30.03.2008
"Le Conseil Municipal, c'est l'armée Mexicaine!"
Réflexion entendue au sortir du Conseil Municipal de Boulogne, 2eme de la période Baguet, qui s'est tenu vendredi soir. Ce Conseil municipal fut l'occasion d'assister à quelques échanges plutôt drôles, à la stratégie de M. Baguet dont les ficelles sont si grosses qu'on se demande si c'est du à sa vanité ou à de la bêtise.
La nommination des maires-adjoints fut une joie sans partage. "J'ai créé 21 postes d'adjoint, dont 2 ne sont pas encore attribués". 21 postes d'adjoint... et 20 conseillers municipaux délégués. Un Conseiller Municipal délégué est mieux payé qu'un conseiller municipal "lambda" parce que sa charge de travail est alourdie par des Commissions plus lourdes. Pendant la mandature de Jean-Pierre Fourcade, il y a eu jusqu'à 7 conseillers municipaux délégués. On se demande comment justifier cette hausse des salaires du Conseil Municipal... Comptez: 19 salaires d'adjoints à 2700€ par mois, plus 20 salaires de conseillers municipaux délégués (plus de 600€ par mois), plus celui du maire (à peu près 5000€ me dit Wikipedia)... et les 15 conseillers municipaux d'opposition, qui touchent 260€ par mois. Nous ne connaissons pas encore le traitement des futurs très importantes personnes qui siègeront au "Conseil Economique et Social Boulonnais".
J'affinerai les chiffres quand j'aurai les montants exacts, mais j'ai plutôt donné dans la fourchette basse. Faites le calcul.
Parce que s'il avait été utile de nommer 20 conseillers municipaux délégués, je ne doute pas que cela aurait été fait auparavant. Non, tout cela a une drôle d'allure. C'est un peu comme si il ne fallait que personne ne se sente trop rabaissé par rapport aux autres. Tous généraux, pas un seul homme de troupe: l'armée Mexicaine!
Restent ces 2 maires-adjoints fantômes. A pêcher parmi les 15 conseillers municipaux d'opposition, sans doute... il n'y a pas de date pour l'ouverture de la chasse au conseil municipal. Le drôle, c'est que la loi ne permet pas de nommer des conseillers municipaux délégués si tous les postes de maires-adjoints ne sont pas pourvus. Sans doute la préfecture va t-elle taper sur les doigts de M. Baguet.
Et puis il y a la façade donc. Ces 2 fauteuils de maires adjoints apparemment destinés à d'autres élus que ceux de la majorité. Et il y a l'envers. L'envers, c'est qu'il n'y a pas de place, aucune, pour les conseillers municipaux d'opposition, au sein de la Société d'Aménagement et d'Economie Mixte (SAEM) des terrains Renault.
Goûtez le beau déni de démocratie: il existe 8 places pour les conseil municipal dans la SAEM, et les conseillers généraux des cantons de Boulogne y siègent aussi. Les trois conseillers généraux de Boulogne-Billancourt siègent aussi au Conseil Municipal, dans la majorité de M. Baguet. Cela fait donc 11 élus municipaux prêts à siéger à la SAEM. Et bien: pas un siège pour l'opposition!
Alors que sous la mandature de M. Fourcade, le chef de l'opposition Pierre Gaborit, était administrateur de la SAEM. Alors que dans les divers voyages, à New-York pour discuter avec la New-York University par exemple, le chef de l'opposition était du voyage.
L'opposition (PS et Unis pour Boulogne-Billancourt) a rassemblé 56% des voix aux municipales, les terrains Renault ont été le sujet majeur de la campagne, mais pas un seul élu d'opposition ne siègera à la Société d'Aménagement et d'Economie Mixte des terrains Renault.
C'est beau la démocratie sauce Baguet.
Sa justification?
M. Baguet: "J'aurai besoin de 8 élus de ma majorité pour siéger à la SAEM"
M-H Vouette (PS): "Est-ce à dire que vous ne faîtes pas confiance aux élus d'opposition pour siéger dans l'intérêt des Boulonnais?"
M. Fourcade: "Mais, Monsieur Baguet, les conseillers généraux y siègent aussi, cela vous fait plus que 8 sièges..."
M. Baguet: "Le Conseil Général n'a rien à voir avec la ville, c'est une administration indépendante!"
Et vous, comment goûtez-vous d'être pris pour des imbéciles de façon aussi grossière?
L'armée Mexicaine, mais avec des bras cassés quand même...
