17.06.2009
Le conte fantastique de Paulette de la Brosse
Petite satire reçue par e-mail d'un primesautier citoyen d'une "grande ville d'Île de France, située dans l'Ouest parisien". Je la retranscris ici, ne pouvant m'empêcher de questionner la compétence de l'aréopage de cette grande ville... que je pense reconnaître.
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Le conte se passe dans cette grande banque franco-belge, DEXIA, spécialisée dans le crédit aux collectivités, qui fut si sévèrement touchée par la crise dite des sub-primes, que les états furent contraints de la recapitaliser lourdement pour éviter sa faillite.
DEXIA finance de très nombreuses villes en France, et certains montages fondés sur des variables exotiques ont été durement vécus par certaines d’entre elles, qui tentent désespérément de les renégocier.
Cette grande Ville de l’Ouest parisien, métropole majeure de l’Ile de France, n’a jamais accepté ces offres exotiques et toxiques, seulement des financements aux bases traditionnelles, un peu décalées dans la folie des années précédentes .
Ce jour là, l’adjointe aux finances de cette ville a pris rendez-vous avec le directeur du département Bernard Dupont, pour « étudier tous les prêts en cours ». Auparavant, DEXIA traitait directement avec le maire, et Bernard Dupont se souvient avec quelques frissons de l’ancien ministre qui jonglait avec les taux, le Pibor, la BCE et face à qui il fut de maintes fois en péril, ou de son successeur, haut fonctionnaire des chiffres, qui devait avoir un ordinateur à la place du cerveau tant il calculait vite et sans erreur.
Avec eux pas de fantaisie ou d’exotisme, de la rigueur jusqu’à l’austérité !
Bernard Dupont n’avait jamais encore rencontré la nouvelle adjointe aux finances, Paulette de la Bosse.
Elle se présenta à l’heure, et Bernard Dupont vint l’accueillir pour prendre l’ascenseur qui menait au 37eme étage de le tour, celui des réceptions VIP. Dès entrés dans l’ascenseur, Paulette de la Bosse l’entreprit sur les prêts à taux variables qui constituaient les toxiques tueurs des banques et des collectivités. Bernard Dupont vit là une dure entrée en matière, avec le rappel des turpitudes financières de DEXIA.
Dans le salon de la réunion, Paulette de la Brosse poursuivit sa diatribe contre les prêts à taux variables, assimilés à des variables toxiques, qui portaient en eux des risques mortels ; certains prêts contractés par la Ville étaient à taux variables, il fallait les changer.
Bernard Dupont n’en revenait pas !
Les prêts variables étaient indexés sur le TBB ou le PIBOR, en €uros, à des taux avantageux pour la ville, et l’évolution annoncée de l’inflation et des taux de la BCE permettait d’envisager une baisse réelle de leurs coûts.
Paulette de la Brosse expliqua alors que la Ville était au bord de la faillite à cause de la gestion précédente, et qu’une mise sous tutelle par le Préfet n’était pas à exclure ; dans ces circonstances, la Ville devait se défaire de tous ses prêts à taux variables, toxiques, et leur substituer des prêts à taux fixes que sa compétence de comptable permettait de comprendre et de gérer.
Etouffé de rire intérieur, Bernard Dupont s’excusa quelques minutes pour conter l’histoire à ses collaborateurs.
Décidemment le métier de banquier réservait bien des surprises, pas seulement mauvaises.
C’est ainsi que DEXIA accepta la renégociation des prêts variables en taux fixes, plus chers d’un demi-point.
Après tout, le métier de Bernard Dupont était de vendre de l’argent, dans les meilleures conditions pour sa banque,
pas d’enseigner la finance à une comptable.
11:02 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boulogne-billancourt, dexia, actifs pourris, finances, collectivité locale, baguet, comptable
24.03.2009
Impôts locaux à Boulogne: + 11,5% !
Le sort s'acharne sur la majorité municipale: après l'effroyable fatalité qui frappe d'impuissance la maire-adjointe et conseillère générale Marie-Laure Godin, l'empêchant de libérer le HLM du Conseil Général qu'elle occupe depuis deux ans, une nouvelle victime est à déplorer: Madame Béatrice Belliard, maire-adjointe aux affaires générales et ex-présidente de l'association des Contribuables actifs est frappée d'amnésie. En effet, pas plus tard que l'année dernière, en pleine campagne électorale, elle déclarait ...
