20.12.2007
"J'aurais voulu Brett Sinclair..."
Attention, billet 100% méchant. Un spécialiste (sic: voir le lien) travaillant pour Bernard Accoyer me demandait tout à l'heure pour quelle raison je n'avais pas encore parlé de l'investiture UMP à Baguet. Allons-y, donc.
Soyons originaux. Et si nous faisions un récit croisé, et romancé, de Pierre-Christophe Baguet et de Pierre-Mathieu Duhamel, qui tous deux risquent de s'affronter aux municipales Boulonnaises. Le premier est député, conseiller général, élu à Boulogne depuis 1983 (ce qui ne l'empêche pas de se présenter comme une "nouvelle tête"), le second est maire de Boulogne et travaille à côté dans la vie vraie, pour le groupe Caisse d'Epargne.
Pour vous mettre dans l'ambiance, lisez le billet en écoutant la musique.
Le 11 mai 1955 naît à Paris Pierre-Christophe Baguet. Un beau bébé de 3,8kg. Un an et demie plus tard, à Boulogne, le 17 novembre 1956 (Joyeux Anniversaire Monsieur le Maire!) naît Pierre-Mathieu Duhamel, un bébé plutôt chétif de 2,6kg, avec, déjà, un grand front intelligent d'énarque. Le petit Pierre-Christophe a lui beaucoup de cheveux, et un petit front étroit.
A l'école, le petit Pierre-Mathieu est discret. Il s'est mis à parler tard et continue à économiser sa parole: mieux vaut agir. Il s'exprime à bon escient uniquement, en choisissant ses mots avec soin. Il finit les phrases de son institutrice, au besoin les corrige. Pierre-Mathieu pourrait s'ennuyer à l'école, mais l'observation de phénomènes sociaux et physique en réseau social clos comme une école primaire fascine ce petit garçon de 8 ans.
Le petit Pierre-Christophe est plus turbulent. Il est plutôt du genre à jouer au foot à la récré et à oublier sa trousse plutôt comme Pierre-Mathieu, de sagement ouvrir un livre et soigneusement tailler ses crayons. Pierre-Christophe apprend très tôt à imiter la signature de sa maman, parce que comme il n'est pas vraiment ami avec ce chouchou de Pierre-Mathieu, il ne peut pas copier sur lui lors des contrôles.
Le collège passe vite pour Pierre-Mathieu, qui continue de se passionner pour les méthodes plus ou moins brutales des pré-pubères à chercher un alter-ego de l'autre sexe, selon des conventions qu'ils auront repéré dans le modèle social dans lequel ils ont baigné. Cela lui rappelle un peu "Alter Ego", le livre qu'Alain Renaud et Sylvie Mesure n'ont pas encore écrit. Les cours ne l'ennuient pas. Il profite du cours d'histoire de 5eme pour se passionner pour "Les Rois Maudits", et les mémoires du Cardinal de Retz le fascinent en 4eme dans son cours sur l'Ancien Régime.
Pour Pierre-Christophe, le collège est pénible. Heureusement, il y a les scouts et le catéchisme pour l'occuper. Très tôt, Pierre-Christophe fait montre de beaucoup d'ingéniosité lors des cache-caches dans la forêt, en faisant semblant de fermer les yeux en comptant pour être le plus fort de tous les scouts et recevoir une médaille. Grâce à ces fins stratagèmes que nul ne soupçonne, le petit Pierre-Christophe monte rapidement les échelons du scoutisme. Ses parents sont fiers de lui: "ben il est pas très bon à l'école, mais c'est un meneur d'homme ce petit", clâme son père.
Le lycée est pénible pour nos deux héros. Pierre-Mathieu de son côté, trouve vraiment que l'éducation nationale devrait réformer ses programmes: enfin, quoi! On a déjà vu tout le programme de seconde en 5eme, et tout le programme de terminale en 3eme! En plus, comme son front ne cesse de grandir, ses camarades de classe aux cheveux longs et touffus se moquent un peu de lui.
