19/07/2007

Être caissier ou caissière de supermarché

 "J'aimerais que nos élèves qui ont eu la chance de vivre dans des milieux protégés – je ne parle pas des malheurs personnels mais matériels, aillent voir ce que c'est qu'être, par exemple, caissier ou caissière dans un hypermarché, à une heure et demie de transport de son domicile."
 "Il s'agira pour eux, au moins une fois dans leur vie, poursuit-il, de se trouver pendant un mois en immersion avec le public, sous le stress d'une obligation de production continue, avec la fatigue du temps de transport le matin et le soir. Cela se fera entre la première et la deuxième année de Sciences-Po".
 
483e263fdd2a14b1afd10485e59815d6.jpg "Il", c'est Richard Descoings, qui nous avait déjà sondé il y a quelques temps sur l'idée d'établir un stage ouvrier d'un mois ou deux entre la première et la deuxième année de Sciences Po. Aujourd'hui donc, l'idée du stage ouvrier a changé pour un concept un peu différent: envoyer les enfants aisés de la rue Saint-Guillaume en banlieue lointaine pendant un mois, histoire que cette immersion leur apprenne des choses. Un peu. 
 
 L'image de Paris Hilton allant en prison vient de me traverser l'esprit. Que j'ai aujourd'hui un peu primesautier.
 
 
 Que ce soit clair: je trouve cette idée excellente. Cela fait quelques temps que je trouve que Descoings fait beaucoup de médiatique mais rien de bien concret pour suivre sa politique d'ouverture de Sciences Po. En gros, si il y a bien des étudiants de ZEP qui viennent à Sciences Po, ce n'est pas pour autant que:
1. Sciences Po et ses étudiants se mobilisent pour les ZEP
2. Les étudiants "lambdas" de Sciences Po s'intéressent à la vie de leurs camarades issus de ZEP.
 
Le 31 juillet dernier, j'essayais de mettre à plat ma critique du système ZEP de Sciences Po, je ne vais pas la répéter. 
 
 
 Néanmoins devant cette annonce, beaucoup de gens, dont Sébastien, se sont dit que quand même c'est un peu fort de café, cette vision ultra superficielle et artificielle de mélanger les milieux sociaux. Pourquoi ne pas organiser des Safaris à Bondy, pendant qu'on y est? Je caricature un peu, mais c'est à peu près la réaction.
 
 A tous ces gens, je dois leur dire qu'ils ne connaissent pas les étudiants de Sciences Po. En master, ils sont grands, plus internationaux, ils ont passé une année en Erasmus ou en stage, et ils savent déjà pour l'immense majorité ce que c'est de vivre et rencontrer des gens différents.
 
 Un élève de fin de première année de Sciences Po, ça ressemble à ça (photo à droite, quel dommage que je sois contraint d'effacer la photo suite à une demande pressante de l'intéressé...). Et je vous assure que ce n'est pas une farce ou une photo prise à une occasion exceptionnelle. Certes, je caricature encore un peu... Rue Saint-Guillaume, j'ai croisé bon nombre de gens parfaitement ouverts et normaux, que justement ça intéresserait d'aller faire caissier un mois loin de chez eux. Toutefois, il faut tout de même réaliser qu'il y a à Sciences Po une reproduction sociale à la Bourdieu élevée, et que les groupes se créent aussi par l'appartenance ou non à la tribu, l'adhésion ou non à des codes, et que parmi ces codes, celui de l'argent et la démonstration de l'aisance est important.
 
 Pourquoi donc la proposition de Descoings est-elle utile? Parce que justement, ce programme va gêner beaucoup d'étudiants établis dans un confort pour lequel ils ont peu de mérite, et va peut-être leur mettre un peu de plomb dans la cervelle. Leur aérer le cervelet et les ouvrir à une France qu'ils ne connaissent pas, tant ils assimilent leur microcosme et leur façon de vivre comme étant "la vie normale".
 
 Vous me direz: "oui, mais tu as dit que en master les étudiants étaient bien différents!". C'est vrai. Cela ne veut pas pour autant dire qu'on n'a pas le droit de se former au monde plus tôt.
 