21:18 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : baguet, fourcade, boulogne, billancourt, boulogne-billancourt, élections, municipales
14.03.2008
Clientélisme
La grande dernière de M. Baguet? Faire payer par la mairie (donc rendre fonctionnaire) les personnes qui rendent des prestations de service aux personnes âgées à mobilité réduite qui souhaitent cependant rester chez eux (ménage, livraison de plateaux-repas, etc). Allez hop, on rajoute encore des frais supplémentaires au budget de fonctionnement de la ville. Les impôts locaux vont souffrir si M. Baguet est élu.
Compte-tenu de tout ce que j'ai dit dans la précédente note, on conclura donc que si jamais Pierre-Christophe Baguet, surnommé "casse-toi ou tu prends un coup de boule" pour les intimes qui ont eu la chance de vouloir poser une question qui dérange lors d'une de ses réunions publiques, était élu maire de la ville, le mieux qui puisse encore arriver aux Boulonnais, serait qu'il n'essaie même pas d'appliquer ses promesses, et se contente de rester banal et médiocre, surtout sans folie des grandeurs.
Vous avez pu lire et entendre nombre de désinformation, au sujet d'une "muraille entourant l'Île Seguin", vous avez pu admirer les changements de discours sur ce fâmeux "tunnel urbain à péage", au fur et à mesure que nous démontions point par point ce mensonge, vous avez pu rire, comme moi, des jeux de légo de l'équipe Baguet sur l'Île Seguin et ce "projet alternatif" ridicule et préparé sans aucun urbaniste.
Aujourd'hui, il ne reste à M. Baguet dans ses tracts (allez voir son site c'est grand-guignolesque) que le jeu de la victimisation, et l'argument d'une (relative) jeunesse. Je dis relative parce qu'à mon sens, on peut très bien être déjà archaïque à 53 ans.
Dimanche, je voterai Dorothée Pineau au Canton Nord-est, Fourcade aux municipales, et comme depuis 4 semaines, je ferai voter Pierre Gaborit pour le canton sud.
... Et s'il restait un argument? La peur extrême de voir Boulogne-Billancourt changer de Communauté d'Agglomération, et être gérée par André Santini (via la communauté d'agglomération "Arc de Seine"). André Santini, pour qui Baguet a "travaillé" plus de 10 ans, ce qui constitue d'ailleurs à peu près la totalité de son expérience professionnelle. André Santini, vous savez, ce type mis en examen pour prise illégale d'intérêts.
23:55 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fourcade, baguet, municipales, boulogne, élection, pineau, gaborit
07.03.2008
Pourfendons les grands points du programme de M. Baguet
Voilà, il reste un peu plus de 24h avant le vote du premier tour.
Pour le programme, les arguments, le projet de la liste conduite par Jean-Pierre Fourcade, c'est là. Cinq points: amélioration constante de la vie quotidienne, investissement dans le développement durable et les technologies permettant les économies d'énergie, solidarité interne (HLM, personnes handicapées, personnes seules, âgées, etc) et externe (inter-régionale, inter-communale), le développement de l'attractivité de la ville (grâce aux points précédents, mais aussi l'attractivité économique, par des projets budgétés sur le long terme ne pésant pas sur les finances de la ville, donc sur les impôts locaux), et enfin, l'article 72 de la Constitution, notre autonomie de décision par rapport à d'autres structures (département, Etat).
En ce qui concerne monsieur Baguet, il y a ce qu'il y a d'écrit, et ce qu'il y a de dit. Il y a ce qui est promis, et ce qui est insinué. Et il y a la différence, frappante, entre les mots et les actes. Les mensonges. Quelques exemples:
Sur l'aménagement de l'île Seguin, comme le souligne Libération, monsieur Baguet est incapable de citer un seul urbaniste ou architecte qui aurait pensé son projet alternatif (sorti de nulle part un beau jour de février). Seul Raphaël Labrunye, 27 ans, diplômé d'architecture depuis 2004, semble avoir "travaillé" à ce "projet". Beau gage de sérieux, de réflexion, et de cohésion des projets...
Sur l'Hôtel 4 étoiles prévu sur l'Île Seguin (cohérence du projet Fourcade avec l'attractivité scientifique et culturelle), qui a d'ailleurs subi un recours du même Raphaël Labrunye, monsieur Baguet dit: "depuis que Pinault a retiré sa Fondation, ils n'ont qu'une envie, c'est de partir!". Le hic, c'est que Cogedim est venu proposer son hôtel 6 mois après le départ de Pinault. Et on ne signe pas un permis de construire si on a envie de retirer ses billes.
