03/06/2007
L'UMP Boulogne version voyou
Nous avons pu observer que, alors que notre tout nouveau Président fait preuve d'ouverture et de tolérance, l'UMP de notre ville préfère la violence, la vulgarité, et l'intimidation. Au nom de Nicolas Sarkozy
Violence parce que en démocratie, dans une campagne électorale:
- On ne vole pas les tracts des adversaires comme cela nous a été fait ce matin sur le marché Billancourt
- On n'utilise pas une table pliante, ni quoi que ce soit, pour agresser et bousculer les militants qui tractent, comme cela m'est arrivé sur la Grand Place.
Vulgarité, parce que:
- On n'arrive pas en tapage un samedi après-midi avec corne de brume et klaxons pour faire campagne, comme cela a été le cas sur la Grand Place
- On n'insulte pas les adversaires: "Dégage, trou du cul!", "vous êtes des mouches à merde", "Va te faire foutre!" comme nous l'avons entendu ce matin à Billancourt, et cet après-midi sur la Grand Place.
- On ne distribue pas des tracts mensongers sur les autres candidats, comme cela a été fait aujourd'hui
- On ne vient pas s'installer à 2 mètres du stand des adversaires qui payent un groupe de jazz New Orleans, en masquant leur emplacement, et mettant de la musique à un volume agressif (alors que la Grand Place est... grande, justement)
Intimidation parce que:

- On ne coince pas trois enfants de 12, 14 et 15 ans dans un coin en les menaçant comme cela a été fait cet après-midi
- On ne dit pas "si tu viens tracter plus près, je te fous mon poing dans la gueule", comme on me l'a dit
Tout ceci, sous le regard bienveillant de MM Baguet et Solère, candidats titulaire et suppléant de l'UMP dans notre ville.
Un parti politique peut se tromper. Peut vouloir renvoyer l'ascenseur à une canaille qui a trahi Bayrou pour rejoindre Sarkozy, qui change d'étiquette au gré des élections. Je suis adhérent de l'UMP à Boulogne, je considère que c'est mon devoir de multiplier mes efforts pour Dorothée.
Parce que la vulgarité, le mensonge, la violence et l'intimidation, ce sont des méthodes fascistes. Et j'ai pour ligne éditoriale de peser mes mots.
Mais ces méthodes sont celles de la dernière chance. Celles de ceux qui croient qu'un rouleau-compresseur démonstratif vaut mieux que des compétences et du travail. En vérité, M. Baguet, alimentairemement dépendant de ses mandats, et M. Solère, arriviste affirmé, ont peur. Eh bien oui, et si jamais cette circonscription leur échappait?! S'ils gagnaient sans majorité? Cela remettrait en cause l'ambition qui amène la bave aux lèvres de M. Baguet: la mairie de Boulogne...
02:45 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : Baguet, solère, fascisme, démocratie, république, UMP, UDF
25/05/2007
Qu'il est long le chemin de Damas...
Certains Boulonnais chanceux ont eu la chance de recevoir dans leur boîte aux lettres la profession de foi du député sortant, Stan Laurel Baguet, et de son suppléant, Oliver Hardy Solère. Une profession de foi que l'on peut trouver sur le site web du candidat, d'ailleurs. Dans les boîtes aux lettres, parce que sur les marchés, personne. A croire que l'UMP rechigne à faire campagne pour lui...
Le candidat y reproduit ce classement de l'Express que j'avais déjà gaussé il y a quelques temps, et il y écrit aussi ceci: "très tôt, comme député, je me suis engagé avec conviction et passion aux côtés de Nicolas Sarkozy". Je crois que les Boulonnais, qui ont suivi les turpitudes automnales de leur député en novembre dernier alors qu'il changeait doucement de camp, appécieront la façon dont Pierre-Christophe Baguet les prend pour des billes. Il y a dans cette phrase plusieurs mots étonnants de la main de m. Baguet.
Tout d'abord, "très tôt". Oui, novembe 2006 c'est très tôt si l'on compare à Hervé Morin, c'est vrai. Très tôt si l'on considère que ses abstentions sur les votes des budgets 2004, 2005 et 2006 sont une parenthèse de l'histoire du député, et si l'on se contente uniquement de prendre en compte le fait qu'il ait été élu sous l'étiquette UMP en 2002. Avant ensuite d'aller siéger à l'UDF.