Pierre-Christophe a des problèmes autrement plus graves. Ses addictions le poursuivent et l'empêchent de travailler correctement. Le catéchisme lui prend beaucoup trop de temps, et avec ces responsabilités chez les scouts... Pas moyen de travailler. Mais Pierre-Christophe ça ne le dérange pas trop, parce que depuis qu'il a 13 ans, son père dit que c'est pas grave de pas être bon à l'école, tant qu'on est un meneur d'hommes. Alors...
Pierre-Mathieu a son bac à 17 ans, avec mention, tandis que Pierre-Christophe rate l'examen. "Qu'à cela ne tienne, rugit Pierre-Christophe, les scouts ça apprend beaucoup mieux la vie que l'école. On fait peut-être pas d'économie, mais on sait allumer un barbecue avec des silex!"
Ainsi, tandis que Pierre-Mathieu s'engage dans la voie des classes préparatoires, Pierre-Christophe explore celle du sport et du centre de loisir Boulonnais. Cet athlète confirmé, dont le corps a été aiguisé par les longues expéditions à genoux sur les pentes de Saint-Jacques de Compostelle, et le cerveau affûté par les chansons d'autocar entre scouts, devient entraîneur de l'équipe de Basket poussins au centre de loisirs.
En 1981, alors que les parents Chrétien-démocrates de Pierre-Christophe s'enfuient dans la maison de campagne pour ne pas voir les chars soviétiques débouler sur les Champs Elysées, Pierre-Mathieu sort de l'ENA avec ses camarades de promo; François Goulard ou Laurent Perpère.
L'année qui suit est pour Pierre-Mathieu comme pour Pierre-Christophe l'année de LA grande rencontre de leur vie. Pierre-Mathieu découvre le ministère de l'économie, des finances et du budget, où il est administrateur civil. C'est le coup de foudre. Pierre-Christophe découvre lui André Santini, qui va devenir son pygmalion, et pour lequel il se met à travailler, en devenant son directeur de Cabinet à Issy les Moulineaux. En échange, André demande poliment à Georges Gorse, qui constitue sa liste pour les municipales de 1983, de prendre le jeune homme qui sait allumer un feu avec des silex dans son équipe. Pierre-Christophe est élu conseiller municipal.
Dans les années 80, nos deux héros travaillent ici et là. Avec André Santini à Issy les Moulineaux, avec André Santini au ministère des rapatriés, avec André Santini au ministère de la Communication pour Pierre-Christophe, au ministère du budget, de l'économie et des finances, puis au Conseil Général des Hauts de Seine, puis à la mairie de Paris pour Pierre-Mathieu.
En 1991, alors que Pierre-Christophe, devenu maire-adjoint en 1989, participe à son premier putsch contre le premier édile Boulonnais, Pierre-Mathieu devient directeur adjoint du cabinet du Maire de Paris Jacques Chirac. L'année suivante, alors que Pierre-Christophe est premier maire-adjoint du putschiste Paul Graziani qui a viré Georges Gorse, Pierre-Mathieu devient directeur des finances et des affaies économiques de la mairie de Paris.
En 1994, alors que Pierre-Christophe est destitué de ses charges après un putsch raté contre Paul Graziani, Pierre-Mathieu continue de travailler avec Alain Juppé. Pierre-Christophe décide d'arrêter toute activité professionnelle à 40 ans, tandis que Pierre-Mathieu devient directeur adjoint de cabinet du Premier Ministre.
En 1995, Boulogne-Billancourt est une ville sinistrée financièrement. Nos deux héros en font l'amer constat, même si l'un deux a fait partie de l'exécutif gestionnaire de la ville depuis déjà 12 ans. C'est pourquoi André Santini impose à Pierre-Christophe de faire équipe avec Jean-Pierre Fourcade, ancien ministre des finances, et surtout, candidat malheureux au poste de Commissaire européen. Jacques Chirac président, Paul Graziani, malgré sa mauvaise gestion, est reconduit par le RPR. Mais on lui importe Pierre-Mathieu, gestionnaire de choc aux expériences déjà impressionnantes, à 39 ans.