Sur l'Inca, monsieur Baguet s'insurge contre ces "administrations qui n'apportent ni vie, ni taxe professionnelle". Passons sur l'argument populiste "administration = pas bien". Parlons plutôt de l'incompétence économique crasse qui ne lui permet pas de comprendre que le rayonnement de l'INCA pour Boulogne-Billancourt est synonyme d'arrivée d'entreprises. Un exemple: le siège mondial des laboratoires IPSEN (spécialisés dans l'oncologie, la vie est bien faite) s'installe face à l'île Seguin... parce que ce sera face à l'INCA, dont les fonctionnaires dirigeront l'ensemble de la recherche en France, et ses rapports avec les pôles de recherche européens. Surprise: Ipsen paye la taxe professionnelle.
Sur le tunnel urbain à péage, j'en ai déjà parlé. On pourra rajouter que la rampe de descente et le péage prendront un espace de 300m de longueur, et des nuisances, et un coût, hors normes. Qu'aucun concessionnaire ne paiera, à moins d'être sûr de pouvoir le rentabiliser... avec l'argent de qui?
Sur le Château de Rotschild, monsieur Baguet promet son rachat et sa rénovation entièrement aux frais du Conseil Général: "Devedjian a promis d'en faire le cadeau de Noël des Boulonnais!". Le rachat et la rénovation sont chiffrés à 40 millions d'euros. Le budget d'investissement du Conseil Général pour la culture, dans tout le département, est de 30 millions d'euros par an. Faites vos comptes.
De manière générale, monsieur Baguet promet que le Conseil Général et l'Etat paieront tout. En ce qui concerne l'Etat, les caisses vides comme on le sait, on imagine mal comment le gouvernement accepterait de mettre un sou dans des fantaisies alors qu'il existe déjà des projets financés et des investissements inscrits dans un budget à long terme établi par Fourcade. En ce qui concerne le Conseil Général, il participe en général pour 14% des investissements demandés. Les 86% restants étant à la charge, au choix, de la Communauté d'Agglomération (les contribuables), de la ville (les contribuables), ou de partenaires privés.
Monsieur Baguet dit que nous sommes très en retard sur les logements sociaux, dit que nous payons l'amende de la loi SRU, écrit qu'il fera un effort immédiat pour les logements sociaux, grâce au département. Nous ne payons pas la loi SRU en raison de nos efforts (nous sommes passés de 9% à 12,5% sur la ville en 10 ans, et 30% de logements sociaux sont imposés dans le Plan Local d'Urbanisme des terrains Renault). Ensuite, étonnemment, c'est le même Conseiller Général qui bloque au niveau du département les dossiers de réhabilitation des immeubles de l'avenue De Lattre de Tassigny (HLM), et du Forum et de la Place Haute, qui promet que le département aidera, et que lui-même ira chercher les HLM avec les dents. On se marre.
Et oui, parce que le gros avantage du Conseiller Général, c'est que les citoyens se fichent un peu de ce qu'il fait. Mais il a un énorme pouvoir de nuisance. Sur un chantier de 120 millions d'euros, comme celui de la réhabilitation du Pont de Sèvres (Forum et Place Haute, isolation thermique, ouverture de la dalle sur la ville et le nouveau quartier Billancourt), le conseil général ne participe qu'à hauteur de 9 millions. Mais ces 9 "petits" millions retardés par intérêt politique empêchent la municipalité de mener à bien ses projets.
Et ensuite le Conseiller Général candidat aux municipales a beau jeu de dénoncer la lenteur de l'équipe municipale sortante. Minable, non?
La liste serait encore ma foi fort longue. On pourrait reparler de cette boucle de métro exclusivement à usage des Boulonnais que la RATP et la région Île de France devraient financer sous prétexte que monsieur Baguet fait des réunions de pseudo travail avec Dominique Bussereau, ministre des transports, dont ce n'est même pas la prérogative (si, si, regardez bien la photo, vous vous apercevrez qu'une réunion sur le métro se prépare bien avec une carte de l'Office du Tourisme Boulonnais!!!!). Si ce n'était pas si sérieux, on serait hilare.
Qui ose encore prétendre que ce type n'est pas un guignol? Mon candidat est sans doute âgé, à 78 ans. Mais il sait gérer une ville, il ne présente pas tous les stigmates de la duplicité et du mensonge, et toutes les promesses de la faillite financière. Je vote Jean-Pierre Fourcade.