"engagé" ensuite. On a en effet beaucoup vu M. Baguet sur des photos, et même sur des marchés. Mais attention, hein, jamais à distribuer, ou à faire distribuer des tracts sur le projet de Nicolas Sarkozy. Uniquement ses tracts à lui, d'auto-promotion, dans lesquels Nicolas Sarkozy servait plus de caution morale que d'engagement. Et ce même au plus fort de la campagne.
"Conviction" ensuite, évidemment. Comment peut-on dire que M. Baguet a la moindre conviction pour Nicolas Sarkozy, alors même qu'il a plus utilisé la campagne présidentielle pour assurer sa réélection, plut
ôt que mené campagne à l'huile de coude pour expliquer le projet législatif de l'UMP? Je passe évidemment cette petite phrase relevée par le Canard Enchaîné du 9 mai, et prononcée par M. Baguet le soir du second tour: "J'ai choisi le bon camp!". ("ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent" disait Edgar Faure...) Oh, j'oublie aussi que M. Baguet, pour être bien sûr d'échapper aux pressions, est financièrement complètement dépendant de ses mandats électifs. C'est ça la vraie éthique...
"passion" enfin. Comme dit Nicolas Sarkozy, "la fidélité c'est pour les sentiments, et la compétence c'est pour le gouvernement". On demande à un amant d'être passionné. A un toutou éventuellement. A un chercheur sans doute. On a des passions envers des convictions. Mais je ne demande pas à mon député d'être un groupie, sans aucun esprit critique, s'engageant en 2007 à voter le budget de 2010.
Je suis navré de le dire; M. Baguet est en fait d'une banalité déconcertante. Il illustre parfaitement le système tel qu'il est devenu aujourd'hui. Un système où les intrigues d'antichambre priment sur les compétences et les résultats. Où la discipline de parti empêche la représentation nationale d'exercer son mandat avec recul et critique. Où le député moyen est de moins en moins digne du mandat représentatif que l'on lui donne. Où désormais, avec l'état de grâce et une société du zapping, le contenant est bien plus important que le contenu. Il illustre l'extrême médiocrité de la classe politique "intermédiaire" d'aujourd'hui.
Mais Boulogne-Billancourt est une ville dont j'ai une haute idée. Nous avons voté à 73% pour le OUI. Nous avons toujours eu des taux de participations supérieurs à la moyenne nationale. Les extrêmes ont toujours été ridiculement bas. Le 22 avril, plus de 90% des Boulonnais ont voté pour les trois premiers candidats.
M. Baguet a tort de nous prendre pour des imbéciles moyens.
J'ai entendu Nicolas Sarkozy. Sa volonté de réformer ce système perverti, de promouvoir la compétence, la culture du résultat, le travail sans tintamare, sans publicité exagérée, mais efficace. J'ai d'autres ambitions pour mon député, pour Boulogne, je suis UMP, je vote Dorothée!
23:20 Publié dans Boulogne, UMP | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : ump, udf, baguet, solère, dorothée pineau, sarkozy, boulogne
11/05/2007
La curée, ou l'intérêt personnel avant tout!
Décidément, cet enchaînement présidentielle puis législatives laisse songeur. On pourrait croire que la politique c'est vraiment quelque chose de noble n'est-ce pas... Et cependant nous avons d'un côté des partis politiques uniquement motivés par la majorité à l'Assemblée, quel qu'en soit le prix, moral surtout, et de l'autre des élus qui abandonnent vite tout courage politique et toute conviction pour garder leur siège. Il ne manque à Hervé Morin, Pierre-Christophe Baguet, Maurice Leroy et ces quelques autres qu'une pancarte "A vendre" pour compléter la panoplie.
D'un côté, François Bayrou. Le "responsable" politique Français qui a participé à cette situation anti-démocratique complètement ubuesque, en trépignant en 2001 pour l'inversion du calendrier électoral, qui rendait les élections législatives dépendantes des présidentielles. Aujourd'hui, le petit François est bien embêté, parce qu'il se rend compte soudainement que l'état de Grâce ça existe, et que l'intérêt personnel et l'égoïsme des élus de la nation aussi. Ceci dit en égoïsme et en intérêt personnel, il n'est pas mauvais non-plus...
De l'autre côté, l'UMP. Son tout nouveau président de la République, ses 365 députés sortants, son pouvoir d'achat bien supérieur aux autres formations politiques sur le marché du cynisme, du fait d'une rentrée de gains électoraux énorme après l'élection présidentielle, et peut se permettre de conditionner les votes des électeurs des 10 et 17 Juin. A l'UMP on a bien compris comment étouffer Bayrou: création d'un pôle du centre ayant vocation à remplacer l'UDF tout en obligeant Bayrou à s'isoler sur la gauche, mise en coupe réglée des UDF prodigues sous l'ombre imposante d'André Santini, et bienveillante de Gilles de Robien. Contrat de législature pour éviter toute félonie, obligeant les députés ralliés à voter les futurs budgets et lois de financement de la sécurité sociale.