On connaît la suite. Alors que Paul Graziani perd l'élection au profit de Jean-Pierre Fourcade, Pierre-Mathieu se retrouve conseiller municipal Boulonnais, se ralliant rapidement à l'équipe en place pour participer au redressement de la ville. Pierre-Christophe devient lui député, en 1997, et après cette date décide de préparer un troisième putsch contre le troisième maire avec qui il travaille. Le putsch rate. En 2001, Pierre-Chistophe troque sans en avoir trop le choix son ambition municipale contre un fauteuil de Conseiller Général, tandis que Pierre-Mathieu devient adjoint au maire de Jean-Pierre Fourcade. La période 2000 à aujourd'hui voit un duel à distance entre l'équipe de Fourcade qui essaie de construire des choses, et Pierre-Christophe qui s'empresse de critiquer et soutenir les recours posés au tribunal administratif.
En 2002, alors que Pierre-Christophe craint pour son siège de député, il devient au dernier moment candidat UMP et UDF pour l'élection, pour ensuite siéger avec François Bayrou. Au même moment, ou presque, Pierre-Mathieu devient directeur du budget de la France.
En 2006, Pierre-Christophe, conseiller général des Hauts de Seine et député UDF, disciple du puissant André Santini, se dit que peut-être, pour conserver son siège contre les crocodiles UMP qui montrent des crocs, il lui faudrait un brevet de Sarkozysme, tout puissant dans son département. Il appelle courageusement et contre toute logique, à voter pour le favori de l'élection. Pierre-Mathieu succède lui à Jean-Pierre Fourcade.
Mercredi dernier, Nicolas Sarkozy a décidé qu'il préférait Pierre-Christophe, qui sait allumer un feu de camp avec des silex et écrire des lettres pour donner l'illusion de l'action, pour gérer une ville de 110000 habitants et au budget conséquent, plutôt que Pierre-Mathieu, fidèle compagnon d'Alain Juppé qui n'a pas l'expérience du scoutisme, mais qui a celle de la gestion, et qui s'est découvert depuis 1995 celle des gens et des rencontres.
Qu'importe l'intérêt supérieur des Boulonnais. Il fallait donner à Pierre-Christophe la monnaie d'échange de son appel si risqué à voter Sarkozy. Mais en 1995 le candidat du président avait été battu. Alors...
01:45 Publié dans Boulogne, La Real Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : municipales boulogne, duhamel, baguet, sarkozy, démocratie, fourcade, graziani
14.11.2007
Cumul des mandats et démocratie
Alors que la Commission Balladur a rendu ses propositions sur les aménagements à notre constitution, attachons-nous au sujet particulier du cumul des mandats. Et ce d'autant que Sarkozy a fait son marché parmi les proposition, en a enlevé certaines, rajouté d'autres, dont notamment celle qui restreindrait le mandat présidentiel à deux à la suite.
82% de nos députés sont par ailleurs élus locaux, maire ou conseiller général. Parfois conseiller régional. Leur justification, à ses hommes politiques responsables soucieux du bien-être de leurs concitoyens, est celui-ci: "ah mais mon bon, vous n'imaginez pas! Si j'abandonnais mon mandat local, le poids de notre ville serait bien moindre sur la scène nationale! Et sans mon mandat local, comment avoir un contact avec le terrain? Avec la vraie vie des vrais gens qui comptent sur moi?"
C'est fallacieux. Administrons d'abord une mandale définitive et non-discutable à la seconde justification: si un homme politique a besoin d'un mandat local pour comprendre et connaître les problèmes de ses concitoyens, c'est qu'il n'a rien compris à sa vocation. Par ailleurs je ne vois pas en quoi recevoir des lettres de quelques administrés en manque de clientélisme pourrait en quoi que ce soit permettre de s'occuper du bien commun, de l'ensemble de la communauté. Pour cela, point n'est besoin de cumuler des mandats. Penser et agir en bonne entente avec les élus locaux devrait suffir.
Ce qui nous amène à la première justification: un bon gros cumulard représentant de la nation et élu départemental, local ou régional, donnerait assurément plus de poids à sa collectivité locale. Laissez-moi rire. D'abord parce que le poids d'une collectivité locale sur la scène nationale est loin d'être déterminé uniquement par la politique. Ensuite parce qu'il faut avoir une bien piètre opinion de l'intelligence des administrés pour leur faire croire qu'un seul type cumulant deux ou trois mandats agira mieux, plus et plus vite que trois personnes qui agissent en bonne intelligence. Rappelons que l'un des députés les plus exemplaires de la Ve République fut Pierre Mazeaud, qui en matière de cumul n'est pas à dénoncer.
