16.07.2009
Les Comptes fantastiques de Paulette de la Brosse (épisode 2)
La saga de Paulette de la Brosse, maire-adjointe aux finances d'une grande ville de proche banlieue parisienne, continue...
-- - - - - - - - -
Ce matin, Paulette de la Brosse est inquiète.
Son maire lui a confié la mission de renflouer la Société d’Aménagement dont la ville possède 13%. La trésorerie de cette Société mixte, chargée de l’aménagement de la Grande Terre, va à vau-l’eau depuis les dernières élections et sa reprise en main par le nouveau maire : quelque 30 millions d’€uros attendus n’ont pas été versés à la ville, les promoteurs ayant incompréhensiblement refusé de payer alors que tout le projet engagé est bloqué depuis les élections.
André Squali, le vrai patron de tout, avait été net avec le maire de cette ville, dans le langage fleuri qu’il adore:
« Je vous ai laissé 13% et la présidence de la Société, ça te fait une ligne sur ta carte de visite, tu vois que je suis bon. Mais maintenant, ou bien vous payez, ou bien vous virez ! »
Comment trouver 30 millions quand les charges foncières n’ont plus d’acheteur, et que le budget global est grevé par les dépenses?
Toutes les constructions prévues par les maires précédents ont été annulées ou remises en cause, les ventes et recettes afférentes renvoyées sine die, et l’immobilier d’entreprise est en baisse de 75%, alors que son maire venait d’en faire son axe de développement privilégié.
Paulette de la Brosse est face à son destin :
Qu’il est long, le chemin parcouru, depuis les chiffres des bilans et comptes des entreprises, qu’elle étudiait du temps où elle travaillait, il y a longtemps, et ses responsabilités actuelles !
Elle doit maintenant prendre des décisions et des risques financiers, et elle est seule.
Son maire ne comprend rien aux finances, et ses collègues ne font pas la différence entre investissement et amortissement.
Elle fait alors appel à son nouvel ami le banquier Bernard Dupondt, qui lui propose la solution-miracle :
« Je vais faire appel à deux confrères et constituer un pool bancaire, qui prêtera les 30 millions que vous devez à la Société d’Aménagement, plus ceux que vous devrez bientôt, soit 110 millions en tout ».
« Mais il faudra les rembourser ! « dit Paulette, effarée.
« Certes, mais cela s’aménage : on va monter un remboursement différé du capital, par exemple in fine à 5 ou 6 ans, et d’ici-là vous ne paierez que les intérêts » susurre Bernard Dupondt.
« Bien sûr pas de taux variables » assène Paulette, un peu rassurée.
« Non ! non ! ne vous inquiétez pas ! Sourit Dupondt. Jamais nous ne vous ferions une chose pareille. On va établir un montage spécial, rien que pour vous, parce que nous tenons vraiment à vous et que nous sommes prêts à tous les sacrifices pour vous garder. Il s’agira d’un taux variable sur Euribor, mais le taux ne sera fixé que le jour de la mobilisation des fonds ; c’est vous qui choisissez ! … » (« … à quelle sauce vous voulez être mangée », acheva-t-il dans sa barbe).
Paulette, conquise, sort de la tour d’un pas altier.
Son maire est enthousiaste ;
« Un remboursement après 2014, après les prochaines élections ? Ce sera le problème de ceux qui nous survivront, on prend ! »
Paulette explique que les gentilles banques si empressées de leur rendre service n’émettent qu’une toute petite exigence : la garantie de la ville, adossée à une cession des créances qui leur donnerait le pouvoir effectif sur la gestion de la ville en cas de problème. Son maire n’écoute déjà plus : il a un besoin pressant d’argent, pour clouer le bec à ceux qui doutent de sa gestion, et pour se maintenir aux yeux d’André Squali, il l’a trouvé, le reste n’est que littérature – ou finances.