 
 Reste tout de même un point négatif à cette idée de Richard Descoings, c'est le côté caractère assez passif de l'initiative. Les étudiants de Polytechnique donnent des cours de maths en banlieue. Ceux de l'ESSEC font du soutien scolaire. Pourquoi les étudiants de Sciences Po n'auraient-ils rien à apporter à des jeunes de leur âge qui n'ont pas les mêmes avantages? Je continue à penser que c'est plutôt par ce genre de relation qu'on arrive à ouvrir quelqu'un aux autres. A faire en sorte qu'il y ait une reconnaissance de soi en l'autre, et réciproquement.
 
 J'ai pu cette année grâce à un projet avec d'autres étudiants aller dans plusieurs associations qui s'occupent d'intégration, d'alphabétisation, et de réinsertion dans la société. J'ai sans doute de ces expériences beaucoup plus appris qu'en cours de "Enjeux Politiques". C'est en donnant qu'on sert le mieux le projet d'égalité des chances. Le projet de Richard Descoings manque de quelque chose de simple: donner l'idée aux étudiants qui feront ce mois en banlieue qu'ils font quelque chose de bien. Qui leur apporte, et dans lequel ils peuvent donner quelque chose.  
 
 
 Je soupçonne Richard Descoings d'être enfermé dans une contradiction structurelle. Alors qu'il veut faire grandir ses étudiants et les confronter au monde, il a du mal à les priver d'un confort qu'il n'est pourtant absolument pas obligé de leur laisser. Ce serait en fait beaucoup plus ambitieux d'obliger les étudiants à donner d'eux-mêmes pour les autres. 

08/06/2007

Tabernacle!

 Je risque fort l'année prochaine de partir au Québec, pour 6 mois à l'université de Montreal, pour étudier la place de l'Europe dans les relations internationales avec trois autres étudiants de l'IEP de Paris. C'est un double-cursus avec Sciences Po, qui me permet de partager ma dernière année en deux; 6 mois là-bas, et 6 derniers mois pour finir le master d'Affaires Européennes. J'ai préféré aller respirer l'air frais (de septembre à février!) du Canada plutôt que des stages à Paris... Je ne sais pas si j'ai bien fait; mais mes professeurs et mes amis m'ont tous conseillé d'acheter le visa.

 Je vais donc consulter avidement le dictionnaire Québécois en ligne, et me préparer à l'été Indien... et au grand froid qui suit!

20/04/2007

Royal Vs Sarkozy, le 2eme tour de Sciences Po.

Comme annoncé, LaPéniche.net, le site des étudiants de Sciences Po, a rendu public les résultats de son sondage auprès des étudiants, avec en prime une petite comparaison des résultats des sondages menés dans diverses Grandes Ecoles Françaises.
A Sciences Po, 870 étudiants se sont prêtés au jeu, dont 187 étudiants de 1ère année, 227 de 2ème année, 96 de 3ème année, 147 de 4ème année, 127 de 5ème année, 25 Prep'Ena et 16 doctorants.
 

17/04/2007

Sciences Po vote

medium_peniche.jpg LaPéniche.net, le site des étudiants de Sciences Po, a lancé une grande consultation des étudiants de l'IEP de Paris. Quelques questions simples: intention de vote du premier tour, puis intention de vote au second tour, selon tous les cas de figure qui pourraient réunir les 4 candidats produisant des scores à deux chiffres dans les sondages. Il y avait ce matin déjà plus de 400 votants.

 Les résultats seront connus vendredi, à 23h. Ce seront donc les derniers chiffres concernant le premier tour de la présidentielle que je mettrai sur mon blog. Le décalage avec le résultat national sera sans doute amusant à analyser. Même si j'entends d'ici les néo-Le Péniste (ou néo-Besancenistes) plus ou moins extrémistes dénoncer les "Enculés de Petits Bourgeois" et leur école du système, dont il n'est pas si étonnant qu'elle soutienne Bayrou/Royal/Sarkozy, vu la théorie du complot qui se trame sur le dos du petit peuple etc etc. J'arrête là les délires.

 medium_publicsenat.jpg

 Tout ça pour dire aussi que dimanche soir, il faudra regarder les résultats du 1er tour sur Public Sénat, non-pas que Pierre Sled soit particulièrement meilleur que David Pujadas, mais parce que j'ai incontestablement plus de charme que Serge July :-)

 

06/04/2007

"enculés de Petits Bourgeois!"

 Hier, Le Pen est venu pour la première fois à Sciences Po, à l'invitation du magazine ELLE. Richard Descoings avait proposé au gros Bon Aryen de rentrer par une petite porte. Mais non, Le Pen a demandé à rentrer par la grande porte de la rue Saint-Guillaume, et pas par la rue des Saints-Pères, derrière.