Jeudi dernier, à l'occasion du premier budget de sa majorité, elle vote sans y prendre garde une augmentation de 9% des taux d'imposition ce qui, adjoint à l'augmentation des bases, porte l'augmentation des impôts locaux à 11,5%!
Décidément, on découvre chaque jour les dédits de Pierre-Christophe Baguet.
Pour un article détaillé présentant les faiblesses économiques et budgétaires de l'équipe en place, voir ici. Et quelques débats supplémentaires du conseil municipal, ici.
11:55 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : baguet, pierre-christophe baguet, godin, marie-laure godin, belliard, impôts locaux
11.12.2008
Crise du logement
Le Parisien d'avant-hier nous apprend que Marie-Laure Godin, maire-adjoint de Boulogne-Billancourt et Conseiller général, cumultant 6000€ de salaires, loge toujours dans le HLM départemental qu'elle avait obtenu (à raison) il y a quelques années. 3 pièces pour elle-même et sa fille, un logement assez généreusement attribué par l'office départemental des HLM (en effet, pour deux personnes, il est rare d'obtenir une telle satisfaction d'espace).

Nous en avions bien sûr tous connaissance, et j'avoue que Roberto Cristofoli me casse mon coup, puisque je comptais publier le (relatif) scoop sur ce blog dans quelques mois (le temps, justement, qu'il soit légitime de demander ce que Mme Godin fait encore dans son HLM).
Effectivement, comme Marie-Laure Godin le plaide elle-même dans l'article du Parisien, c'est dur de trouver un logement en ce moment. Il faut pouvoir justifier de trois fois le loyer en salaire, et un bel appartement 3 pièces à 2000€ par mois c'est dur à trouver à Boulogne-Billancourt.
Mais, rassurons-nous, elle a "quelques pistes". Système D, la débrouille, quoi.
Je comprends d'autant mieux les difficultés de Madame Godin à trouver un appartement, même 8 mois après ses élections, que j'ai vu les nouvelles affiches de la Fondation Abbé Pierre qui nous démontre les difficultés à se loger pour certaines personnes (qui généralement ne sont pas maire-adjoint, elles).
Elles sont superbes.
Mais, effectivement, si même une famille avec 3 enfants ne peut pas trouver mieux que 12m², comme deux personnes pourraient trouver mieux que 3 pièces à 490€ par mois en HLM? Allons, allons, laissons à Maire-Laure le temps de se retourner... 8 mois, c'est bien trop peu pour céder la place à quelqu'un qui en a vraiment besoin!
Aucune réaction de Pierre-Christophe Baguet pour le moment, qui, me dit-on, continue de recevoir des demandes de HLM de citoyens boulonnais dans le besoin, qui figurent parfois sur liste d'attente depuis 3 ans. Espérons que l'attente de Mme Godin pour trouver un appartement digne de sa personne (c'est important, la dignité), soit moins long.
PS: j'admets ma mauvaise foi et l'horrible raccourci. Mais c'est vraiment révoltant.
13:21 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : baguet, boulogne, marie-laure godin, parisien cristofoli
19.11.2008
Arc de Seine et Val de Seine vont-elles fusionner?
Robert Cristofoli, du Parisien, nous apprend (et, paraît-il, apprend aux élus de Sèvres et aux élus de l'opposition de Boulogne), que deux grandes communautés d'agglomération des Hauts de Seine vont fusionner: Arc de Seine (bulbe santinien articulé autour d'Issy-les-Moulineaux et des bébés que le Maître a semé dans les villes environnantes), et Val de Seine (Sèvres et Boulogne, initiée par Fourcade et Kosciusko-Morizet).
Stupeur. Nous avons une communauté d'agglomération modeste qui marche très bien. Nous avons réussi à relativement homogénéiser nos politiques fiscales locales, et ça marche très bien. Les actions de péréquation entre Sèvres et Boulogne sont équil
ibrées, et le financement de nos divers projets, de voirie, notamment, sont là encore fixés.
Je m'étonne tout de même que cette fusion, si fondée soit-elle, n'ait même pas fait l'objet d'un débat en conseil municipal de la ville. Ni d'ailleurs au sein de l'assemblée de la Communautée d'agglomération du Val de Seine (CAVDS).