Un de ses importants collègues, Timor Lalune, connu pour une agilité financière dont il tire le meilleur profit, lui dit qu’il fera son affaire de la garantie du conseil des conseillers en conseils, avant de partir déjeuner.
Paulette de la Brosse est heureuse ; la chrysalide est devenue papillon,
et elle fait désormais partie des cadors de la finance, ce que son ami Bernard Dupondt lui a confirmé. Un brave homme, ce Dupondt : juste avant de quitter son département pour un étage plus élevé de la tour, il lui a confié, tout sourire, qu’il lui doit à elle, et à elle seule, la juste promotion de ceux qui réalisent l’impossible.
20:47 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.06.2009
Les comptes fantastiques de Paulette de la Brosse (épisode 1)
Petite satire reçue par e-mail d'un primesautier citoyen d'une "grande ville d'Île de France, située dans l'Ouest parisien". Je la retranscris ici, ne pouvant m'empêcher de questionner la compétence de l'aréopage de cette grande ville... que je pense reconnaître.
- - - - - - - -
Le conte se passe dans cette grande banque franco-belge, DEXIA, spécialisée dans le crédit aux collectivités, qui fut si sévèrement touchée par la crise dite des sub-primes, que les états furent contraints de la recapitaliser lourdement pour éviter sa faillite.
DEXIA finance de très nombreuses villes en France, et certains montages fondés sur des variables exotiques ont été durement vécus par certaines d’entre elles, qui tentent désespérément de les renégocier.
Cette grande Ville de l’Ouest parisien, métropole majeure de l’Ile de France, n’a jamais accepté ces offres exotiques et toxiques, seulement des financements aux bases traditionnelles, un peu décalées dans la folie des années précédentes .
Ce jour là, l’adjointe aux finances de cette ville a pris rendez-vous avec le directeur du département Bernard Dupont, pour « étudier tous les prêts en cours ». Auparavant, DEXIA traitait directement avec le maire, et Bernard Dupont se souvient avec quelques frissons de l’ancien ministre qui jonglait avec les taux, le Pibor, la BCE et face à qui il fut de maintes fois en péril, ou de son successeur, haut fonctionnaire des chiffres, qui devait avoir un ordinateur à la place du cerveau tant il calculait vite et sans erreur.
Avec eux pas de fantaisie ou d’exotisme, de la rigueur jusqu’à l’austérité !
Bernard Dupont n’avait jamais encore rencontré la nouvelle adjointe aux finances, Paulette de la Bosse.
Elle se présenta à l’heure, et Bernard Dupont vint l’accueillir pour prendre l’ascenseur qui menait au 37eme étage de le tour, celui des réceptions VIP. Dès entrés dans l’ascenseur, Paulette de la Bosse l’entreprit sur les prêts à taux variables qui constituaient les toxiques tueurs des banques et des collectivités. Bernard Dupont vit là une dure entrée en matière, avec le rappel des turpitudes financières de DEXIA.
Dans le salon de la réunion, Paulette de la Brosse poursuivit sa diatribe contre les prêts à taux variables, assimilés à des variables toxiques, qui portaient en eux des risques mortels ; certains prêts contractés par la Ville étaient à taux variables, il fallait les changer.
Bernard Dupont n’en revenait pas !
Les prêts variables étaient indexés sur le TBB ou le PIBOR, en €uros, à des taux avantageux pour la ville, et l’évolution annoncée de l’inflation et des taux de la BCE permettait d’envisager une baisse réelle de leurs coûts.
Paulette de la Brosse expliqua alors que la Ville était au bord de la faillite à cause de la gestion précédente, et qu’une mise sous tutelle par le Préfet n’était pas à exclure ; dans ces circonstances, la Ville devait se défaire de tous ses prêts à taux variables, toxiques, et leur substituer des prêts à taux fixes que sa compétence de comptable permettait de comprendre et de gérer.