Monsieur Baguet a beau jeu de nous présenter pour des calomnieurs. Quand on est si pauvre d'idées et de compétences, on n'a peu d'autres choses à dire que de se faire passer pour une pauvre victime.
23:51 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : baguet, fourcade, boulogne, billancourt, boulogne-billancourt, élections, municipales
13.02.2008
Manuel de démagogie Boulonnaise
La campagne à Boulogne devient amusante. Il est probable qu'après Neuilly, ce soit ma ville qui défraie la chronique des Hauts de Seine et de l'UMP. Pauvre Patrick Devedjian, il va avoir du travail pour ramasser les pièces d'un puzzle monté par son présidentiel prédécesseur au Conseil Général.
A Boulogne, il y a deux principaux candidats. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est "Mon Boulogne-Billancourt" (dont la lecture est un plaisir), qui parle même de "vote utile". Il y a l'ancien maire, qui se représente à la demande du Conseil Municipal, suite à la défection du maire sortant, et il y a l'ami du Président, l'homme qui quitta Bayrou un beau dimanche de campagne présidentielle, pour se réfugier dans le creux de l'épaule Sarkozienne qui, président ou pas, est toute-puissante dans les Hauts de Seine.
Quand le compétiteur de Jean-Pierre Fourcade fait campagne, il faut se pincer. D'abord, avecsa lettre de candidature. Il y écrit des choses habituelles, qui feront sans doute aussi partie du programme des autres candidats: propreté, voirie, tournant du développement durable. Non, ce sont sur les autres points, et sur les explications et changements de discours qu'il en donne en réunion publique, que nous allons pouvoir aborder un court manuel de démagogie électorale.
Il écrit tout d'abord noir sur blanc qu'il souhaite voir sur l'Île Seguin un grand jardin avec plein de statues. Honnête, il rend même à Sarkozy ce qui lui appartient en disant vouloir "relancer l'idée du Président de la République". C'était sans doute qu'au moment de la rédaction de cette lettre (début Janvier), le nom de Nicolas Sarkozy n'était pas autant un fardeau qu'aujourd'hui. Hier en réunion publique, figurez-vous que le jardin avec plein de statues n'est plus "l'idée du président de la République" pour le candidat UMP. Ce n'est plus qu'une idée saugrenue d'un conseiller du président gonflée par les journaux. Un peu gros, mais si ça passe...
Il écrit ensuite qu'il souhaite l'enfouissement de l'intégralité de la colonne vertébrale de la ville, la nationale qui joint le Pont de Sèvres à la Porte de Saint-Cloud (plusieurs kilomètres). Les avenues Leclerc et Vaillant. Idée charmante!! En réunion publique, hier, le candidat de l'UMP a même déclaré que les Boulonnais ne paieraient rien à enfouir ces kilomètres de routes! "Un concessionnaire qui le construira et le financera". Pas un centime de notre poche. C'est pas beau ça? Le problème, c'est quand on sait que pour 500m d'Avenue Charles de Gaulle à Neuilly on prévoit un coût de près d'un milliard d'euros, et quand on se rend compte que pile sous cette nationale... il y a le métro. La ligne 9, qui joint aussi la Porte de Saint-Cloud au Pont de Sèvres. Irréaliste. Mais si ça passe...
Enfin, il ne faut pas rêver. Quand on n'est pas un type bien emballant, qu'on est sympathique mais pas particulièrement connu pour ses capacités en matière de finances, il faut essayer de se donner une contenance. Ainsi, être "président de la Commission des finances" du Conseil Général serait un blanc-seing confirmant l'extrême qualité de gestionnaire du candidat UMP. Ahah. Jusqu'à preuve du contraire, il n'est pas vice-président du Conseil Général chargé des finances (il est chargé de la sécurité, ce qui est un sujet intéressant pour le Parc des Princes, en revanche). Et la commission des finances est composée (surprise) de plusieurs membres. Pourtant, le candidat UMP se targue d'être responsable du bas taux d'impôts locaux du département. Exagéré. Mais si ça passe...
Beaucoup de gens, enfin, ont cru comprendre qu'ils seraient remerciés par le candidat de l'UMP. Son colistier, chef de l'UMP local, a lui-même pas mal de grognards à récompenser. Mais las! la liste ne peut contenir que 55 membres. Et puis il ne faut pas donner l'impression d'un "clan". Il va falloir faire des déçus, inévitablement. Comment faire pour qu'ils ne trahissent pas? Vite, une idée...