Le Parisien conclut son article par cette sombre perspective: "Reste à savoir qui prendra la tête de cette imposante communauté d'agglomération de 235000 habitants aujourd'hui - sans doute 250000 une fois le quartier du Trapèze (Boulogne) habité. La logique voudrait que cette présidentce aille à l'un des maires des deux communes les plus importantes: soit à Pierre-Chrostophe Baguet, soit à son mentor en politique André Santini, maire d'Issy, dont les observateurs font remarquer "qu'il ne restera pas indéfiniment ministre"."
André Santini deviendrait donc le président de ma Communauté d'agglomération? Ou bien Pierre-Christophe Baguet, toujours incapable de présenter un budget 2009 de la ville de Boulogne-Billancourt?
Pour mémoire, on rappellera un petit comparatif des taxe professionnelle et taxe d'habitation des villes des deux communautés d'agglomération:
Comparatif Taxe Professionnelle et Taxe Habitation
| Agglomération | Commune | Taxe professionnelle 2008 (source CCIP) | Taxe Habitation 2008 |
| Arc Seine | Chaville | 12,99 | 14,95 |
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| Issy | 12,67 | 9,99 |
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| Meudon | 12,68 | 14,03 |
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| Vanves | 13,49 | 15,16 |
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| Ville d'Avray | 12,50 | 8,93 |
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| Val de Seine | Boulogne | 9,16 | 9,74 |
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| Sèvres | 9,16 | 11,78 |
Et enfin, on rappellera que la Communauté d'agglomération Boulogne-Sèvres a une particularité notable, en France: elle est la seule communauté d'agglomération dont le président et le vice-président ont refusé toute rémunération/indémnisation pour leur tâche. Ceci de moins pour le contribuable.
C'est notamment bien différent du fonctionnement Santinien, avec son président et ses cinq vice-présidents. Mais je suis certain, depuis les tréfonds de mon moi profond, que Pierre-Christophe Baguet trouvera les mots et les subtilités politiques pour persuader son mentor de ne plus se faire rémunérer.
14:36 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : arc de seine, santini, baguet, hauts de seine, politique
28.09.2008
Lettre ouverte à PCB
Monsieur,
Aussi étonnant que cela puisse paraître, je ne pense pas à vous nuit et jour, j'ai une vie riche et intéressante au regard de laquelle les querelles que vous me cherchez régulièrement ne sont rien.
Il se trouve qu'une partie de ma vie est liée à Boulogne-Billancourt, et il se trouve que, comme on n'a pas grand chose en commun vous et moi, et que vous - et d'autres qui, à défaut de me convenir mieux, sont plus sereins que vous - y faites de la politique, nous nous y sommes opposés bien souvent.
Et ça va sans aucun doute continuer: vous n'aimez pas ce que j'écris, moi je n'aime pas ce que vous faites. Or, "sans la liberté de blâmer, il n'y a pas d'éloge flatteur". Par exemple, en juillet dernier, en plein conseil municipal, votre majorité vous a élevé un ban de manière tout à fait spontanée. Si, ça s'est vu, c'était un moment d'émotion irréfléchie à l'état pur. Et bien la contrepartie de ce ban, c'est moi. C'est moi, et tous ceux qui ne sont pas d'accord avec vous (aux dernières estimations, au moins 56% des électeurs), qui permettons que, de temps en temps, votre propre majorité vous élève un ban sans trop de ridicule. Bien sûr, je n'attends pas que vous me remerciez jamais en public, mais de temps en temps, dans le fond de votre coeur, vous devriez m'en être reconnaissant.
Et c'est ému de cette reconnaissance muette que je sais grandir en vous, que je me permets de continuer à ne pas être d'accord avec vous et à le dire. Comme beaucoup d'autres boulonnais, d'ailleurs.
Si je vous écris aujourd'hui, c'est pour remettre certaines choses en place: j'ai 23 ans, vous en avez 30 de plus. Je n'avais pas 16 ans que vous cherchiez déjà à m'expliquer la vie, selon des méthodes que je ne qualifierai pas, qu'il nous suffise aujourd'hui de rappeler qu'elles ont failli vous coûter cher et que si je suis toujours là, et toujours opposé à votre conception de la politique, c'est qu'elles n'étaient pas les bonnes (les méthodes).