Etouffé de rire intérieur, Bernard Dupont s’excusa quelques minutes pour conter l’histoire à ses collaborateurs.
Décidemment le métier de banquier réservait bien des surprises, pas seulement mauvaises.
C’est ainsi que DEXIA accepta la renégociation des prêts variables en taux fixes, plus chers d’un demi-point.
Après tout, le métier de Bernard Dupont était de vendre de l’argent, dans les meilleures conditions pour sa banque,
pas d’enseigner la finance à une comptable.
11:02 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boulogne-billancourt, dexia, actifs pourris, finances, collectivité locale, baguet, comptable
24.03.2009
Impôts locaux à Boulogne: + 11,5% !
Le sort s'acharne sur la majorité municipale: après l'effroyable fatalité qui frappe d'impuissance la maire-adjointe et conseillère générale Marie-Laure Godin, l'empêchant de libérer le HLM du Conseil Général qu'elle occupe depuis deux ans, une nouvelle victime est à déplorer: Madame Béatrice Belliard, maire-adjointe aux affaires générales et ex-présidente de l'association des Contribuables actifs est frappée d'amnésie. En effet, pas plus tard que l'année dernière, en pleine campagne électorale, elle déclarait ...
Jeudi dernier, à l'occasion du premier budget de sa majorité, elle vote sans y prendre garde une augmentation de 9% des taux d'imposition ce qui, adjoint à l'augmentation des bases, porte l'augmentation des impôts locaux à 11,5%!
Décidément, on découvre chaque jour les dédits de Pierre-Christophe Baguet.
Pour un article détaillé présentant les faiblesses économiques et budgétaires de l'équipe en place, voir ici. Et quelques débats supplémentaires du conseil municipal, ici.
11:55 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : baguet, pierre-christophe baguet, godin, marie-laure godin, belliard, impôts locaux
18.03.2009
Le Godinothon est lancé
Magnifique début de mobilisation des Boulonnais, un peu plus de deux jours après l'appel à la solidarité pour Marie-Laure Godin, qui, 368 jours après sa double élection, n'a toujours pas trouvé d'appartement pour quitter son HLM magré des indemnités de Conseiller général et de maire-adjoint.
Car oui, Boulogne se mobilise! Boulogne, unanime pour rendre à Marie-Laure Godin une dignité perdue dans des recherches sans fin et sans aboutissement! Merci aux deux jeunes personnes qui ont ouvert leur carnet d'adresse (et peut-être même un moteur de recherche internet), pour me faire parvenir ces deux annonces:
Un excellent plan au Pont de Sèvres, de particulier à particulier: 70m², entièrement en neuf, 3 pièces + parking et terrasse (13m², de quoi poser une belle petite table pour réunir les enfants un jour de printemps!), le tout pour 1390€ par mois! Le quart des indemnités d'élue de Mme Godin! Et peut-être une vue sur le marasme immobilier que le nouveau maire prépare sur l'Île Seguin!
Une autre bonne adresse, quartier un peu plus rupin, proche Porte de Saint-Cloud, 55m², 3 pièces + balcon et cave, avec possibilité de parking, pour 1250€ par mois charges comprises.
Merci beaucoup chers Boulonnais; continuez à m'envoyer des bons plans et à ouvrir votre coeur pour Mme Godin, qui peine tant à concilier ses charges d'éue et sa vie privée.
Non, Madame Godin, vous n'êtes pas seule!
23:20 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : marie-laure godin, pierre-christophe baguet, boulogne-billancourt, hlm
16.03.2009
Un an après, Mme Godin a-t-elle quitté son HLM?
J'en parlais le 11 décembre dernier, juste après la parution d'un article du Parisien dévoilant que la maire-adjoint et conseillère générale de l'équipe Baguet, Marie-Laure Godin (photo - Benjamin Lemaire), occupait toujours un HLM de 3 pièces à 480€/mois malgré des émoluments s'élevant à près de 6000€ mensuels.