... Mais c'est bien sûr! le "Conseil Economique et Social" de Boulogne! Un espace convivial pour futurs conseillers municipaux "Machin, cette fois-ci c'est trop juste, mais en 2014 c'est promis!", qui auront un rôle qui pèse sur la politique de la ville. Un titre! Une importance! Une administration!
Un salaire peut-être?
C'est ridicule. Mais si ça passe...
Allez M. Baguet. Dans quelques semaines, vous pourrez vous préparer aux élections de 2014. Retenter votre chance.
Si ça passe encore...
21:00 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : Boulogne, municipales, 2008, Fourcade, Baguet, Solère, démocratie
07.02.2008
Unis pour Boulogne-Billancourt
La liste Unis pour Boulogne-Billancourt menée par Jean-Pierre Fourcade a désormais un blog, ainsi qu'une permanence de campagne pour les élections municipales des 9 et 16 mars prochains à Boulogne (il faut caser des mots-clés, d'où les redites). Celle-ci est située au 122, rue de Paris, juste à côté du Marché Escudier.
Elle sera donc ouverte pour le marché de dimanche, et les jours suivants. Ne pas oublier les réunions publiques de lundi soir 11 février à 20h30 à l'école Pierre Grenier, et de mardi 12 même heure au Collège Bartholdi.
18:13 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fourcade, jean-pierre fourcade, boulogne, boulogne-billancourt, municipales, élections
03.02.2008
Photos de campagne
Vous pouvez trouver sur flickr les premières photos de campagne de la liste "Unis pour Boulogne-Billancourt", menée par Jean-Pierre Fourcade. Elles sont vraiment très soignées dans l'ensemble, et un grand bravo à Pierre-Jean Bonzom, qui alimente seul (pour l'instant!) cette petite galerie de campagne.
Je suis de mon côté à Moscou, jusqu'à demain matin. Après Pékin, je finis à Moscou une tournée des grandes démocraties orientales, assez soulagé. J'avais déjà compris lors de la difficile obtention du visa pour la Russie que Moscou se fiche pas mal des touristes, mais sur place, c'est pire: les gens sont désagréables, volontiers violents, et surtout racistes. C'est le genre de choses que l'on sent lorsque l'on est "caucasien" (comprendre: brun de peau et de poil) et que quelqu'un vous refoule du métro en vous hurlant une insulte sans doute fort désagréable à la tronche. Que dire pour les Asiatiques et les Africains...
12:25 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : fourcade, jean-pierre fourcade, boulogne, boulogne-billancourt, municipales, élections
24.01.2008
"Un grand jardin avec plein d'statues!"
"Et là, on fera une grande allée avec plein d'statues, et on l'appellera La Grande Allée Avec Plein d'Statues!". C'est dans Astérix et Obélix Mission Cléopâtre.
On ne sait pas trop ce qu'a fumé Georges-Marc Bénamou (sans vouloir porter atteinte à son honneur; c'est une façon de parler), mais voilà qu'un projet est sorti de la tête du "wanna be" Bénamou, l'homme qui s'imaginait être le Bernin des temps modernes. Le Bernin, c'est l'homme qui a fait de Versailles ce qu'il est, avec ce magnifique trident berninien à l'entrée, et ces statues sur le haut des façade, sur le toit, qui donnent au château un relief si particulier. Le Bernin, architecte du Baroque, a considérablement influencé le classicisme du Roi Soleil.
Bon, ben Bénamou c'est un type qui aimerait être un mélange de Bernin à la cour du Roi Soleil, et de Voltaire à celle de Frédéric II. Aimerait. Entre Guaino qui s'imagine bien en Richelieu et Bénamou, la présidence qui a déjà la tête grosse comme ça, est tout de même entourée d'un paquet de mégalomanes.
Bénamou veut donc marquer son époque, et il a choisi ma ville pour ça. Il aurait choisi le Creusot, ou une forêt du Doubs, je ne lui en aurais pas voulu. Mais Bénamou veut fiche en l'air onze hectares d'un terrain magnifique sur la Seine, à 30 minutes de Paris, pour en faire "un grand jardin avec plein de statues".
Il a trouvé pour cela le soutien de Sarkozy, qui imagine déjà son grand jardin avec plein de statues comme son Orsay (VGE), sa Pyramide du Louvres (Mitterrand), ou son Musée du Quai Branly (Chirac). Il a des ambitions proportionnelles à sa culture.