Mais comme je vous l'ai dit, il n'y a pas que la politique dans la (ma) vie. Et, par exemple, quand je promets à une amie d'assurer la musique de l'événement qu'elle organise, c'est parce que cela me fait plaisir et que la perspective de passer la journée en compagnie de gens chaleureux me réjouis. Pas une seconde je ne pense à vous, vous n'avez tout simplement pas de place dans ma vie quotidienne. Bien sûr, je sais que vous allez passer, et vous voulez que je vous dise? je m'en fous complètement: vous êtes élu de cette ville, un événement y est organisé, c'est normal que vous soyiez là, et je sais que vous ne vous attarderez pas parce que, et après tout c'est normal aussi, vous avez autre chose à faire.
Alors je me demande vraiment le pourquoi de la scène de colère que vous nous avez jouée, du caprice que vous avez fait, des menaces que vous avez proférées ce jour-là, parce que j'avais le mauvais goût d'être dans votre champ de vision, sans vous voir, sachant pourtant pertinemment que je n'étais pas là pour vous.
Dans ces cas-là oui, je me demande qui de nous deux a 30 ans de plus que l'autre, et qui s'en sort le plus dignement.
10:57 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : boulogne-billancourt, baguet, politique
25.09.2008
La technique du voleur Chinois (suite)
J'ai entendu dire que M. Baguet avait été chagriné de mon précédent billet traitant de la peau de chagrin de démocratie locale qu'il nous préparait depuis le début de son mandat (quoi? seulement 6 mois?). Je rebondis donc.
Que fait le voleur chinois, dans le cas -rare- où le gentil marchand qui se fait peu à peu voler son bien, se rend compte que l'objet des convoitises du voleur chinois est peu à peu déplacé vers la sortie? Imaginons: le marchand dit un truc genre "tiens, vous vous intéressez à l'objet? Souhaitez-vous que je vous le montre un peu mieux?" Le voleur chinois "euh, non, non, pas de souci, oups, j'ai mon pot-a-feu en retard à l'école qui sonne à la porte, au revoir!".
Ben là, donc, la situation boulonnaise actuelle se prête à une suite de ce genre. A un rebond.
Car rebond il y a. Certes, désormais, le conseil municipal est diffusé en streaming sur le site de la ville. C'est la classe, d'autant que jusqu'à présent il n'y a pas eu "d'incident technique" opportun. Et que en conséquences, nous avons pu suivre les facéties de nos élus lors du Conseil municipal de juillet. Pour voir s'il est toujours autorisé d'entrer avec un appareil photo et/ou une caméra dans la mairie, j'irai d'ailleurs tout à l'heure en conseil municipal muni d'une caméra, pour ne vraiment rien rater du spectacle.
Le voleur chinois, donc. Le numéro d'été du BBI, journal d'information dont M. Baguet s'est voulu responsable de la publication (quelle audace!) dès le début de son mandat, diffusait une tribune de la majorité. Une pleine page. Que l'on ne s'offusque pas: la parité majorité/opposition est respectée, puisque l'opposition dispose elle aussi d'une pleine page. Enfin, d'une demie-page par groupe d'opposition. Enfin bref.
La pleine page de la tribune de la majorité s'intitulait ainsi: "des placards pleins et des caisses vides!". TRES subtil. Mme Belliard, experte reconnue des comptes publics auprès des néophytes, déployait des arguments et des chiffres erronés, peu amènes à l'égard des services municipaux, sans doute un peu insultants à l'égard des équipes précédentes qui ont géré la mairie (celle de M. Fourcade, et celle de M. Duhamel).
C'est une tribune en tout cas bien indélicate pour Thierry Solère, ancien maire-adjoint de Fourcade et Duhamel, et surtout Christine Bruneau, ancienne maire-adjoint chargée des affaires générales de Fourcade et Duhamel, qui ont tout ce temps voté les décisions et admiré la façon de gérer de les deux édiles, sans avoir pu soupçonner une seconde ce remplissage de placards de la part de deux grand commis d'Etat, reconnus de tous (le premier fut ministre de l'économie et directeur de la banque de France, le second responsable des douanes et directeur du budget de la France)!
Qui l'eût cru? Ou plutôt, qui le croit?