Cela faisait 8 mois que l'équipe Baguet était en place et que Mme Godin touchait ses nouvelles "indemnités" (pour ne pas dire salaire) d'élue. Il était déjà proprement scandaleux qu'elle n'ait pas songé à mettre fin à cette anomalie, à l'époque.
Mais aujourd'hui 16 mars, voilà, cela fait un an que Baguet est là. Et un an que Mme Godin occupe un appartement obtenu parce qu’au moment où elle l’avait demandé, elle touchait 1700 € par mois. Après avoir plus que triplé son revenu mensuel, Mme Godin n'a manifestement pas eu le temps de laisser ce HLM à une famille plus nécessiteuse qu'elle. Le jour de la fin de la trêve hivernale, le parallèle des situations n'est-il pas cocasse.
Et pourtant, à Boulogne-Billancourt où le temps d'attente avant attribution d'un logement social est en moyenne de TROIS ANS, on ne manque pas de nécessiteux.
Je suis donc passé hier matin devant chez la dame, et me suis aperçu que son nom était toujours sur l'interphone.
Son fils au téléphone suite à mon dernier article m'avait fait part des difficultés de sa mère à trouver un nouveau logement. Je lance donc une grande opération d'aide à Mme Godin (et donc indirectement aux Boulonnais en recherche de logement social, ce qui en ces temps de crise ne devrait pas être bien rare). Solennellement aujourd'hui est amorcé le GODINOTHON.
Si vous aussi, Boulonnais de grand coeur, ne pouvez supporter de voir une fière contribuable recevant près de 6000€ par mois de revenus de ses mandats d'élue (sans compter certainement ce travail qu'elle a du garder. Je ne puis imaginer que seuls ses mandats l'empêchent de trouver le temps de se reloger) peiner sang et eau pour trouver un logement à un prix normal,
Si vous aussi, Boulonnais de grande indulgence votre coeur saigne et se transforme en champ de blé à la simple évocation de l'injustice qui consiste à ne pas pouvoir, pour une bonne élue pleine de vouloir, de sortir d'une situation compliquée qui l'avait obligée à se tourner vers les pouvoirs publics pour se loger décemment,
Si vous aussi, Boulonnais de bon sens, votre esprit étouffe d'imaginer qu'il est impossible à Boulogne de ne pas trouver un appartement en 12 mois (malgré un immobilier en baisse, favorisé par les mesures imbéciles prises par le nouveau maire),
Si vous aussi, Boulonnais et honnête contribuable, vous souhaitez venir en aide à une élue qui ne demande qu'à régulariser sa situation devant la morale publique qui l'inciterait, normalement, à laisser la place à une famille plus nécessiteuse qu'elle,
Alors donnons-nous rendez-vous, tous, chez la dame, à l'indresse indiquée par les pages blanches, pour lui remettre dans sa boîte aux lettres, les numéros de "Paru vendu", "De particulier à particulier", et autres revues d'agences immobilières.
Si possible, entourez au stabylo les annonces intéressantes. La dame est surchargée de travail, ça l'aidera.
Si vous étiez dans l'impossibilité de vous déplacer, envoyez vos bons plans à solidaritemarielauregodin@gmail.com.
Merci, merci de votre grand coeur, chers Boulonnais.
Ensemble, aidons notre équipe municipale à être irréprochable.
00:44 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pierre-christophe baguet, marie-laure godin, scandale, hlm, immobilier, abus
11.12.2008
Crise du logement
Le Parisien d'avant-hier nous apprend que Marie-Laure Godin, maire-adjoint de Boulogne-Billancourt et Conseiller général, cumultant 6000€ de salaires, loge toujours dans le HLM départemental qu'elle avait obtenu (à raison) il y a quelques années. 3 pièces pour elle-même et sa fille, un logement assez généreusement attribué par l'office départemental des HLM (en effet, pour deux personnes, il est rare d'obtenir une telle satisfaction d'espace).