Un argument fallacieux, c'est un argument qui cache de véritables motivations, moins avouables. Emettons quelques hypothèses;
La première est que il est possible en fait que le boulot de député ne soit pas une fin en soi pour la plupart de nos représentants. Que ce soit un truc pour attendre mieux: ministre, ou maire d'une grande ville. Cela laisse songeur quant à l'importance que nos représentants attachent à la démocratie représentative.
La seconde est que ben vous comprenez, jusqu'à la loi contre le cumul des mandats, ben ces gens là cumulaient et n'avaient pas de travail à côté. Si bien qu'aujourd'hui ma bonne dame, un salaire de député, ben ça paye pas son foyer, faut bien arrondir les fins de mois.
La troisième rejoint la première, parce que j'aime citer mes hypothèses dans le désordre: il est probable que ce n'est pas la collectivité locale qui ait plus de poids avec le cumul des mandats, plutôt le cumulard lui-même, pour arriver à ses fins. Imaginons deux secondes un député qui soit aussi conseiller général, et qui veuille devenir maire. Et bien en tant que conseiller général il jouit d'un pouvoir de nuisance très puissant pour mener le chantage au niveau national pour qu'on l'aide à devenir maire (comprendre obtenir une investiture contre promesse d'arrêter de nuire) et abandonner ainsi son petit mandat de Conseiller Général.
La quatrième, c'est que tout de même, le cumul des mandats, c'est chouette pour un dernier truc: on peut facilement jouer sur la confusion des charges et de la décentralisation. Prenons un exemple au hasard: le député sortant (national) et conseiller général des Hauts de Seine (département) élu à Boulogne-Billancourt, Pierre-Christophe Baguet, se félicitait dans ses tracts électoraux de juin dernier d'avoir fait installer un nouveau lycée sur les terrains Billancourt. Le lycée étant compétence de la région.
Peut-être est-ce la confusion surtout, qui est la plus remarquable motivation au cumul, avec le poids politique. Mais il est urgent de remédier à tout cela. En effet, à cause du cumul des mandats, bien des cas de réintégration sociale se posent. Certains députés, débordés par leurs charges cumulées, auxquelles ils se dévouent bien entendu corps et biens, sont obligés d'abandonner toute activité professionnelle. Et alors ces braves gens deviennent financièrement totalement dépendants de leurs mandats. Dans ces conditions, on est capable de renier bien des choses, lorsqu'une réélection est en jeu. Y compris sa famille politique, peut-être même ses convictions, allez savoir.
Il faut remédier à ce problème des députés souvent obligés de renoncer à travailler à côté de leur mandat, et c'est bien plus sérieux que le précédent paragraphe. Parce que jusqu'à présent, on a décidé que les députés pourraient jouir d'une aide au retour à l'emploi, puis d'une retraite... Mais on marche sur la tête! Député n'est pas un mandat exécutif, de décision et de gestion, c'est un mandat de repésentation, pour le pouvoir législatif. C'est une charge, et elle a ceci de différent du mandat de maire, ou de ministre par exemple, qu'elle ne nécessite pas de savoir technique. C'est d'ailleurs pour cela que la démocratie représentative est vraiment démocratique.
Si les députés ne peuvent plus avoir d'activité professionnelle, alors on change profondément la nature de la représentation nationale. La proposition Balladur propose d'interdire le cumul du mandat de représentant du peuple (député ou sénateur) avec un autre mandat, c'est très bien. Qui peut dire que JF Copé fait un bon député, un bon président de groupe UMP, un bon conseiller régional, un bon avocat d'affaires et un bon maire de Meaux à la fois?