M. Fourcade a demandé au directeur de la publication un droit de réponse, comme la loi l'y autorise. Et bien le responsable de la publication du BBI, maire de la ville par ailleurs, n'a pas éprouvé le besoin de répondre. Dommage pour la loi du 29 juillet 1881.
Messieurs Fourcade et Duhamel ont donc du, chacun de leur côté, porter plainte pour diffamation.
C'est quand même dommage d'en arriver à de telles choses. Si M. Baguet était capable de répondre dans la courtoisie et le respect aux demandes qu'on lui adresse, la démocratie locale boulonnaise irait sans doute mieux. Mais, évidemment, cela risquerait de démontrer qu'il a parfois tort.
Enfin, quand je dis parfois...
18:45 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : baguet, fourcade, duhamel, bbi, démocratie
16.06.2008
La technique du voleur Chinois
Le voleur chinois n'est pas une brute. Il n'est pas du genre à entrer dans un magasin, braquer le vendeur, le scandaliser, le malmener, puis lui voler son bien et s'enfuir en courant. Non. Le voleur chinois est plutôt du genre sympa. Il vient tous les jours au magasin pour dire bonjour.
Mais à chaque fois qu'il vient, il déplace un objet, toujours un peu plus loin de l'endroit où il était à l'origine. Il le déplace, vers la porte, immuablement. Jusqu'au jour où, le vendeur ayant totalement oublié l'existence de l'objet, le voleur chinois n'a plus qu'à repartir avec, tranquillement.
Il en est de même à Boulogne-Billancourt. M. Baguet, comme je l'avais prédit, avec quelques autres (à vrai dire, 55% des votants), est un mauvais maire. Et comme je l'avais prédit aussi, son incompétence le bouffe. Il se rend compte qu'il est mauvais, qu'une ville de 110000 habitants avec un budget en conséquences, nécessite une carrure bien plus large que ses petites épaules cintrées, et donc, M. Baguet devient méchant. En répondant méchamment (et souvent à côté de la plaque) aux élus d'opposition, en décidant que désormais, chaque groupe d'opposition n'aura plus droit qu'à deux questions orales, en agressant systématiquement certains membres du Conseil Municipal... voire parfois en usant de propos fort disgrâcieux à l'égard de leur famille.
La nullité, le problème, c'est qu'elle transparaît au moins dans une publication municipale: le journal officiel. Las! Alors que depuis 2002 tous les Conseils municipaux sont publiés en pdf sur le site de la mairie, ils ne le sont plus depuis 2 mois!
Rien n'oblige en effet le maire à publier le journal officiel. Surtout s'il n'a rien à se reprocher. Mais là voilà, cela fait deux mois que le JO n'est plus disponible sur le site de la mairie (malgré la promesse qu'il sera très bientôt de retour). Alors on se pose des questions: technique du voleur chinois?
Et on aurait raison de se la poser: lors du dernier conseil municipal, une habitante de la ville (ma soeur en l'occurence, mais ça n'est pas le sujet) a été interdite d'entrée dans la salle du Conseil sous prétexte qu'elle avait une caméra! Or, il se trouve qu'un article du code général des Collectivités Territoriales garantit à tout citoyen le droit de filmer et prendre des images du conseil municipal et des élus, sous condition que cela n'entrave pas la quiétude de l'assemblée.
Et bien M. De Sade, le directeur de Cabinet de m. Baguet a lui-même interdit cette citoyenne d'entrer munie de sa caméra, au mépris de la loi.
Bref, la ville de Boulogne se transforme lentement mais sûrement en nouveau Puteaux. Voilà qui devrait intéresser Christophe Grébert...
01:03 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : baguet, boulogne, boulogne-billancourt, démocratie, démocratie locale, municipal
27.04.2008
Les Boulonnais n'auront pas leur cadeau de Noël
Comme je me sens un peu coupable de délaisser mon blog (mais c'est pour la bonne cause, vous verrez), je reprends une activité que j'aime beaucoup: casser du sel sur le dos de M. Baguet. Qui, voûté comme il est, reste une cible de choix.
Dans la seule réunion de M. Baguet où je suis allé pendant la campagne, j'ai entendu cet inénarrable protecteur des Boulonnais clâmer: "Patrick Devedjian en a fait la promesse, le Conseil Général rachètera le Château de Rothschild! Ce sera le cadeau de Noël du Conseil Général des Hauts de Seine aux Boulonnais!".
