11.05.2008
Brèves
Deux choses ces deux derniers jours.
Jospin veut décidément casser du Royal. Rocard aussi d'ailleurs. Pour ça il dénonce: "n'importe quel socialiste aurait fait 17 millions de voix!". La gauche souffre d'un mal dont la droite a su s'affranchir: l'UMP n'a plus de ces vieux barbons qui reviennent mettre leur grain de sel dans tout en pensant répondre à une attente quelconque des militants. Ce qui est d'ailleurs plutôt faux. J'ai beaucoup de respect pour Rocard. Moins pour Jospin. Mais quand même, être un bon député européen pour sa dernière année de mandat me semble un objectif bien assez honorable, plutôt que de jouer à la statue du Commandeur castrateur qui empêche au parti de vivre sa vie. On s'en fout que le PS aille à Delanoë, Royal ou Moscovici (même si Mosco ce serait mieux). L'essentiel c'est qu'il réussisse à faire son Mai 68 et à s'affranchir des vieilles figures tutélaires.
De plus en plus sympathisant de certains au PS, le travail de Jospin, même si il est censé d'une façon ou d'une autres les aider (en barrant la route à Royal) est plus néfaste qu'autre chose. Nadine Morano avait raison tout à l'heure à "On n'est pas couché". Et c'est triste de le dire d'ailleurs. Le bilan de Sarkozy n'est pas si bon depuis un an. Néanmoins, celui de l'opposition non-plus. A part stigmatiser, à raison, ce n'est pas la question, l'exercice du pouvoir et la personnalité de Sarkozy, sans doute feraient-ils mieux d'esquisser l'ombre d'un projet politique. Allez Mosco, on est avec toi.
Le deuxième "événements", c'est Dominique Bussereau chez Ardisson. Dans "Salut les Terriens". Le pauvre homme m'a fait de la peine. Dominique Bussereau est secrétaire d'Etat aux transports auprès de Jean-Louis Borloo. On entend très peu parler de lui, ce qui jusqu'à présent et dans cet exercice nouveau du pouvoir, très médiatisé, était pour moi gage de qualité. Et bien Dominique Bussereau a passé une bonne partie de sa journée chez Thierry Ardisson, qui l'appelait "Dubusse", et qui le faisait chambrer par son public. Bussereau souriant et riant avec l'air navrant du bon con qui essaie de garder de la dignité.
Thierry Ardisson est présentateur télé. Bussereau ministre. Comment peut-il supporter de se faire appeler "Dubusse"? On pourrait dire "oui, c'est de l'infotainment, mais il avait un message à faire passer aux Français..." Et bien soit le montage de "Salut les Terriens" a squizzé le message, soit Bussereau n'était là que pour faire de la figuration, parce que le seul message que j'ai vu, c'est que "Dubusse" est un pauvre type qui se laisse insulter au milieu de l'arène aux ordres de Sa Majesté Thierry Ardisson.
A force de devoir être dans toutes les émissions grand public toutes les semaines, les ministres de Fillon finissent par vraiment donner l'impression de n'être là que pour porter des maroquins bleus et rose d'un air empressé à la sortie du conseil des ministres. Prenons-nous à rêver: il est possible que dans 4 ans cette exposition médiatique superflue, vulgaire et avilissante aura lassé les Français.
03:28 Publié dans Idées, opinions, propositions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ardisson, bussereau, jospin, royal, politique, infotainment, démagogie










