nomination de hauts postes de la fonction publique), Fillon précise que la majorité pensera tout ça en total accord avec l'opposition... En même temps, quand on ne peut pas rassembler plus des deux tiers du Parlement sur des réformes constitutionnelles, on a intérêt à avoir l'esprit d'ouverture. Je pense notamment à l'idée de faire s'exprimer le Président de la République devant la représentation nationale, idée qui me répugne assez car elle signifierait vraiment l'entrée dans un régime présidentiel.

07.02.2007

L'état de la recherche en Europe

 Il y a un bon bout de temps que je n'ai pas parlé d'Europe sur mon blog. Je dois dire que ces deux dernières semaines ont été un peu désertes d'actualité Européenne, même si Dominique Bussereau a cru bon de traiter le Commissaire au Commerce Peter Mandelson d'agité parce que celui-ci a exercé strictement le mandat qui lui était confié.

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Non, autant parler de complètement autre chose; de l'état de la recherche en Europe. Il faut savoir que seuls 1,84% du PIB de l'ensemble des pays Européens est dédié à la recherche. Certains pays comme la Suède ou bien la Finlande sont (comme toujours) de bons élèves, avec plus de 5% de leur PIB dévoué à la recherche, d'autres sont encore très en retard, comme l'Espagne, qui peine à dépasser le simple pourcent. La France se situe dans la moyenne, à 2,2% de son PIB pour la recherche. Pour comparer, le Japon, la Chine et la Corée du Sud investissent à plus de 3% de leur PIB pour la recherche, tandis que les USA sont déjà à 2,70% de leur PIB.

 C'est parfaitement insuffisant pour les Européens, au vu des objectifs lancés par la stratégie de Lisbonne qui devait (tenez vous bien les côtes) faire de l'Europe la Première économie de la connaissance en 2010! L'une des conditions de cet ambitieux projet était de réussir à donnr à la recherche 3% du PIB des pays Européens: on en est loin.

 Pour exemple, entre 2001 et 2005, le Japon a augmenté de 3% son budget pour la recherche,tandis que les pays de l'UE n'ont augmenté leurs budgets que de 1,3% en moyenne.medium_busquin.jpg

 La prise de conscience de l'importance de l'augmentation du budget de la recherche a été faite par l'ancien commissaire à la recherche de Romano Prodi, Philippe Busquin, qui constatait que nous avions en Europe un deficit de 700000 chercheurs dans tous les domaines de compétence, et qu'il fallait 3% du PIB européen pour créer ces 700000 emplois. Je vous laisse calculer le manque, en emplois, en création et en compétitivité, avec seulement une moyenne du PIB consacré à la recherche de 1,84%...

 

 Pour finir, sachons que les Français payent les chercheus trois à quatre fois moins bien que les Américains, qui on créé un secteur de recherche actif et concurrentiel, donc foyer d'émulation entre chercheurs. Il y a en Europe cinq chercheurs pour mille personnes, tandis qu'il y en a 8 pour 1000 aux USA et 9 pour 1000 au Japon.

 Par ailleurs, sur le budget 2006 prévu par la Commission et soutenu par le Parlement, 70 milliards d'euros étaient dédiés à la recherche. Le Conseil des ministres a raboté environ 10 milliards de ces 70 de façon totalement arbitraire et anarchique, ce qui nous fera perdre beaucoup de temps alors que personne dans le monde ne nous attendra.

 Aucun programme électoral ne parle de ces 3% du PIB pour respecter la stratégie de Lisbonne. Ce serait bien de s'y mettre.

 

11.11.2006

Colloque du CERI

medium_logoceri.gif Le Centre d'Etudes et de Recherches Internationales (CERI) organise un colloque lundi 20 novembre de 9h30 à 16h30 sur le thème de la consommation dans les pays communistes dans les années 70-80. Entre autres intervenants deux de mes anciens professeurs, François Bafoil et Antonella Capelle.

 Rendez-vous 56, rue Jacob dans le 6eme arrondissement. Le programme est disponible ici.