A ce propos, je fais une digression, mais mon député à moi, élu en 2002 en étant inscrit à l'UMP puis parti siéger à l'UDF par la suite a justement "oublié" de voter pour les budgets de 2004, 2005, et 2006, ainsi que pour les lois de financement de la sécurité sociale de 2003, 2005, 2006 et 2007 (vérifiable ici). Et le plus drôle c'est que Baguet (mon député, donc), est justement investi par l'UMP cette année. Il faut dire que, ne vivant que de ses mandats électifs, le chômage lui poserait un problème de ressources.
Bref, en ce moment on est en train de vivre un vrai bonheur de tractations politicardes qui révèlent que le vrai problème de la démocratie en France, c'est que les élus peuvent être réélus à l'infini. Peut-être devrait-on penser, outre une inversion du calendrier électoral, à limiter les mandats non-pas dans le nombre, mais surtout dans le temps! Pas plus de deux mandats de suite pour tous les mandats, sauf municipal, ça me semble très sage.
En attendant, le spectacle continue. La création de pôles factices permettant la constitution d'une majorité asservie va continuer, les crapauds se jeter dans la soupe et Bayrou continuer sa stratégie désastreuse, personnelles et électoraliste.
Quant à Baguet et consors, on dit bien que "c'est un plaisir de traiter avec des imbéciles: on les achète pour leur prix réel, et on les revend pour le prix qu'ils pensent".
21:55 Publié dans Idées, opinions, propositions | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : UMP, UDF, MD, 2007, PS, politique, démocratie
25/04/2007
ledebatudfump.com
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J'ai reçu un mail de Jean-Pierre Raffarin, à l'instant. Il faut dire que ça tombe bien, je me demandais si il fallait que je parle de la création du Parti Démocrate, ou bien de la Turquie, et je n'avais le courage de n'entamer aucun des deux sujets.
Il faut dire que j'ai entendu le truculent Jean-Pierre sur canal + tout à l'heure, et que du coup, ça tombe bien. Parce que pour le second tour, pour rassembler, sachez qu'il ne faut pas une volonté politique ou un changement de discours, mais un blog. Citation:
Dans son parcours, Ségolène Royal nous a souvent montré qu'elle savait ne pas hésiter sur les moyens pour atteindre ses fins.
Maintenant, elle propose la confiture ministérielle pour attirer l'électeur centriste. Avec elle, la manoeuvre précède la conviction. Ainsi, son mépris pour les convictions des électeurs centristes apparaît de manière éclatante.
Avec Nicolas Sarkozy, notre démarche est fondamentalement différente. Nous souhaitons que les électeurs puissent débattre de leurs convictions afin d'éclairer leur choix. Pour cette raison, nous ouvrons le blog "ledebatudfump.com" qui permettra une large discussion utile à tous. Débattre, c'est respecter.
Dit donc Jean-Pierre à l'intention des électeurs de Bayrou qui seraient tentés par l'attraction du Vide habillé en Prada. Ce faisant, il balance une petite estocade à la candidate du PS, en caressant l'indécis dans le sens du poil, et en lui faisant comprendre qu'à l'UMP au moins, on se fichera pas de lui.
Parce que, comprenons-nous bien, la création d'un "pôle centriste", d'un "pôle de gauche", et le discours de Dijon où Nicolas Sarkozy a réussi à remettre une couche de "Ma France sans solution finale", ce n'est pas du foutage du gueule du tout. D'ailleurs, c'est certifié, Nicolas ne cherche pas à draguer l'électeur UDF, mais à le faire adhérer à ses idées, et à ses convictions. Dans le meilleur des mondes, c'est en effet ça la démocratie.
Sauf que les idées de Nicolas, je ne sais pas si ce sont celles du programme législatif de l'UMP, ou bien celles qui ont fait, sans doute intelligemment, perdre un million de voix à Le Pen et qui ont consisté à accuser l'euro de tous les maux, la BCE de tous les vices, à proposer la création d'un ministère liant immigration et identité nationale, ou bien encore, à déclarer que l'identité Française ne pouvait pas se forger sur ses parts d'ombre.