Ils ont tout prévu d'ailleurs: un type servile et incapable de s'opposer à la présidence, qu'ils ont à récompenser de son retournement de veste opportun en octobre 2006 et qu'ils présentent donc à la mairie de Boulogne (Pierre-Christophe Baguet soutenait Bayrou avant de changer d'avis et se ranger aux côtés de Sarkozy).
Mais voilà, Jean-Pierre Fourcade avait prévu l'arrivée de l'Institut National du Cancer, de l'Université Américaine à Paris, de l'Université de New-York, de l'Inserm, du CNRS, d'un centre de musiques actuelles. Autant de choses qui, me direz-vous, pourraient aller peupler le quartier de Tolbiac. Mais voilà, c'est sur l'Île Seguin qu'ils veulent être, et c'est pour Boulogne une chance considérable d'investir dans l'intelligence, dans la recherche, dans l'art de demain.
Au lieu de ça, on aurait un grand jardin avec plein de statues. Imaginé par deux mégalomanes et mis en oeuvre par un homme de paille. Je ne prendrai même pas le temps de souligner combien il est démagogique de briser tout un projet d'intelligence en avançant qu'un grand jardin avec plein de statues c'est de l'art, et c'est "rendre l'île Seguin aux Boulonnais".
L'obscurantisme sous prétexte de la culture. Une culture bien pauvre en vérité. Une culture figée comme les statues de ce parc qui, j'espère, ne verra jamais le jour. Au lieu de faire de l'île Seguin un bouillonnement d'intelligence et d'art, on veut figer ces onze hectares avec des statues. Un projet conservateur et au final bien pauvre pour qui s'intéresse vraiment à la culture dans toute la signification du mot.
Pour en savoir plus, lisez l'article de Libération: l'Île Seguin tourne chèvre.
En mars, je voterai pour une liste avec du caractère. Pas pour des pantins au service de la volonté seule et unique de Sarkozy.
01:40 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, Baguet, Fourcade, Bénamou, municipales, municipales 2008, municipales boulogne
16.01.2008
Feuilleton politique Boulonnais - une partie de campagne, 1997
Les élections municipales avaient eu lieu juste après les présidentielles, en 1995. Jean-Pierre Fourcade avait réussi en quelques mois à redresser le gros de finances et de contentieux financiers de la ville, laissés par Paul Graziani, et son équipe s'était attelée au chantier du centre-ville (les maires-adjoints à l'urbanisme, au commerce et à l'artisanat, et aux finances en tête).
Vint l'idée funeste de la dissolution. Le député de Boulogne-Billancourt était encore l'ancien maire, Georges Gorse, qui avoisinait les 80 ans. Il était évident qu'il aurait du mal à prétendre une nouvelle fois à son poste, mais Georges Gorse jouissait d'une certaine popularité, plus grande et plus respectée que celle du premier adjoint Pierre-Christophe Baguet.
Si l'on parle des législatives de 1997, on peut les décrire comme l'apparition du véritable visage de Pierre-Christophe Baguet. Jusqu'alors, Pierre-Christophe Baguet était à mes yeux d'enfants un type sympathique. Il avait globalement tout pour gagner cette élection, qui était la première dans laquelle il s'engageait en son nom propre et sur sa seule figure. Il avait jusqu'alors gagné sa place au sein de l'équipe municipale par des scrutins de listes, et en renversant en court de mandat le maire Georges Gorse, en 1991, avec la complicité du désastreux Paul Graziani.
Baguet, 42 ans, qui a cessé depuis deux ans toute activité professionnelle pour ne vivre que de ses mandats d'élu (travailler moins pour gagner plus), un jeune homme très bien mis avec un belle raie sur le côté, contre Georges Gorse, 80 ans, qui mettait encore en avant sur son affiche sa qualité de Compagnon de la Libération. Georges Gorse ne voulait à vrai dire pas vraiment se représenter, mais la désignation de Pierre Christophe Baguet comme "candidat UDF-RPR-DL-RPF-DVD" (des mauvaises langues ajoutaient "et abonnés au gaz") l'avait mis hors de lui: il était clair pour Gorse que le mandat de député n'était pour PC Baguet qu'un levier pour accéder à la mairie rapidement par un autre putsch, et il ne pouvait pas le tolérer.
En effet, trois ans plus tard, Pierre-Christophe Baguet a tenté un puputsch contre J-P Fourcade.