Nous en avions bien sûr tous connaissance, et j'avoue que Roberto Cristofoli me casse mon coup, puisque je comptais publier le (relatif) scoop sur ce blog dans quelques mois (le temps, justement, qu'il soit légitime de demander ce que Mme Godin fait encore dans son HLM).
Effectivement, comme Marie-Laure Godin le plaide elle-même dans l'article du Parisien, c'est dur de trouver un logement en ce moment. Il faut pouvoir justifier de trois fois le loyer en salaire, et un bel appartement 3 pièces à 2000€ par mois c'est dur à trouver à Boulogne-Billancourt.
Mais, rassurons-nous, elle a "quelques pistes". Système D, la débrouille, quoi.
Je comprends d'autant mieux les difficultés de Madame Godin à trouver un appartement, même 8 mois après ses élections, que j'ai vu les nouvelles affiches de la Fondation Abbé Pierre qui nous démontre les difficultés à se loger pour certaines personnes (qui généralement ne sont pas maire-adjoint, elles).
Elles sont superbes.
Mais, effectivement, si même une famille avec 3 enfants ne peut pas trouver mieux que 12m², comme deux personnes pourraient trouver mieux que 3 pièces à 490€ par mois en HLM? Allons, allons, laissons à Maire-Laure le temps de se retourner... 8 mois, c'est bien trop peu pour céder la place à quelqu'un qui en a vraiment besoin!
Aucune réaction de Pierre-Christophe Baguet pour le moment, qui, me dit-on, continue de recevoir des demandes de HLM de citoyens boulonnais dans le besoin, qui figurent parfois sur liste d'attente depuis 3 ans. Espérons que l'attente de Mme Godin pour trouver un appartement digne de sa personne (c'est important, la dignité), soit moins long.
PS: j'admets ma mauvaise foi et l'horrible raccourci. Mais c'est vraiment révoltant.
13:21 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : baguet, boulogne, marie-laure godin, parisien cristofoli
19.11.2008
Arc de Seine et Val de Seine vont-elles fusionner?
Robert Cristofoli, du Parisien, nous apprend (et, paraît-il, apprend aux élus de Sèvres et aux élus de l'opposition de Boulogne), que deux grandes communautés d'agglomération des Hauts de Seine vont fusionner: Arc de Seine (bulbe santinien articulé autour d'Issy-les-Moulineaux et des bébés que le Maître a semé dans les villes environnantes), et Val de Seine (Sèvres et Boulogne, initiée par Fourcade et Kosciusko-Morizet).
Stupeur. Nous avons une communauté d'agglomération modeste qui marche très bien. Nous avons réussi à relativement homogénéiser nos politiques fiscales locales, et ça marche très bien. Les actions de péréquation entre Sèvres et Boulogne sont équil
ibrées, et le financement de nos divers projets, de voirie, notamment, sont là encore fixés.
Je m'étonne tout de même que cette fusion, si fondée soit-elle, n'ait même pas fait l'objet d'un débat en conseil municipal de la ville. Ni d'ailleurs au sein de l'assemblée de la Communautée d'agglomération du Val de Seine (CAVDS).
Le Parisien conclut son article par cette sombre perspective: "Reste à savoir qui prendra la tête de cette imposante communauté d'agglomération de 235000 habitants aujourd'hui - sans doute 250000 une fois le quartier du Trapèze (Boulogne) habité. La logique voudrait que cette présidentce aille à l'un des maires des deux communes les plus importantes: soit à Pierre-Chrostophe Baguet, soit à son mentor en politique André Santini, maire d'Issy, dont les observateurs font remarquer "qu'il ne restera pas indéfiniment ministre"."
André Santini deviendrait donc le président de ma Communauté d'agglomération? Ou bien Pierre-Christophe Baguet, toujours incapable de présenter un budget 2009 de la ville de Boulogne-Billancourt?