Puis-je suggérer que le meilleur moyen de draguer l'électeur UDF, c'est de coller au programme législatif de l'UMP, et sortir des placards, dans le désordre, Michel Barnier, Pierre Méhaignerie, Alain Juppé, et Jean-Louis Borloo?
Bon, en gros, le marketing politique du candidat UMP me semble aussi confus que celui de son adversaire socialiste. Il est en train de se rendre compte que les électeurs UDF ne sont pas vraiment disposés à adhérer aux discours de ces dernières semaines. J'ai d'ailleurs l'impression qu'en ne changeant pas le disque pour l'entre-deux tours, Sarkozy fait sa première très grande erreur de la campagne.
Et le pauvre Jean-Pierre qui va au front, alors qu'il y a un mois et demie seulement, il continuait à dire que la présidentelle se gagnerait au centre...
22:05 Publié dans Idées, opinions, propositions, UMP | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Raffarin, UMP, politique, PS, Royal, UDF
21/04/2007
La participation, grande inconnue
Comme c'est original, de dire que la grande inconnue, le grand enjeu de ce premier tour, c'est la participation des Français. Jusqu'à dimanche dernier, et selon les sondages par téléphone fixe (combien d'entre vous, mes lecteurs, ont encore un téléphone fixe?), près de 10 millions des électeurs étaient hésitants. Vont-ils se déplacer jusqu'au bureau de vote?
En sociologie politique, on apprend en premier quelque chose d'évident; l'abstention favorise les extrêmes, et les candidats qui provoquent la plus grande adhésion ou le plus grand rejet. Ceux qui clivent le plus les électeurs. En Pologne, l'exemple est facile; en 2005, Donald Tusk (centre-droit) était donné gagnant, mais c'est finalement le très controversé Lech Kaczynski qui a été élu, avec une participation des Polonais dépassant à peine les 50%. En France, Le Pen a beaucoup profité de ces années 90 qui ont vu la baisse plus que sensible de la participation, avec un score d'abstention record en 2002. Et l'apparition du concept du vote utile, cette aberration démocratique
Le calcul est donc simple: les électeurs sont de moins en moins disciplinés, selon que l'on va des extrêmes au centre. Et moins ils sont discipliné, plus ils se posent de questions. Et, contrairement à ce que l'on pense, une société n'est pas partagée entre gauche et droite de façon immuable: les électeurs s'échangent plus ou moins les places, de la gauche à la droite (et se les échangent avec d'autant plus de confustion que l'on est en régime parlementaire et que l'élection majeure se fait au scrutin proportionnel).
Plus la participation sera faible, plus cela avantagera les candidats rassemblant une forte adhésion (et donc un fort rejet). C'est à dire en France, Le Pen, et dans une moindre mesure, Sarkozy ou Royal. Plus la participation sera haute, plus elle avantagera le candidat du centre, celui qui tient entre ses mains ces électeurs fluctuants de la gauche à la droite.
Si la participation passe les 75 ou 80% (71% en 2002), alors tout est vraiment possible. Si non, on pourra se fier aux sondages de ces dernières semaines... A l'exception près que leur marge d'erreur est de 3%, et que de plus en plus de Français préfèrent vivre sans téléphone fixe, mais avec juste un portable, et que justement, ces Français correspondent à une catégorie socio-professionnelle déterminée, et à une classe d'âge déterminée.
Bref, de quoi douter, craindre, espérer, jusqu'à 20 heures.
23:10 Publié dans Idées, opinions, propositions | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, vote, 2007, participation, UMP, UDF
20/04/2007
Royal Vs Sarkozy, le 2eme tour de Sciences Po.
23:55 Publié dans Sciences-Po Paris | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : UMP, PS, UDF, politique, 2007, Sciences Po, Sarkozy
19/04/2007
Engagements Européens des 3 principaux candidats
Deux jours avant le premier tour, j'aimerais revenir sur le Grand Jury pour l'Europe que nous avons organisé le 24 mars avec l'aide de la Chambre de Commerce et de l'Industrie de Paris. Vous pouvez en lire un rapide compte-rendu sur Isubway, et voir aussi les impressions à chaud du public sur le Taurillon.
Mais à deux jours du premier tour, et après que les trois candidats dont nous avions invité les représentants (chargés de s'exprimer au nom de leur présidentiable) se sont prononcés sur nos propositions pour relancer l'idée Européenne et le débat Européen en France, il serait temps de vous en faire profiter. Histoire de voir aussi, dans ce domaine, celui qui vous paraît le plus audacieux. Nous n'avons pas pu rencontrer les candidats en personne dans ces dernières semaines de campagne de premier tour, ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé. Ainsi les réponses de Gilles Savary (PS), Denis Badré (UDF), et Michel Barnier (UMP) n'ont pu être vraiment validées.