 Il comptait évidemment se faire une bonne grosse pub, accueilli sous les huées des étudiants. Cela n'a pas raté, les excités de SUD et de l'Unef lui ont fourni sa blague du jour: "il est plus difficile de rentrer à Sciences Po que dans une banlieue". J'aurais préféré un accueil glacial, dans un silence de mort. Faute de pouvoir l'organiser, avec quelques uns nous avons tenté de créer des slogans décalés, humoristiques, pour tourner l'arrivée de Le Pen en ridicule. Nous avons été traités de Le Pénistes par les militants de l'Unef, qui n'avaient au final qu'une envie: passer à la télé.

 Dans un sens, Le Pen a raison: cet accueil violent sera sans doute l'objet d'histoires au coin du feu, quand les militants de l'Unef, cheveu rare et ventre rond, raconteront leur fait d'arme à leur descendance.

 On comptait montrer qu'à Sciences Po on apprend la sociologie politique, de l'analyse politique, de l'histoire. On a prouvé hier que certains n'ont pas bien révisé leurs cours.

 Il n'en restera pas moins l'éructation de Le Pen devant sa petite-fille qui lui servait de bouclier humain: "Petits Bourgeois de merde! Enculés de petits bourgeois!". Rappelez-moi combien il paye l'ISF?

 


26/02/2007

2eme semestre

 Rentrée des cours aujourd'hui à Sciences Po; le deuxième semestre m'ouvrira à des domaines aussi variés que du lobbying européen, des institutions politiques comparées des pays de l'UE, du droit communautaire matériel, la gestion et le contrôle politique commun (sic), ainsi que deux cours dont les contours et le cadre m'échappent un peu; un d'Europe politique en question, l'autre d'enjeux politiques. 

 Sans oublier les cours de langue et un jeu de simulation de négociation entre Commission, Conseil et Parlement dans le cadre du vote d'une directive, qui s'étalera sur 4 mois. 

 A côté des études, mon projet collectif In Cite qui continue, le Grand Jury Européen de la CCIP prévu le 24 Mars, ainsi évidemment que les deux campagnes qui vont nous tenir en haleine d'ici juin, celle de Nicolas Sarkozy et celle de Dorothée Pineau.

23/01/2007

La France, compétitive?

 Hier soir les Jeunes UMP Sciences Po organisaient une conférence avec Clara Gaymard, ancienne présidente de l'Agence Française pour les Investissements Internationaux, et Richard Collasse, directeur de Chanelmedium_gaymard.JPG au Japon, et surtout président du Comité de Commerce Européen au Japon (une sorte de gros lobby pour promouvoir les entreprises Européennes a Japon).

 Je n'ai pas pu rester jusqu'à la fin, et je n'ai assisté qu'aux deux présentations liminaires des deux intervenants. J'ai été surpris par le décalage entre le réalime teinté d'esprit positif de Richard Collase, comparé à l'euphorie colorée d'un peu de mauvaise foi de Clara Gaymard, qui a tout de même réussi à nous présenter un film de promotion de la France à l'étranger sans un mot pour l'Europe et en s'appropriant Airbus et Ariane comme des réussites 100% Françaises... Et par la suite, une intervention pour casser des mythes type: medium_collasse.JPG"les Français ont peur de la concurrence" ou bien "pays pessimiste et morose", etc... J'ai un peu l'impression que quand on a travaillé toute sa vie pour l'Etat depuis la fin de ses études, on n'a plus un regard bien éclairé sur la France...

 De son côté, Richard Collasse, a rappelé comme la politique industrielle Française et les investissements étrangers auraient été facilités avc la ratification du Traité Constitutionnel. Il nous a raconté aussi la vision nipponne de notre pays, mais aussi l'idée que le Japon est sans doute ben plus protectionniste que la France, et ce avec plus de nuance que Clara Gaymard. Ce doit être le côté "libe-penseur" et indépendant du personnage.

 Car finalement, si la France est aussi ouverte aux investissements étrangers, n'est-ce pas parce qu'elle y est obligée par l'Union Européenne? Si les entreprises Françaises sont aussi concurrentielles, n'est-ce pas grâce aux aides Européennes, à la politique de concurrence de l'UE qui les protèges, et aux normes Européennes qui imposent une exigence certaine de formation de la main d'oeuvre et de qualité des produits à l'exportation?