L'homme était transfiguré! Lui, le petit entraîneur de basket sans le bac, armé de lunettes un peu classe qui faisaient oublier ses échecs scolaires et sa méconnaissance crasse des dossiers, pouvait donner une promesse aux Boulonnais. Ouais, un cadeau de Noël. Et pas obtenu auprès de n'importe qui: obtenu auprès de Patrick Devedjian, siouplaît.
Mais voilà, un mois après son élection, M. Baguet a été obligé de renoncer au beau cadeau de Noël. L'article du Parisien repris par Mon Boulogne-Billancourt est savoureux: M. Baguet s'y justifie tout en tâchant de ne pas avoir l'air trop intellectuellement malhonnête. Ce qui, même dans un journal complaisant, est compliqué vu la situation.
Attachez-vous bien: le propriétaire actuel du château (un homme d'affaires Saoudien) ne veut pas vendre à un prix décent parce qu'il y aurait 10000m² à construire sur le terrain jouxtant le château et dont il est aussi propriétaire. En effet, ce n'est pas la ruine qui constitue le château de Rothschild qui a de la valeur, mais bien ce terrain attenant, de 7000m² (et non 10000m² comme le prétend Baguet), au nord de Boulogne-Billancourt, entre un espace vert et Paris.
Là, ça devient savoureux. Baguet s'insurge donc: la municipalité précédente (Jean-Pierre Fourcade) aurait rappelé au propriétaire qu'un terrain attenant était constructible. Du coup, ce sale Saoudien empêche le bon M. Baguet d'honorer sa promesse de campagne.
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L'histoire ne manque pas de sel: il se trouve que ces 7000m² de terrain constructible à côté du château était présent dans le Plan d'occupation des Sols voté en 1983 par le Conseil Municipal, pour aménager le parc de Rothschild, donation de la famille du même nom à la ville de Boulogne.
M. Baguet a beau jeu de dénoncer une municipalité qui a administré la ville entre 1995 et 2007, soit treize ans après le vote du POS.
Mais ce n'est pas fini. Ce type si sympathique à lunettes sérieuses et rectangulaires qu'est M. Baguet, ce type qui connaît à fond les dossiers et ne sait que dire la vérité aux gens, ce héron de la politique, ce faucon de la stratégie de gestion et d'urbanisme, ce condor des dossiers fastidieux, cet "autodidacte", était conseiller municipal en 1983.
C'était même son premier mandat de conseiller municipal. En tant que tel... il a fait partie de la "méchante municipalité" qui a voté le POS des terrains Rothschild. Il a participé à cette opération qui le met aujourd'hui dans l'embarras pour honorer une promesse électoral de petit politicard. De deux choses l'une, soit Baguet est un menteur, soit c'est un vrai nul qui ne connaît pas ses dossiers. Soit les deux, évidemment.
Pendant la campagne, nous n'avions pas manqué de souligner l'irréalisme budgétaire consistant à promettre le rachat et le réaménagement du château par le Conseil Général (40 millions d'euros contre 30 millions d'euros annuel de budget d'investissement du Conseil Général pour la culture). Nous pouvons maintenant affirmer ce que nous dénoncions déjà alors: M. Baguet est un méchant démagogue.
Peut-être que, lors d'un Conseil de Quartier, nous pourrons l'interpeller sur le sujet... ça a de bons côtés la démocratie.
22:19 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : boulogne, boulogne-billancourt, baguet, démocratie, conseil général, rothschild, populisme
30.03.2008
"Le Conseil Municipal, c'est l'armée Mexicaine!"
Réflexion entendue au sortir du Conseil Municipal de Boulogne, 2eme de la période Baguet, qui s'est tenu vendredi soir. Ce Conseil municipal fut l'occasion d'assister à quelques échanges plutôt drôles, à la stratégie de M. Baguet dont les ficelles sont si grosses qu'on se demande si c'est du à sa vanité ou à de la bêtise.