- L'élection du Président de la Commission Européenne par les députés Européens
Bayrou oui, à condition que le candidat continue de composer sa commission comme il l'entend
Sarkozy, non.
Royal, non.
- Ratification des prochains traités qui le nécessitent par référendum paneuropéen.

Bayrou, oui.
Sarkozy, oui.
Royal, non, parce que pas prête à diluer le vote des Français dans un vote "Européen".
- Réformer le mode de scrutin des Elections Européennes, de façon à ce que chaque citoyen puisse choisir ses représentants dans la liste proposée par le parti de son choix
Royal, oui.
Sarkozy, non (laissons le système actuel tout neuf faire ses preuves)
Bayrou, non.
- Faire la promotion auprès des autres Etats-membres d'un jour de scrutin unique et commun à tous les citoyens de l'Europe.
Sarkozy, oui.
Royal, oui.
Bayrou, réservé.
- Refondre la TVA, impôt dont la décision est communautaire, selon un système de normes environnementales.
Sarkozy, oui (pour une Taxe sur la Valeur Environnement)
Royal, oui![]()
Bayrou, oui, à condition que ce soit une taxe sur les produits, et non sur la production.
- Mutualiser le siège permanent de la France au Conseil de Sécurité de l'ONU, afin qu'il porte la voix de l'Europe.
Bayrou, "cela viendra tout seul".
Sarkozy, "veillons d'abord à installer un esprit diplomatique commun."
- Veiller à promouvoir une spécialisation sectorielle de la recherche en Europe, selon les domaines d'excellence des Etats Membres, afin de rendre la recherche Européenne plus efficace et plus compétitive.
Royal pour une mise en réseau des meilleures équipes de recherche Européennes
Bayrou pour une mise en réseau des meilleures équipes de recherche Européennes.
- Oeuvrer pour une vértable armée Européenne.
Sarkozy, oui
Royal, "joker" (Savary n'était pas sûr de pouvoir émettre un accord)
- Promouvoir un réel débat Européen en créant une Commission Nationale du débat public Européen
Bayrou, "mieux vaut encourager à l'information Européenne à tous les échelons de la politique".
Royal, non.
- Faire d'Euronews une chaîne Hertzienne.
Sarkozy, Oui (pour des quotats d'Europe aux chaînes publiques)
Bayrou, Oui.
- Imaginer un cours d'éducation civique Européenne pour la rentrée 2008
Sarkozy, idem
Royal, idem
- Créer un service civil Européen, à la manière des programmes Erasmus ou Da Vinci (impliquant une coopération Européenne)
Sarkozy, oui
Royal, oui
Bayrou, oui
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Le Grand Jury sera particulièrement attentif aux élections législatives, et suivra le conseil de Michel Barnier, en tâchant de rencontrer le futur Premier Ministre.
23:40 Publié dans Engagement, Parlons d'Europe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Europe, UE, présidentielle, 2007, UMP, PS, UDF
17/04/2007
Sciences Po vote
LaPéniche.net, le site des étudiants de Sciences Po, a lancé une grande consultation des étudiants de l'IEP de Paris. Quelques questions simples: intention de vote du premier tour, puis intention de vote au second tour, selon tous les cas de figure qui pourraient réunir les 4 candidats produisant des scores à deux chiffres dans les sondages. Il y avait ce matin déjà plus de 400 votants.
Les résultats seront connus vendredi, à 23h. Ce seront donc les derniers chiffres concernant le premier tour de la présidentielle que je mettrai sur mon blog. Le décalage avec le résultat national sera sans doute amusant à analyser. Même si j'entends d'ici les néo-Le Péniste (ou néo-Besancenistes) plus ou moins extrémistes dénoncer les "Enculés de Petits Bourgeois" et leur école du système, dont il n'est pas si étonnant qu'elle soutienne Bayrou/Royal/Sarkozy, vu la théorie du complot qui se trame sur le dos du petit peuple etc etc. J'arrête là les délires.