Lequel Jean-Pierre Fourcade s'est bien gardé de prendre position contre l'ancien maire qui l'avait soutenu, et le nouveau démagogue aux dents longues. Tout juste avait-il envoyé une lettre aux Boulonnais pour souligner le passé glorieux de l'un, et l'avenir de la jeunesse de l'autre.
Quand je dis que cette campagne a dévoilé le vrai monsieur Baguet, je veux parler de ce niveau de caniveau. Les blagues des affidés de Baguet, qui faisaient courir des bruits sur l'âge de Gorse, ses "incontinences", sa "sénilité", et bien entendu, surfaient (déjà!) sur l'impopularité d'Alain Juppé pour dénoncer la proximité entre le suppléant de Georges Gorse, Guy Sorman, et le premier ministre. Il y avait déjà là une espèce de haine invraisemblable envers l'énarque Sorman. Haine dont personnellement je ne peux trouver les origines que dans l'absence total de réussite académique de M. Baguet.
Face à ces insultes, l'équipe de Gorse a voulu réagir avec humour, et a créé alors une petite bande dessinée: "Les avantures de Baguiznogood", qui voulait être Calife à la place du Fourclife (avec l'aide de Sultan voisin d'Issy les Moulineaux, Santini). Cette bande dessinée était vraiment délicieuse, et je ne désespère pas de la retrouver et le scanner pour vous le faire partager. Mais un épluchage en règle des archives de l'Express pourrait permettre de la retrouver. Un numéro de l'Express qui n'a d'ailleurs, étonnamment, pas été distribué à Boulogne-Billancourt cette semaine-là.
La campagne faisait rage, mais l'issue faisait peu de doute. C'est d'ailleurs pourquoi encore aujourd'hui je m'interroge sur la méchanceté de la campagne de PC Baguet. Cela doit être sa vraie nature, après tout. Un tracteur de la petite bande dessinée est plaqué au sol et menotté par la police au marché, mon frère, qui distribuait la même BD est molesté par les gouapes de Pierre-Christophe Baguet...: la démocratie fait rage.
Le soir du premier tour, Georges Gorse est éliminé de la course. Il y aura second tour contre le candidat PS Pierre Gaborit. Lequel a en ce 1er juin 1997 (second tour) établi le record toutes élections confondues du score du Parti Socialiste dans l'histoire récente de Boulogne.
00:30 Publié dans 95-2007: feuilleton politique Boulonnais | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Boulogne, municipales, 2008, Fourcade, gens, démocratie, misère
15.12.2007
les Lip Dub, vous connaissez?
18:30 Publié dans zapping | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lip dub, entreprise, communication, politique, municipales
06.12.2007
Feuilleton politique Boulonnais - le tango des gens
Il est quelque chose de particulier en politique. Bien sûr, les gens n'y sont pas comme partout, ils sont souvent là parce qu'il y ont ou espèrent y trouver leur intérêt. Dans la vraie vie, dans les associations, dans les syndicats, bien souvent on rencontre des gens qui s'engagent parce qu'ils y trouvent une satisfaction personnelle, tirée de l'envie de servir. En politique le cliché veut que l'on trouve surtout des gens qui cherchent une gloire personnelle, et bien souvent suit la tentation de se servir.
Oh, loin de moi l'idée de vouloir parler d'abus matériels, de chauffeurs et de frais de bouche. Laissons tout ceci à un autre chapitre. Contentons-nous juste des comportements qui changent. Pendant la campagne tout le monde mouille le maillot. Il y a là deux types de personnes: les militants, ceux qui sont au parti parce qu'ils croient en quelque chose, et parce que bien souvent, ils s'y sont fait leurs amis, ils y ont trouvé beaucoup de bonheurs, de plaisirs simples, de sens. Ils s'intéressent chacun à des sujets différents: des férus de géographie, de politique internationale, des militants de causes diverses... Certains sont entrés dans le parti pour la castagne; dans les Hauts de Seine de Pasqua, on mélangeait la colle des affiches avec du verre pilé, on allait faire des expéditions saccage de matériel adverse avec une batte de baseball. On n'hésitait pas à dessiner des croix gammées sur l'affiche électorale du concurrent.