Pour mémoire, on rappellera un petit comparatif des taxe professionnelle et taxe d'habitation des villes des deux communautés d'agglomération:
Comparatif Taxe Professionnelle et Taxe Habitation
| Agglomération | Commune | Taxe professionnelle 2008 (source CCIP) | Taxe Habitation 2008 |
| Arc Seine | Chaville | 12,99 | 14,95 |
|
| Issy | 12,67 | 9,99 |
|
| Meudon | 12,68 | 14,03 |
|
| Vanves | 13,49 | 15,16 |
|
| Ville d'Avray | 12,50 | 8,93 |
|
|
|
|
|
| Val de Seine | Boulogne | 9,16 | 9,74 |
|
| Sèvres | 9,16 | 11,78 |
Et enfin, on rappellera que la Communauté d'agglomération Boulogne-Sèvres a une particularité notable, en France: elle est la seule communauté d'agglomération dont le président et le vice-président ont refusé toute rémunération/indémnisation pour leur tâche. Ceci de moins pour le contribuable.
C'est notamment bien différent du fonctionnement Santinien, avec son président et ses cinq vice-présidents. Mais je suis certain, depuis les tréfonds de mon moi profond, que Pierre-Christophe Baguet trouvera les mots et les subtilités politiques pour persuader son mentor de ne plus se faire rémunérer.
14:36 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : arc de seine, santini, baguet, hauts de seine, politique
28.09.2008
Lettre ouverte à PCB
Monsieur,
Aussi étonnant que cela puisse paraître, je ne pense pas à vous nuit et jour, j'ai une vie riche et intéressante au regard de laquelle les querelles que vous me cherchez régulièrement ne sont rien.
Il se trouve qu'une partie de ma vie est liée à Boulogne-Billancourt, et il se trouve que, comme on n'a pas grand chose en commun vous et moi, et que vous - et d'autres qui, à défaut de me convenir mieux, sont plus sereins que vous - y faites de la politique, nous nous y sommes opposés bien souvent.
Et ça va sans aucun doute continuer: vous n'aimez pas ce que j'écris, moi je n'aime pas ce que vous faites. Or, "sans la liberté de blâmer, il n'y a pas d'éloge flatteur". Par exemple, en juillet dernier, en plein conseil municipal, votre majorité vous a élevé un ban de manière tout à fait spontanée. Si, ça s'est vu, c'était un moment d'émotion irréfléchie à l'état pur. Et bien la contrepartie de ce ban, c'est moi. C'est moi, et tous ceux qui ne sont pas d'accord avec vous (aux dernières estimations, au moins 56% des électeurs), qui permettons que, de temps en temps, votre propre majorité vous élève un ban sans trop de ridicule. Bien sûr, je n'attends pas que vous me remerciez jamais en public, mais de temps en temps, dans le fond de votre coeur, vous devriez m'en être reconnaissant.
Et c'est ému de cette reconnaissance muette que je sais grandir en vous, que je me permets de continuer à ne pas être d'accord avec vous et à le dire. Comme beaucoup d'autres boulonnais, d'ailleurs.
Si je vous écris aujourd'hui, c'est pour remettre certaines choses en place: j'ai 23 ans, vous en avez 30 de plus. Je n'avais pas 16 ans que vous cherchiez déjà à m'expliquer la vie, selon des méthodes que je ne qualifierai pas, qu'il nous suffise aujourd'hui de rappeler qu'elles ont failli vous coûter cher et que si je suis toujours là, et toujours opposé à votre conception de la politique, c'est qu'elles n'étaient pas les bonnes (les méthodes).