 J'ai du partir avant de poser mes questions malheureusement.

12/12/2006

Conférence de Shimon Peres

Shimon Peres est donc venu hier matin à Sciences Po. Je vous passe les contrôles de sécurité et la rue Saint-Guillaume bloquée, et entre de plein pieds dans une conférence au cours de laquelle M. Peres a eu de très belles phrases, mais qui s'est exposé à la critique, et sur son discours, et sur son attitude, en voulant laisser le plus de place possible au dialogue.

 

Richard Descoings nous le présente comme un homme de parole libre, qui souhaite que la sagesse puisse contribuer au débat public. L'ensemble du discours de M. Peres sera ponctué de "Why", et de "I don't know", qui me laissent songeur.

Shimon Peres débute la conférence en nous confiant qu'il ne partage pas les craintes de la plupart de ses contemporains, qui voient dans le monde d'aujourd'hui un ciel couvert et des terres gorgées de sang. Selon lui le monde n'est pas en désordre, en proie à des dangers, mais il est enceint, prêt à accoucher d'une nouvelle civilisation. Le monde ancien disparaît, et l'inquiétude est normale.

Ce changement, rien ne peut l'enrayer. Ni les idéologies, ni les armes. L'ancien monde était celui des territoires, des armées et des frontières. Le nouveau sera celui des sciences et des technologies, qui ne peuvent pas être conquises par les armées.

La globalisation du monde est un changement profond: il oblige les peuples, les entreprises et les pays à s'ouvrir. Grâce à elle, plus de raison pour se battre pour des terres, et l'agriculture n'est plus une source vitale de vie. Shimon Peres se demande, de ce point de vue, qui a eu le plus grand impact sur l'Europe d'aujourd'hui, Napoléon ou bien Jean Monnet? J'aurais volontiers répondu que les deux sont complémentaires. Shimon Peres préfère ne garder de Napoléon que les tombes qu'il a laissées de Cordou à Moscou, tandis que Jean Monnet bâtit un projet, qui est sans doute le plus grand projet jamais réalisé par une communauté d'hommes différents.

 

Dans le monde d'aujourd'hui, qui précède l'accouchement de ce monde nouveau, les gouvernement n'ont plus de main-mise sur l'évolution du monde: ils ne maîtrisent plus l'économie, ni la démographie, et les conflits bilatéraux se font rares, tandis que les armées ne sont pas faites pour combattre la terreur, et le meilleur exemple en est que les USA dépensent un demi-milliard de dollar par jour en Irak sans résultat.

L'Islam n'est pas un ennemi du monde nouveau; il y a un quiproco entre ce monde et certain musulmans, qui pensent que la modernité mette en danger leurs rites et traditions, et qui sont donc amenés à se battre contre la modernité. Comment pour autant instaurer un dialogue entre les cultures? Shimon Peres ne nous donne pas de réponse, mais laisse entrevoir un rôle que pourrait jouer des Nations-Unies réformées, qui ne se contenteraient plus uniquement du dialogue sans issue et de l'action par le biais des gouvernements, qui essayent d'être populaires avant d'être sages.

 

Shimon Peres achève son discours en nous rappelant que la politique ne doit servir que de grandes causes. A se servir soi-même sans s'intéresser à la politique, alors on reste un petit destin. Si on sert un cause, et qu'on donne une partie de sa vie à celle-ci, la vie est bien plus excitante et plus utile. Cet optimise peut fare sourire, mais c'est justement ce que Shimon Peres dénonce: l'optimisme n'est jamais pris au sérieux.

 

Il finira pas les paroles d'un Professeur Sud-Africain: le monde est basé sur les différences. Il n'existe pas seulement un droit d'égalité, il doit y avoir un droit égal d'être différent.

 

 

Le "débat" plus tard (effet de teasing oblige).

 

11/12/2006

Shimon Peres

 je retravaille cette note tout à l'heure, mais j'ai globalement été déçu par la conférence donnée par ce grand homme de paix, qui a cédé à un politiquement correct qui frisait la mauvaise foi. Le débat a en plus été confisqué par des intervenants obnubilés par le conflit Israélo-palestinien, et ne se rendant pas compte des limites de la liberté de parole de M. Peres.

 

 En attendant le compte-rendu, je cours à une réunion du Mouvement européen avec Pierre Lequiller. A tout à l'heure.