La nommination des maires-adjoints fut une joie sans partage. "J'ai créé 21 postes d'adjoint, dont 2 ne sont pas encore attribués". 21 postes d'adjoint... et 20 conseillers municipaux délégués. Un Conseiller Municipal délégué est mieux payé qu'un conseiller municipal "lambda" parce que sa charge de travail est alourdie par des Commissions plus lourdes. Pendant la mandature de Jean-Pierre Fourcade, il y a eu jusqu'à 7 conseillers municipaux délégués. On se demande comment justifier cette hausse des salaires du Conseil Municipal... Comptez: 19 salaires d'adjoints à 2700€ par mois, plus 20 salaires de conseillers municipaux délégués (plus de 600€ par mois), plus celui du maire (à peu près 5000€ me dit Wikipedia)... et les 15 conseillers municipaux d'opposition, qui touchent 260€ par mois. Nous ne connaissons pas encore le traitement des futurs très importantes personnes qui siègeront au "Conseil Economique et Social Boulonnais".
J'affinerai les chiffres quand j'aurai les montants exacts, mais j'ai plutôt donné dans la fourchette basse. Faites le calcul.
Parce que s'il avait été utile de nommer 20 conseillers municipaux délégués, je ne doute pas que cela aurait été fait auparavant. Non, tout cela a une drôle d'allure. C'est un peu comme si il ne fallait que personne ne se sente trop rabaissé par rapport aux autres. Tous généraux, pas un seul homme de troupe: l'armée Mexicaine!
Restent ces 2 maires-adjoints fantômes. A pêcher parmi les 15 conseillers municipaux d'opposition, sans doute... il n'y a pas de date pour l'ouverture de la chasse au conseil municipal. Le drôle, c'est que la loi ne permet pas de nommer des conseillers municipaux délégués si tous les postes de maires-adjoints ne sont pas pourvus. Sans doute la préfecture va t-elle taper sur les doigts de M. Baguet.
Et puis il y a la façade donc. Ces 2 fauteuils de maires adjoints apparemment destinés à d'autres élus que ceux de la majorité. Et il y a l'envers. L'envers, c'est qu'il n'y a pas de place, aucune, pour les conseillers municipaux d'opposition, au sein de la Société d'Aménagement et d'Economie Mixte (SAEM) des terrains Renault.
Goûtez le beau déni de démocratie: il existe 8 places pour les conseil municipal dans la SAEM, et les conseillers généraux des cantons de Boulogne y siègent aussi. Les trois conseillers généraux de Boulogne-Billancourt siègent aussi au Conseil Municipal, dans la majorité de M. Baguet. Cela fait donc 11 élus municipaux prêts à siéger à la SAEM. Et bien: pas un siège pour l'opposition!
Alors que sous la mandature de M. Fourcade, le chef de l'opposition Pierre Gaborit, était administrateur de la SAEM. Alors que dans les divers voyages, à New-York pour discuter avec la New-York University par exemple, le chef de l'opposition était du voyage.
L'opposition (PS et Unis pour Boulogne-Billancourt) a rassemblé 56% des voix aux municipales, les terrains Renault ont été le sujet majeur de la campagne, mais pas un seul élu d'opposition ne siègera à la Société d'Aménagement et d'Economie Mixte des terrains Renault.
C'est beau la démocratie sauce Baguet.
Sa justification?
M. Baguet: "J'aurai besoin de 8 élus de ma majorité pour siéger à la SAEM"
M-H Vouette (PS): "Est-ce à dire que vous ne faîtes pas confiance aux élus d'opposition pour siéger dans l'intérêt des Boulonnais?"
M. Fourcade: "Mais, Monsieur Baguet, les conseillers généraux y siègent aussi, cela vous fait plus que 8 sièges..."
M. Baguet: "Le Conseil Général n'a rien à voir avec la ville, c'est une administration indépendante!"
Et vous, comment goûtez-vous d'être pris pour des imbéciles de façon aussi grossière?
L'armée Mexicaine, mais avec des bras cassés quand même...
21:18 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : baguet, fourcade, boulogne, billancourt, boulogne-billancourt, élections, municipales
20.03.2008
Victoire à la Phtirius
Quelques jours de silence. On me l'a fait remarquer. Que voulez-vous? La campagne m'a fait prendre du retard dans pas mal de trucs. La publication devrait reprendre la normale bientôt, petit à petit. Nous avons donc perdu. Si vous me permettez ce petit écart, je remarque que, depuis ma majorité, je perds toutes les élections pour lesquelles je m'engage. Référendum pour le Traité Constitutionnel Européen, Présidentielle (même si je n'ai pas franchement milité), législatives, municipales et cantonales la semaine dernière.