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Tout ça pour dire aussi que dimanche soir, il faudra regarder les résultats du 1er tour sur Public Sénat, non-pas que Pierre Sled soit particulièrement meilleur que David Pujadas, mais parce que j'ai incontestablement plus de charme que Serge July :-)
23:55 Publié dans Sciences-Po Paris | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Sciences Po, 2007, politique, présidentielle, UMP, PS, UDF
16/04/2007
Aucun résultat avant 20H le 22 avril!
Versac a entamé le débat, et je me joins au côté clair de la force. La loi est assez explicite sur le sujet de la publication des sondages d'opinion ou sondages sortis des urnes la veille du scrutin ainsi que le jour du vote. Et, d'ailleurs, avis aux amateurs dont le décidément flasque Morandini, l'amende serait de 75000€ pour toute violation relevée par la Commission Nationale du Contrôle de la Campagne.
En la matière, il n'y a pas que la loi qui s'applique, il y a aussi une certaine morale: au nom de la libre-information, on pense pouvoir se permettre de publier des chiffres auxquels seuls quelques initiés ont accès. C'est en fait une mauvaise foi assez caractérisée que de dire que le vote des citoyens est une information comme une autre. Ma liberté d'information sur des chiffres qui doivent rester ceux des urnes doit s'arrêter à la liberté première des citoyens d'exercer leur pouvoir de déterminer librement le candidat qui représente le mieux leurs idées.
Tout cela me fait un peu penser au vote utile; qui consiste à regarder le scrutin avec cynisme et sans la moindre goutte d'honnêteté intellectuelle, en disant que certains bulletins sont plus utiles que d'autres... Forcer les gens, par des moyens plus ou moins subversifs, à restreindre leur liberté de voter, c'est révoltant.
Tout ça pour vous rappeler une acnecdote très drôle: en 2002, les barons du PS se sont rendus compte au fur et à mesure du danger pour leur candidat de ne pas passer le premier tour. Ils ont alors pensé que les DOM TOM pouvaient rattraper le résultat. Ils ont appelé Martinique, Guadeloupe, pour inciter à voter... La participation y a d'ailleurs été excellente. Mais en faveur de Christiane Taubira.
L'enfer est pavé de bonnes intentions.
22:40 Publié dans Idées, opinions, propositions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, UMP, UDF, 2007, PS, vote
13/04/2007
Vote Utile: le déni de démocratie
Ce qui me fait préférer le vote Sarkozy au vote Bayrou, malgré toutes les turpitudes de ces deux dernières semaines, c'est le fait que Sarkozy clive la société. Il ne la fracture pas (quoique, dans les milieux immigrés et en banlieue...), mais il la clive. C'est à dire, en décrypté, qu'il provoque le débat, qu'il impose à chacun de prendre position. Pour, ou contre. Alors évidemment, pour ou contre, c'est un peu binaire. C'est le premier degré de la vie démocratique, c'est frustrant de réduire la vie démocratique à ça. Mais nous sommes en campagne, et je gage qu'un Sarkozy au pouvoir redeviendra plus pragmatique que le Sarko confondant que l'on entend en ce moment.
Bref, dans le même ordre d'idée, alors que j'aime cette façon de cliver qui rompt, à condition qu'elle soit menée avec rigueur, honnêteté et prudence, avec la culture du "pas de vague" ou du consensus mou, il y a quelque chose que je déteste franchement, c'est qu'on nous rabate les oreilles avec le "Vote Utile".![]()
Le Vote Utile, en gros, ça consiste à faire croire qu'il est des votes qui servent à quelque chose, et d'autres qui ne servent à rien, sinon à faire passer Le Pen au second tour. C'est plutôt le plus gros déni de démocratie qui soit. Posons les choses: pourquoi assiste t-on à ce phénomène du vote utile? Parce que les extrêmes représentent peu ou prou 33% des suffrages à l'élection présidentielle. Pourquoi sont-ils aussi hauts? Parce que les Français préfèrent de plus en plus s'abstenir.
Les causes de l'abstention sont multiples. Il y a l'explication de sociologie politique issue de Tocqueville puis prolongée par la suite, par Aron ou Taylor, qui consiste à dire que le citoyen gagnant du confort a tendance à s'enfermer dans son espace privé et à ne plus s'intéresser à la vie de la Cité.
Il y a l'explication anthropologique: lorsqu'une société devient de plus en plus hétérogène, en terme de disparités sociales et/ou culturelles, elle a tendance à s'enfermer dans des comportements communautaristes qui mettent l'Etat en second plan.