Mais comme je vous l'ai dit, il n'y a pas que la politique dans la (ma) vie. Et, par exemple, quand je promets à une amie d'assurer la musique de l'événement qu'elle organise, c'est parce que cela me fait plaisir et que la perspective de passer la journée en compagnie de gens chaleureux me réjouis. Pas une seconde je ne pense à vous, vous n'avez tout simplement pas de place dans ma vie quotidienne. Bien sûr, je sais que vous allez passer, et vous voulez que je vous dise? je m'en fous complètement: vous êtes élu de cette ville, un événement y est organisé, c'est normal que vous soyiez là, et je sais que vous ne vous attarderez pas parce que, et après tout c'est normal aussi, vous avez autre chose à faire.
Alors je me demande vraiment le pourquoi de la scène de colère que vous nous avez jouée, du caprice que vous avez fait, des menaces que vous avez proférées ce jour-là, parce que j'avais le mauvais goût d'être dans votre champ de vision, sans vous voir, sachant pourtant pertinemment que je n'étais pas là pour vous.
Dans ces cas-là oui, je me demande qui de nous deux a 30 ans de plus que l'autre, et qui s'en sort le plus dignement.
10:57 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : boulogne-billancourt, baguet, politique
25.09.2008
La technique du voleur Chinois (suite)
J'ai entendu dire que M. Baguet avait été chagriné de mon précédent billet traitant de la peau de chagrin de démocratie locale qu'il nous préparait depuis le début de son mandat (quoi? seulement 6 mois?). Je rebondis donc.
Que fait le voleur chinois, dans le cas -rare- où le gentil marchand qui se fait peu à peu voler son bien, se rend compte que l'objet des convoitises du voleur chinois est peu à peu déplacé vers la sortie? Imaginons: le marchand dit un truc genre "tiens, vous vous intéressez à l'objet? Souhaitez-vous que je vous le montre un peu mieux?" Le voleur chinois "euh, non, non, pas de souci, oups, j'ai mon pot-a-feu en retard à l'école qui sonne à la porte, au revoir!".
Ben là, donc, la situation boulonnaise actuelle se prête à une suite de ce genre. A un rebond.
Car rebond il y a. Certes, désormais, le conseil municipal est diffusé en streaming sur le site de la ville. C'est la classe, d'autant que jusqu'à présent il n'y a pas eu "d'incident technique" opportun. Et que en conséquences, nous avons pu suivre les facéties de nos élus lors du Conseil municipal de juillet. Pour voir s'il est toujours autorisé d'entrer avec un appareil photo et/ou une caméra dans la mairie, j'irai d'ailleurs tout à l'heure en conseil municipal muni d'une caméra, pour ne vraiment rien rater du spectacle.
Le voleur chinois, donc. Le numéro d'été du BBI, journal d'information dont M. Baguet s'est voulu responsable de la publication (quelle audace!) dès le début de son mandat, diffusait une tribune de la majorité. Une pleine page. Que l'on ne s'offusque pas: la parité majorité/opposition est respectée, puisque l'opposition dispose elle aussi d'une pleine page. Enfin, d'une demie-page par groupe d'opposition. Enfin bref.
La pleine page de la tribune de la majorité s'intitulait ainsi: "des placards pleins et des caisses vides!". TRES subtil. Mme Belliard, experte reconnue des comptes publics auprès des néophytes, déployait des arguments et des chiffres erronés, peu amènes à l'égard des services municipaux, sans doute un peu insultants à l'égard des équipes précédentes qui ont géré la mairie (celle de M. Fourcade, et celle de M. Duhamel).
C'est une tribune en tout cas bien indélicate pour Thierry Solère, ancien maire-adjoint de Fourcade et Duhamel, et surtout Christine Bruneau, ancienne maire-adjoint chargée des affaires générales de Fourcade et Duhamel, qui ont tout ce temps voté les décisions et admiré la façon de gérer de les deux édiles, sans avoir pu soupçonner une seconde ce remplissage de placards de la part de deux grand commis d'Etat, reconnus de tous (le premier fut ministre de l'économie et directeur de la banque de France, le second responsable des douanes et directeur du budget de la France)!