L'étonnant, c'est que, au lieu de me vexer, à chaque fois l'impression d'avoir bien fait est plus forte. A chaque fois, sauf pour la présidentielle, j'ai eu l'impression d'expliquer et défendre des idées, des idéaux, des gens qui en valaient la peine. Qui proposaient une vision de la politique, une réforme institutionnelle, un progrès, qui serait bon pour la Cité.
Mon côté romantique est de croire qu'un jour, les Boulonnais nous remercierons d'avoir fait campagne contre les propositions démagogiques et la campagne de dénigrement de M. Baguet. En vérité, notre campagne a commencé bien tard, et notre compétiteur avait déjà beaucoup d'avance. Les rumeurs et autres saloperies circulaient déjà en sous-main. Les pires histoires, les mesquineries les plus vicieuses, dont je vous épargnerais le détail. Pléthore de bêtises et propositions aussi irréfléchies que démagogiques. Destruction de la vision de la ville existente pour un véritable néant intellectuel et culturel.
Et aujourd'hui, 3 jours après la défaite, la revanche des médiocres. De ces gens écartés de la ville par la gestion rigoureuse de Fourcade depuis 13 ans, qui reviennent. Qui sont revenus dimanche soir en mairie, avec une bannière "Baguet, un Boulonnais pour Boulogne", des cornes de brûme dans les salons d'honneur de l'Hôtel de Ville. La revanche de la médiocrité vous dis-je.
Je ne regrette pas un seul instant mon engagement, parce que nous nous battions contre tout un système. Un système dans lequel un parti s'est substitué au rôle des citoyens. Nous pourrons y revenir, au fil des notes. Bernard Manin serait une lecture saine.
Au final, Pierre-Christophe Baguet et ses partisans ont gagné, félicitons-les, ils ont tout compris à la démocratie, à ses travers, aux zones d'ombre du système. Ils ont su exploiter, par mimétisme ou par cynisme, la paresse des gens, la facilité qu'ils ont à croire à 2 phrases destructrices qu'à un long paragraphe argumenté. De ce point de vue, la comparaison des blogs de campagne et de leur contenu est sans appel.
Que vont-ils faire à présent?
La majorité municipale de Baguet est déjà divisée entre Baguétistes et Solériens, qui vont se tirer dans les pattes pendant 6 ans. Et Baguet s'y connaît en division de majorité.
Vendredi, le conseil municipal nouveau sera élu. Depuis peu, les conseillers municipaux ne sont plus élus poste par poste, mais d'un seul vote pour un plan de conseil municipal d'ensemble. Ce que je trouve très anti-démocratique d'ailleurs. Une fois ceci fait, nos 10 conseillers d'opposition bien gagnés auront du travail, avec l'opposition socialiste (5 élus) pour empêcher les nouveaux "propriétaires" de ne pas faire trop de bêtises.
M. Baguet reste tout de même le maire le plus mal élu de l'histoire récente de Boulogne. Avec plus de 56% de votants Boulonnais pas convaincus par son projet, et près de 50% d'abstention. Qu'il n'aille pas s'imaginer qu'il lui serait proprement légitime de défaire tout ce qui a été fait sous prétexte d'orgueil personnel. Sous prétexte de vouloir "laisser sa marque".
Si il ne veut pas que Boulogne se souvienne de lui comme d'une guigne, il devra écouter son opposition. Ne pas transformer le conseil municipal de Boulogne-Billancourt à l'image de ceux de ses voisins d'Asnières (période Aeschliman) ou Puteaux. L'ennui avec les gens médiocres, c'est que quand ils ne peuvent plus assumer et défendre leurs projets, ils finissent par devenir inquiets, et donc, par museler les forces de proposition alternatives.
On verra bien ce que donnera cette "victoire à la Phtirius". En espérant que M. Baguet ne dira pas en plein Conseil Municipal à un élu qui veut lui poser une question "casse-toi, ou tu prends un coup de boule".
01:56 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : baguet, boulogne, boulogne-billancourt, tunnel, avenue édouard vaillant, avenue du général leclerc, jean-pierre fourcade