Il y a enfin bêtement l'explication politique, que soulignait Charles André dans une récente interview pour Buzz-Blog: la médiocrité du débat public et des responsables politiques censés l'initier. C'est à dire que malheureusement, les politiques aujourd'hui ont souvent tendance à préférer les solutions de facilité, les petits mensonges et les petites manipulations mesquines plutôt que de prendre les sujets, les débats, à bras le corps avec courage, honnêteté et humilité. La politique ne peut pas tout, l'Etat n'a plus les moyens de tout assurer, la France n'a pas les moyens de tout assumer.
Pour en revenir au "vote utile"; voilà le problème: avec 33% de Français qui s'abstiennent de voter aux élections, voici les citoyens conscients de l'importance du vote pris en otage et contraints de "voter utile". Comprendre: voter pour une conception assez bipartisane de la politique.
Dans ces conditions, comment rendre compatible le vote avec le multipartisme, la liberté de choix, la démocratie?
15:30 Publié dans Idées, opinions, propositions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, UMP, PS, UDF, 2007, vote
11/04/2007
Comment être Pro-Européen dans cette campagne?
Cédric, notre Européen jamais content, prolifique rédacteur sur le Taurillon, se demandait hier comment être pro-Européen et à l'UMP. Il faut dire qu'appartenir au Mouvement Européen et être dans un parti politique dans le même temps, ça revient bien souvent à avaler des couleuvres et son orgueil. Il faut dire que j'ai toujours eu une vision un peu naïve de l'engagement politique, et que je crois que le Mouvement Européen aussi. C'est un peu de la Soft Politique. La façon la plus utile et la plus no
ble de servir des idéaux: en informant les citoyens, des écoles aux centres commerciaux, en organisant des conférences, des débats... Et, surtout, le Mouvement Européen a ceci de supérieur aux partis politiques que c'est une association vraiment libérale. Vous avez un projet? On vous trouve le carnet d'adresse et l'argent, à vous de porter le bébé. Pas besoin de faire du plat à untel ou à untel, de prostituer ses convictions pour exister.
Cette liberté et cette noblesse souffrent un peu en temps de campagne. Les militants du Mouvement Européen ne s'y sont d'ailleurs pas trompés, en préférant élire Sylvie Goulard (société civile) à sa présidence plutôt que de reconduire Pierre Moscovici, lancé en campagne.
Ce qui est étonnant, c'est que le Mouvement Européen est la parfaite illustration de la Grande Union de Bayrou. On y trouve Patrick Devedjian, Pierre Lequiller, Alain Lamassoure (UMP), tout comme Denis Badré, Jean-Louis Bourlanges (UDF), ou bien Pierre Moscovici (PS), Daniel Cohn-Bendit (Verts) ou Philippe Herzog (PCF). La parfaite illustration de la Grande Union, sur un sujet précis. C'est d'ailleurs sans doute la limite du concept de Bayrou.
Néanmoins, je ne peux pas imaginer que ces illustres membres de l'association pro-européenne soient satisfaits des propos de leurs candidats respectifs sur l'Europe. Et cela va au-delà des convictions des uns et des autres: aujourd'hui, être pro-européen et dans un parti politique nationale, cela veut dire accepter les mensonges éhontés des uns et des autres (Sarkozy sur l'euro ou la Commission, Royal sur la BCE ou le Smic Européen, Bayrou sur la PAC, et Buffet plus globalement sur le libéralisme).![]()
Il n'y a pas malaise à être UMP et pro-Européen. Il y a malaise à être pro-Européen dans une campagne nationale où les candidats, qui par dogmatisme, qui par cynisme, qui par malhonnêteté, ont décidé de mentir aux Français sur un sujet si important pour notre avenir. Ce faisant, ils entrent dans un cercle vicieux dont ils ne maîtrisent pas la portée, et le 29 Mai 2005 nous a donné une petite idée des conséquences de telles lâchetés.
Ce sujet comme tant d'autres mériterait humilité, conviction et honnêteté. Mais en campagne, l'humilité est sanctionnée, les convictions sont rejetées parce qu'effrayantes, et l'honnêteté devient naïveté.
Le seul enjeu est d'arriver à être et rester populaire. Lorsqu'on ne l'est plus, il faut trouver d'autres stratagèmes pour que les autres le soient moins, ou pour faire publicité aux extrêmes afin d'affaiblir ses adversaires.
Bien loin de la noblesse dont je faisais promotion dans les lignes précédentes, au sujet de l'engagement au Mouvement Européen.