Je conclurais en ajoutant que limiter le cumul des mandats dans le temps me semble être une bonne idée, ne serait-ce que pour renouveler la classe politique: depuis 10 ans, la moyenne d'âge de l'Assemblée Nationale vieillit parce qu'il y a un renouvellement bien trop lent. C'est simple: aujourd'hui la moyenne d'âge du Sénat est plus jeune que la moyenne d'âge de l'Assemblée nationale. Et pourtant le mandat des sénateurs dure 9 ans.
Enfin, je vois une contradiction à vouloir plus de poids pour le pouvoir législatif et le Parlement, mais s'accrocher tout de même au cumul des mandats. Si les députés veulent du pouvoir, qu'ils se l'approprient, en ayant pour seul mandat électif celui de député. Cela leur permettra de mieux travailler, de travailler à côté, et ainsi d'être plus indépendant des partis.
Finissons en se réjouissant de voir Pierre-Mathieu Duhamel, maire de Boulogne, travaillant par ailleurs pour l'internationalisation de la Caisse d'Epargne, et refusant obstinément de cumuler son mandat de maire avec un quelconque autre mandat électif. C'est cela, donner du poids à sa ville.
Il y a une pétition ici. Pour que le discours de Sarkozy et les propositions de Balladur sur le cumul soient suivis des actes. Qui peut prétendre sérieusement qu'il est raisonnable qu'avec leurs charges ministérielles lourdes, la plupart des ministres de François Fillon se présentent aux élections municipales?
Où est la rupture?
23:20 Publié dans Idées, opinions, propositions | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : députés, politique, démocratie, cumul des mandats, baguet, pierre-christophe baguet, duhamel
13.11.2007
Wikipedia et investiture UMP
On peut désormais comparer les parcours respectifs des deux candidats à l'investiture UMP pour les élections municipales à Boulogne sur wikipedia.
Pierre-Mathieu Duhamel et Pierre-Christophe Baguet.
Voyons d'ici ce soir combien de fois ces pages auront été modifiées.
18:20 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : duhamel, baguet, Boulogne
10.11.2007
24 personnes qui décident pour 110000 autres.
Lundi la Commission d'investiture de l'UMP se réunira pour déterminer lequel des deux pretendants Boulonnais recevra l'onction du parti pour les municipales. Pour mémoire, voyons qui compose cette commission:
Jean-Claude GAUDIN, Bernard ACCOYER, Christine BOUTIN, Hervé de CHARRETTE, Philippe COCHET, Jean-François COPE, Edouard COURTIAL, Marie-Hélène DES ESGAULX, Bernard DEFLESSELLES, Patrick DEVEDJIAN, Nassimah DINDAR, François FILLON, Philippe GOUJON, Brice HORTEFEUX, Alain JOYANDET, Roger KAROUTCHI, Frédéric LEFEBVRE, Alain MARLEIX, Pierre MEHAIGNERIE, Hervé NOVELLI, Dominique PAILLE, Jean-Pierre RAFFARIN, Josselin DE ROHAN, André ROSSINOT.
24 personnes, dont 3 du 92, pour déterminer qui sera le candidat de l'UMP à Boulogne, entre le maire sortant et le député et conseiller général récemment engagé "avec conviction et passion" auprès de Nicolas Sarkozy.
Ils vont sans doute se décider sur la base de dossiers que quelqu'un leur aura confié, et qu'ils auront eu le temps d'éplucher pendant quelques voyages en train ou voiture. Au pire, un ami bienveillant se sera chargé de leur expliquer comme untel, ou untel, est plus compétent que l'autre pour prendre les rennes de la 36e ville de France, 2eme ville d'île de France, Boulogne-Billancourt. En beaucoup plus pire, ils auront reçu un coup de fil de l'Elysée.
Ces personnes, indépendantes du pouvoir, naturellement, dénuées de toute ambition personnelle qui pourrait être freinée par un vote malencontreux, évidemment, profondément concernées par les enjeux, les habitants et l'histoire de Boulogne-Billancourt, bien sûr, vont donc décider.
Je m'interroge: pourquoi à Paris ils ont eu des primaires à l'UMP? C'est une question de taille? Je croyais pourtant que Paris était la première d'une longue liste de ville honorant le principe de souveraineté des adhérents de l'UMP, comme les promesses de démocratisation de Nicolas Sarkozy l'avaient dit. Depuis de l'eau et des élections présidentielles, avec leur dose de ralliements négociés, ont passé sous les ponts, et les belles promesses de démocratisation de l'UMP ont du être jetées à l'eau. Et Neuilly a pu vivre son fait du prince et l'attribution de sa Baronnie au fidèle Martinon.