08/12/2006

Conférence exceptionnelle de Shimon Peres

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M. Shimon PERES, Vice-premier ministre de l’Etat d’Israël, Prix Nobel de la Paix, prononcera une conférence exceptionnelle le lundi 11 décembre à 10h en Amphithéâtre Emile Boutmy.
 

Inscription obligatoire sur :
http://www.sciences-po.fr/presse/conference_peres/

Votre carte d'étudiant, d'enseignant ou professionnelle ainsi qu'une pièce d'identité et le courrier électronique confirmant votre inscription vous seront demandés pour accéder à la conférence.

 
Comme d'usage, j'espère pouvoir vous en faire un petit compte-rendu.

29/11/2006

Première Soirée de l'association "Europe élargie"

 L'association "Europe Elargie", initiée à Sciences Po Paris par des camarades de promotion de Dijon (cycle Europe - Europe Centrale et Orientale) vous propose leur soirée de rentrée, à l'occasion de la fête nationale Roumaine, ce vendredi 1er décembre. En effet, cela fera alors 88 ans que la Roumanie s'est unifiée.

 

 Le rendez-vous est au bar l'Abbaye, 35, rue de Grenelle, métro Sèvres-Babylone ou bien Saint-Germain, à partir de 21h.

 

 Petit rappel historique:

 Le 1er décembre 1918, après la défaite de l'Empire d'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, la Transylvanie, la Bessarabie et la Bukovine sont réintegrées dans l'union de la Roumanie. Avec la Valachie et la Moldavie (ayant obtenu leur indépendance face a l'Empire Ottoman en 1877), ces provinces forment la Grande Roumanie. L'Union est proclamée le 1er décembre a Alba Iulia, en Transylvanie, haut lieu du nationalisme roumain. Apres 1918, la Roumanie a pour système politique la monarchie constitutionnelle et parlementaire, sous le roi Ferdinand Ier. Le début de l'entre-deux-guerres peut être considéré comme "l'âge d'or" de la démocratisation et de la modernisation de la Roumanie désormais unifiée, ainsi que la réalisation de l'idéal multiculturel par l'intégration des nouvelles provinces.

 

21/10/2006

La République à l'école

medium_viens_rachid.jpg Entrés en Master de Sciences Po, les étudiants qui le souhaitent peuvent organiser ce que l'on appelle des projets collectifs. Le nombre d'étudiants varie selon l'ambition du projet, mais globalement les groupes sont composés de 4 à 6 étudiants. Simulation d'Assemblée Générale des Nations Unies, Concours international de création d'entreprise, cycles de conférences... Les projets ne manquent pas.

 

 Avec six autres étudiants de l'IEP de Paris (Sciences Po), nous sommes en train d'organiser un projet que l'on pourrait résumer comme étant "La République à l'école", et qui serait assez similaire à ce qu'organisent les élèves de l'Ecole Nationale de Magistrature dans certains lycées de ZEP. L'objet est de suivre deux classes de villes différentes, simultanément tout au long de l'année, et de présenter aux élèves tous les échelons du pouvoir qui régissent leur vie quotidienne, et qu'ils ne connaissent pas bien. Du Conseil Général au Parlement européen, présentations et visites ont pour but de leur présenter l'institution, ses tâches, les élus, et de leur faire comprendre de quelle façon on peut influer sur les décisions de l'organe démocratique qu'on leur présente. 

 Nous voulons suivre deux classes de secondes, de différentes villes et composées d'élèves issus de milieux socio-culturels différents. Nous recherchons donc un lycée de Zone d'Education Prioritaire de banlieue parisienne, ainsi qu'un autre lycée de banlieue moins "complexe".

 Partant de la constatation que l'ignorance mutuelle est la source de la plupart des incompréhensions qui se sont manifestées des pires des manières en hiver dernier, l'idée est évidemment qu'il est possible d'instaurer un contact avec la politique et les politiques à condition de savoir qui ils sont et ce qu'ils font. Le but est de parler purement de l'organe politique et de ses compétences, sans entrer dans les querelles ou débats partisans.

 

 Notre groupe rassemble des étudiants issus de différents pays (Français, Roumaine, Letton, Tchèque), étudiant dans des masters différents (Métiers de l'Europe, Affaires Publique, Droit économique, Recherche), et d'obédiences politiques différentes.

 A la fin de l'année, les expériences que nous auront acquises, les obstacles et les besoins axquels nous aurons été confrontés, ainsi que nos interventions rédigées, accompagnées d'une évaluation par les élèves de ce que nous leur auront apporté seront archivés dans un carnet de bord qui pourra servir à celui qui le demandera.