13:35 Publié dans Engagement, Idées, opinions, propositions, UMP | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : UE, Europe, UMP, politique, UDF, PS, Sarkozy
09/04/2007
"Traversé çà et là par de brillants soleils"
Deux jours sans politique, sans se torturer les méninges à savoir quelle est la dernière petite phrase, le dernier bout de discours, la dernière proposition démagogique / stupide / révoltante / populiste tombée. Week-end de Pâques en famille; mon neveu Franco-allemand commence enfin à formuler des phrases entières en Français, ma première nièce est toujours aussi drôle, et la seconde se fait les dents tranquillement. Mon cousin n'en peut plus de sa Maths Sup mais tient le coup.
En rentrant j'ai le malheur d'allumer France2; je décide d'éviter Schivardi, qui est décidément un très fin équilibre entre la plus grande bêtise et la mauvaise foi la plus pernicieuse. Finalement, le seul endroit où la politique est encore une fête (dédicace Roselyne), c'est encore sur Canal +...
23:35 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, UMP, UDF, PS, 2007, Bové
04/04/2007
L'élection vue de l'étranger
La petite discussion avec Eric qui a suivi mon papier sur les dérapages de Sarkozy, et les débuts de piste jetés avec Thomas sur les carences de notre démocratie m'ont fait me demander un peu comment les autres démocraties Européennes sont en train d'évoluer. Dit comme ça je sens que ça ressemble à un point de vue de Blonde.
Et parce que justement je n'ai pas trop envie d'effectuer un travail de Blonde, et que je n'ai pas le courage de concentrer quelques années de travail de sociologues politiques type François Bafoil, Christian Lequesne ou Hans-Dieter Klingemann, j'ai choisi de plutôt vous guider vers le site d'observation de la présidentielle monté par France 24...
... En attendant de nouvelles paroles 2007, pour savoir comment notre élection est vue de l'étranger, et dans quelle mesure les précédentes campagnes chez nos voisins (élections Allemandes, Polonaises, Tchèques, Italiennes, Slovaques et Hongroises cette dernière année et demie) ont dévoilé les mêmes maux démocratiques que chez nous.
23:50 Publié dans Idées, opinions, propositions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : UMP, UDF, PS, politique, 2007, démocratie, Europe
31/03/2007
Passer de l'unanimité à la majorité qualifiée
C'est le cheval de bataille de Romano Prodi et d'Angela Merkel, et évidemment de tous les pro-européens: il faut impérativement passer de l'unanimité à la majorité qualifiée au Conseil des ministres des l'UE, lorsque celui-ci a à voter pour des textes législatifs relevant de ce système de vote (certains domaines nécessitent l'unanimité, comme l'immigration ou la fiscalité, d'autres la majorité simple, comme le réglement intérieur du Conseil).
Encore faudrait-il savoir quel type de majorité qualifiée. Celle du Traité de Nice, soutenue encore aujourd'hui mordicus par les Polonais, comme le rappelle Jean Quatremer sur son blog à des candidats si certains que la partie I du TCE fait consensus parmi les 27? Ou bien celle du Traité Constitutionnel, qui simplifie vraiment énormément les choses?
Un site très intéressant permet de procéder à des simulations de vote à majorité qualifiée au Conseil selon le système du Traité de Nice. C'est intéressant, ça permet d'observer comme c'est difficile d'adopter un acte législatif, alors même qu'a priori la majorité des citoyens de l'UE est rassemblée, mais qu'en revanche les 255 voix sur 345 au total (pondérées selon la taille du pays) ne sont pas atteintes.
J'ai essayé le système avec le TCE en partant du principe que les votes éventuels des 7 pays qui ne se sont encore pas prononcés correspondraient aux sondages d'opinion relevés. Cela donnerait une ratification au Portugal et en Irlande, et par prudence, j'ai préféré ne pas faire ratifier la République tchèque, la Pologne, le Danemark, la Suède et le Royaume-Uni.
Ainsi, selon ce bon système de Nice, les deux-tiers des pays auraient bien approuvé le Traité. La majorité de la population aussi. Resteraient malheureusement ces 255 voix non conquises.
La démonstration peut paraître spécieuse. C'est juste pour remarquer qu'une fois ce constat fait, il n'y a que deux façons de tirer des conclusions:
- Les pays ayant dit non doivent se plier à la majorité qui a ratifié le texte
- On doit recommencer parce que la voix de la minorité doit être prise en compte dans un consensus
17:40 Publié dans Idées, opinions, propositions, Parlons d'Europe | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : UMP, UE, Europe, Barnier, Sarkozy, UDF, politique