Attachants ou bêtes, démocrates ou violents, il y a toujours une activité débordante, et bien souvent peu gratifiante: les élus ou candidats sont sympas le temps de la campagne eux aussi. Ils sont de ce deuxième type de personnes. Bien souvent pendant la campagne, ils sont partout, évidemment. Pas seulement à serrer les pognes, mais aussi à tracter. Je me souviens de ce candidat, figurant à une difficile 44e (ou 46e?) place sur la liste Fourcade en 2001. Il s'est démené comme un beau diable tout le temps de la campagne pour que Fourcade passe au premier tour, quand bien même ce n'était pas son intérêt (on gagne statistiquement plus de sièges municipaux en gagnant au second tour qu'en gagnant au premier). Peu gratifiante pour les premiers, donc. En effet, ceux-ci se rappelleront longtemps de leurs "compagnons d'arme" de telle ou telle campagne. Ils se tutoieront, c'est la moindre des chose. Mais voilà, il y a ce petit truc qui change tellement par rapport à la vie normale...
... Trop souvent, l'élu change. Une fois pourvu de son mandat, bien souvent, il est important. Enfin plutôt, à la façon de la chanson de Jacques Brel, il se donne l'air, mais il n'a pas l'air du tout. Ses regards passent au-dessus des yeux des autres, et bien rares sont ceux qui une fois engagés en politique et élus quelque part restent sincères, probes et loyaux.
Il faut dire que les citoyens, les administrés, n'aident pas. Il y a tout d'abord cette bizarrerie, cet instinct étrange qui pousse souvent même les gens qui n'en ont absolument pas besoin, à chercher l'amitié de l'animal qui s'est distingué. Les gens deviennent gentil envers l'élu. Difficile de faire son marché sans être arrêté tous les 10 mètres. Difficile de leur faire de la peine en refusant l'apéro offert au resto. Puis peut à peu le déjeuner complet, voire les cadeaux de Noël. Il y a les bons côtés: il y a sincèrement des gens qui sont juste absolument gentils. Marcelle, pendant la campagne de Dorothée aux législatives, qui nous apportait des gâteaux dès qu'elle pouvait, pour le plaisir, pour parler. Il y a les mauvais côtés, ces louanges permanentes teintées d'arrières-pensées, ces petits toats offerts au restaurant, alors que l'on voit bien que les autres tables en ont moins.
Il y a ces gens qui, allez savoir comment, ont retenu que vous êtes "le fils de". Vous avez droits à moult sourires. Des vieilles dames sont amoureuses de vous, d'autres sont tellement gentils. Et puis un jour, allez savoir pourquoi, une grosse proportion de ces gens gentils ne le sont plus du tout. Au contraire, ils deviennent méchants: un autre animal politique est en train de se distinguer mieux, c'est tout. Heureusement, il en reste, des gens juste gentil.
Mes parents avaient des copains de Boulogne avant 1995. Des parents d'élèves, quelques relations de travail, et puis c'est tout. La première campagne de Fourcade a été un brassage formidable: on retrouvait sur une même liste des gens totalement différents issus de milieux qui ne se connaissaient pas du tout. Il y avait des gens qui se donnaient à fond pour gagner (pas pour conserver) la mairie. C'était une ouverture assez formidable. Et quand ces élus s'occupent de leur mandat avec sincérité et souci de politique, cela représente un travail moral, et matériel vraiment très important, qu'on imagine mal. Il y a les réunions, les chantiers, les doléances...
Puis il y a les gens dont ma mère parle le soir, la mine un peu défaite: ce type paumé, mi-clochard mi-voyou, un peu fou peut-être, qui terrorise son quartier et qui s'est fait embrigader quelques semaines au service d'ordre de Le Pen avant de se rendre compte que le FN était pourri de racistes. Il y avait cette graphiste ruinée parce que son métier n'existe plus, et que rien ni personne n'arrive à empêcher la dégringolade. Un couple Indien qui pour vivre ne pouvait s'acheter chez ED que du pâté pour chat pour se remplir l'estomac, et de la bière pour se soigner l'âme.
C'était tout un monde nouveau, à tous les niveaux. Une partie d'humanité, avec les bas instincts comme la noblesse, avec des petites joies et de grands drames. Un monde, la mairie, où justement finalement, le militantisme politique n'a pas une si grande place. La politique ici, c'est sortir des discours et des opinions générales et partisanes pour faire face à la réalité, dans ce qu'elle a de brillant, dans ce qu'elle a de sordide.
Et l'un comme l'autre ne se trouvent pas où on les attend.
20:30 Publié dans 95-2007: feuilleton politique Boulonnais | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Boulogne, municipales, 2008, Fourcade, gens, démocratie, misère