Bien entendu, si la Commission tranche en faveur du maire sortant, Pierre-Mathieu Duhamel, je serai content. Si elle tranche en faveur de l'autre, je serai dégoûté. Mais de façon plus générale, je me demande tout de même comment les militants UMP, dont je ne suis plus, peuvent accepter de se voir dessaisir du pouvoir de désigner leur candidat, après tant de promesses.
Le militantisme aveugle, et surtout muet, a des limites: citons en vrac et au choix, l'intelligence, la mémoire, les valeurs, le bien commun, le sens des priorités, l'amour-propre...
20:25 Publié dans Boulogne, UMP | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : Boulogne, municipales Boulogne, municipales, Baguet, Duhamel, élections, démocratie
03.10.2007
les lunettes ne font pas le maire
Christophe, pour qui je voterais si j'étais Putéolien, nous rappelle qu'il est possible qu'il devienne premier magistrat de sa ville en 2008, et en conséquence, nous demande quelle paire de lunettes siérait le mieux à cette nouvelle condition sociale.
Cela me donne l'occasion de rappeler que Jean-Pierre Fourcade a été le plus grand maire de Boulogne depuis longtemps, et qu'il a des lunettes vraiment affreuses, sans vouloir le vexer. En parlant de Jean-Pierre Fourcade et de Boulogne, je suis heureux de voir que Nicolas Sarkozy soutient la candidature UMP de Pierre-Mathieu Duhamel, et qu'il approuve la noblesse et le sens des responsabilités de Jean-Pierre Fourcade, qui a préparé sa succession en proposant au conseil municipal un nouveau maire sans pour autant abandonner le mandat que nous lui avons confié en 2001.
En effet, Nicolas Sarkozy a il y a deux jours salué la méthode consistant à préparer sa succession et ne pas laisser une ville entre les mains de n'importe qui: "quelqu'un qui part sans préparer sa succession, c'est quelqu'un qui n'est pas à la hauteur". Nous sommes bien d'accord. Quand on s'engage à diriger une ville, il faut voir loin. Mais il y a une différence tout de même. A Neuilly, le tout-puissant souverain impose un courtisan comme on octroie une baronnie. A Boulogne, l'ancien maire propose son successeur sans trahir le mandat qui lui a été confié.
Pierre-Mathieu Duhamel a été élu en 1995 comme conseiller municipal d'opposition (liste RPR), et a rejoint les premiers rangs de la municipalité à force de compétence et de travail, parce que c'est un homme brillant accoutumé aux lourdes responsabilités. Il est chaleureux mais discret. Trop discret? Il devrait changer de lunettes.
En face, un type auto-proclamé et auto-investi, passé du premier rang en 1995 au dernier aujourd'hui, à force d'incompétence et de fourberies, parce que c'est un homme bruyant accoutumé aux aléas d'étiquette politique qui font partie de sa charge de député pas trop responsable. Il est doucereux et mauvais. vraiment trop mauvais! Il devrait changer de lunettes.
En tous les cas, entre le maire et le porteur d'habits, j'ai choisi. Et je vous invite à astiquer vos verres, pour ne pas prendre les vessies pour des lanternes!
23:50 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : Boulogne, fourcade, baguet, ump, maire, duhamel, municipales 2008
18.03.2007
Boulogne-Billancourt a un nouveau Maire.
Samedi matin, Pierre-Mathieu Duhamel a été élu maire de Boulogne-Billancourt par le Conseil Municipal, par 46 voix pour, 2 votes blancs, et 7 abstentions (l'opposition compte 9 élus). L'ensemble du Conseil municipal a ainsi été réélu, pour que soit officialisée la passation de pouvoir entre Jean-Pierre Fourcade (qui devient 2eme Maire-adjoint) et M. Duhamel.