 

 Elus locaux, professeurs ou responsables associatifs intéressés par notre projet, veuillez s'il vous plaît me contacter.

 

Pierre Catalan,

Au nom du projet "République à l'école". 

12/10/2006

Mardi, première conf de méthode de Sciences politiques: ambiance

medium_arton5.jpg Mardi avait lieu la première conférence de méthode de Principes de Sciences Politiques. Le système consiste à un cours magistral et à une conférence de méthode durant laquelle se succèdent exposés, fiches et discussions. Les Sciences Politiques autrefois matière obligatoire à Sciences Po, et que j'ai pu approcher grâce à des cours avec certains des plus éminents chercheurs de sociologie politique, et par mon stage a CEFRES, ne rassemble plus aujourd'hui sur les quelques 500 étudiants en master que 36 personnes.

 Lors de cette première conférence, le professeur demande aux 16 étudiants présents (deux conférences divisent la classe en deux) de se présenter, de dire ce qui les intéresse, et enfin, d'indiquer s'ils sont affiliés à un parti.

 Le premier est au PS. La seconde a pris sa carte au PS pour Ségolène. Un troisième est militant d'Attac. Une autre du Parti Communiste, et croit à une candidature unitaire de la gauche anti-libérale. Heureusement, les 10 autres ne semblent pas encartés.

 "Bonjour, Pierre Catalan, j'ai déjà pu approcher les sciences politiques par les cours de Philippe Braud, François Bafoil, Hans Dieter Klingemann, et un stage au CEFRES. Je suis particulièrement intéressé par les débats partisans, l'apparition du populisme en démocratie, ainsi que par les différentes représentations que l'on a du libéralisme et des notions de droite et de gauche entre Vieille et Nouvelle Europe. Je suis membre de l'UMP depuis 5 ans."

 

Regard amusé de mon voisin de droite. Sceptique ou carrément hostile de mes vis-à-vis PC et Attac.

 

 

 Ambiance...

 

23/09/2006

J'ai mon emploi du temps!

 Les inscriptions en ligne de Sciences Po pour le master ont fini hier. Je dois dire que, même si je ne vois pas d'alternative à l'inscription, la course sur internet entre tous les étudiants pour avoir une place dans tel ou tel cours avant qu'il ne soit rempli m'attriste un peu. D'autant plus que je me suis fait avoir!!

 Je ne me suis pas fait avoir sur les cours; j'ai heureusement réussi à obtenir chacun des cours que je cherchais. Les horaires laissent à désirer et ne me laisseront pas beaucoup de temps libre les week-ends et dans la semaine pour bosser à la campagne présidentielle ainsi qu'au Mouvement Européen (alors que je viens de me proposer pour co-animer l'Europe à l'école pour les Jeunes Européens Sciences Po, ainsi que pour les Hauts de Seine...). J'aurai cours du lundi matin au samedi midi, et seuls le lundi et le mardi après-midi seront libres.

 A mon programme de cours obligatoires au master de métiers de l'Europe, Système politique et juridique de l'Union européenne (avec Monsieur Renaud Dehousse, s'il vous plaît!), ainsi que Finances Publiques européennes, Politiques de l'Union européenne, Histoire de l'Europe (je préférais le nom que l'on donnait à Dijon d'histoire DES Europes qui me paraît plus réaliste).

 D'enseignements optionnels, j'ai choisi un cours de Principes de Sciences Politiques (un peu de Sciences Sociales pour poursuivre ma passion née à Dijon), ainsi qu'un séminaire avec Gilles Kepel (rien que ça!) sur la Crise au proche-Orient, ses sources, ses conséquences et ses enjeux.

 Et, bien sûr, les langues, en dépit de la politique lamentable de Sciences Po sur le sujet (pas assez d'heures de cours surtout), le Tchèque et l'Anglais, bien sûr, ainsi que la reprise du Russe!

 

 Evidemment, toute cette note pas uniquement pour vous informer de la teneur de mon emploi du temps, mais pour sa conclusion logique: je propose des cours de soutien scolaire et de préparation aux concours des IEP.

 

 A part ça, j'essaierai de vous faire des comptes-rendus de temps en temps du contenu des cours, que j'espère pouvoir vous donner à télécharger dans la colonne de gauche en fin de semestre.