Qui l'eût cru? Ou plutôt, qui le croit?
M. Fourcade a demandé au directeur de la publication un droit de réponse, comme la loi l'y autorise. Et bien le responsable de la publication du BBI, maire de la ville par ailleurs, n'a pas éprouvé le besoin de répondre. Dommage pour la loi du 29 juillet 1881.
Messieurs Fourcade et Duhamel ont donc du, chacun de leur côté, porter plainte pour diffamation.
C'est quand même dommage d'en arriver à de telles choses. Si M. Baguet était capable de répondre dans la courtoisie et le respect aux demandes qu'on lui adresse, la démocratie locale boulonnaise irait sans doute mieux. Mais, évidemment, cela risquerait de démontrer qu'il a parfois tort.
Enfin, quand je dis parfois...
18:45 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : baguet, fourcade, duhamel, bbi, démocratie
16.06.2008
La technique du voleur Chinois
Le voleur chinois n'est pas une brute. Il n'est pas du genre à entrer dans un magasin, braquer le vendeur, le scandaliser, le malmener, puis lui voler son bien et s'enfuir en courant. Non. Le voleur chinois est plutôt du genre sympa. Il vient tous les jours au magasin pour dire bonjour.
Mais à chaque fois qu'il vient, il déplace un objet, toujours un peu plus loin de l'endroit où il était à l'origine. Il le déplace, vers la porte, immuablement. Jusqu'au jour où, le vendeur ayant totalement oublié l'existence de l'objet, le voleur chinois n'a plus qu'à repartir avec, tranquillement.
Il en est de même à Boulogne-Billancourt. M. Baguet, comme je l'avais prédit, avec quelques autres (à vrai dire, 55% des votants), est un mauvais maire. Et comme je l'avais prédit aussi, son incompétence le bouffe. Il se rend compte qu'il est mauvais, qu'une ville de 110000 habitants avec un budget en conséquences, nécessite une carrure bien plus large que ses petites épaules cintrées, et donc, M. Baguet devient méchant. En répondant méchamment (et souvent à côté de la plaque) aux élus d'opposition, en décidant que désormais, chaque groupe d'opposition n'aura plus droit qu'à deux questions orales, en agressant systématiquement certains membres du Conseil Municipal... voire parfois en usant de propos fort disgrâcieux à l'égard de leur famille.
La nullité, le problème, c'est qu'elle transparaît au moins dans une publication municipale: le journal officiel. Las! Alors que depuis 2002 tous les Conseils municipaux sont publiés en pdf sur le site de la mairie, ils ne le sont plus depuis 2 mois!
Rien n'oblige en effet le maire à publier le journal officiel. Surtout s'il n'a rien à se reprocher. Mais là voilà, cela fait deux mois que le JO n'est plus disponible sur le site de la mairie (malgré la promesse qu'il sera très bientôt de retour). Alors on se pose des questions: technique du voleur chinois?
Et on aurait raison de se la poser: lors du dernier conseil municipal, une habitante de la ville (ma soeur en l'occurence, mais ça n'est pas le sujet) a été interdite d'entrée dans la salle du Conseil sous prétexte qu'elle avait une caméra! Or, il se trouve qu'un article du code général des Collectivités Territoriales garantit à tout citoyen le droit de filmer et prendre des images du conseil municipal et des élus, sous condition que cela n'entrave pas la quiétude de l'assemblée.
Et bien M. De Sade, le directeur de Cabinet de m. Baguet a lui-même interdit cette citoyenne d'entrer munie de sa caméra, au mépris de la loi.
Bref, la ville de Boulogne se transforme lentement mais sûrement en nouveau Puteaux. Voilà qui devrait intéresser Christophe Grébert...
01:03 Publié dans Boulogne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : baguet, boulogne, boulogne-billancourt, démocratie, démocratie locale, municipal