Mauvaise langue évidemment, je noterai que le maire-adjoint Thierry Solère a été le moins bien élu avec 38 voix. Pourtant, les élus du groupe UDF ont semble t-il respecté les volontés de rassemblement du maire fraîchement élu. Ce sont donc 8 voix UMP qu'il manque à M. Solère, pourtant délégué UMP de Boulogne. En 2001, il avait été déjà le plus mal élu des maires-adjoints avec 40 voix. Comme quoi, en 6 ans certains n'ont pas été bien convaincus de son "travail"...
Mais la question n'est pas là; Jean-Pierre Fourcade l'a expliqué lui-même; s'il se sentait la fraîcheur et la force de projeter Boulogne sur encore 6 ans, il ne pensait pas avoir l'âge permettant de prévoir sereinement le futur de la ville. Pierre-Mathieu saura continuer et apporter quelque chose de nouveau à la ville, magistralement administrée depuis 1995, et ce, je l'espère, pour quelques années.
Si on mesure le chemin parcouru, entre les chantiers au point mort de 1995, une ville au bord de la faillite, avec ce que Boulogne-Billancourt est aujourd'hui, je crois qu'on ne peut que s'incliner devant l'oeuvre du maire sortant, sans doute le plus grand maire de Boulogne.
01:25 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Fourcade, UMP, Duhamel, Boulogne
07.03.2007
Boulogne, toujours en de bonnes mains.
Le Parisien annonce ce matin la démission de Jean-Pierre Fourcade de son poste de maire de Boulogne-Billancourt. Je sens que demain je vais innover en Conseil Municipal en organisant un live-blogging.
Je tiens à saluer cette attitude noble et guidée par l'intérêt général; ils sont bien peu à avoir mené une ville avec autant de talent, de compétence et de passion, et à avoir préparé la suite avec pour seul souci l'intérêt général. L'équipe municipale va donc être un peu chamboulée demain en conseil municipal, et ça va être très intéressant et sans doute très émouvant à suivre.![]()
Merci monsieur le Maire.
10:10 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Boulogne, Fourcade, UMP, mairie, Duhamel, politique
07.12.2006
Pierre-Mathieu Duhamel, décoré par Alain Juppé: les discours
Voici grâce à Jean-Pierre Fourcade les trois discours d'hier soir, et de la remise des insignes d'Officier de l'Ordre National du Mérite à M. Duhamel par M. Juppé.
Je crois qu'ils sont assez éloquents pour expliquer l'admiration que l'on peut avoir pour ces trois hommes.
Cliquez sur les vidéos pour les regarder en plus grand format.
Jean-Pierre Fourcade
Alain Juppé
Pierre-Mathieu Duhamel
22:55 Publié dans Boulogne, UMP | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : UMP, politique, Juppé, Fourcade, Duhamel, Boulogne
06.12.2006
Pierre-Mathieu Duhamel, Officier de l'Ordre National du Mérite
Ce soir, Pierre-Mathieu Duhamel, Maire-adjoint de Boulogne chargé de l'éducation et de la culture, et ancien directeur du budget de la France, a reçu les insignes d'Officier de l'Ordre National du Mérite des mains d'Alain Juppé, accompagné de Jean-Pierre Fourcade. Loin de la campagne et des débats, Alain Juppé a salué les compétences et la probité de Pierre-Mathieu Duhamel, ainsi que toutes ses qualités humaines, qui font de lui aujourd'hui le digne successeur de Jean-Pierre Fourcade, qui a d'ailleurs exprimé le souhait de voir son adjoint lui succéder pour la commune.
mais aussi aux Boulonnais. Etaient présents la presque totalité des élus municipaux, ainsi que quelques invités de marque venus saluer M. Duhamel; la Princesse Kamatari, Madame Françoise de Panafieu (les deux futurs maires des deux plus grandes villes d'Ile de France réunis?), Madame Isabelle Debré et M. Kosciusko-Morizet en tête, mais aussi beaucoup de Boulonnais et la presque totalité des militants actifs de l'UMP de la ville, prêts à soutenir le maire et son équipe municipale après la présidentielle.23:45 Publié dans Boulogne, UMP | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Juppé, Duhamel, Boulogne











