04/12/2006

Erasmus a 20 ans

medium_erasmus.jpgEn 2007, Erasmus fête ses 20 ans : la Commission européenne nous convie à fêter nationalement cet anniversaire tout au long de l'année 2007.

L'agence Socrates-Leonardo da Vinci France lance un concours d'affiches Erasmus auprès de tous les étudiants de France pour qu’ils nous offrent leur vision d’Erasmus. En présence des médias, l’ensemble des productions sera exposé en octobre à Bordeaux, lors des prochaines Journées "Enseignement supérieur- Erasmus en France ". Les affiches lauréates seront les supports de communication officielle du programme Erasmus pendant une année.

Elles seront reproduites et diffusées à l'échelle nationale et sur le site d’ARTE France, partenaire de l’évènement. Les lauréats recevront des cadeaux et seront interviewés par la presse. Un jury de personnalités procèdera à la sélection au mois de mars 2007.
 
Alors tous à vos crayons, pinceaux, souris... ! 
 

02/12/2006

Conférence de Nouvelle République lundi

 medium_invitbarnier.JPGJe serai lundi soir à l'ESCP pour la conférence de Nouvelle République animée par Michel Barnier sur l'Europe, la Patrie, et le marché, en présence de Joaquin Almunia, Commissaire européen chargé des Affaires économiques et monétaires, et organisée en partie grâce aux petites mains d'une amie issue du cycle est-européen de Dijon.

 Je ne vous promets rien, mais j'essaierai de rapporter un petit compte-rendu...

 

Vous pouvez en attendant télécharger une petite fiche sur le patriotisme économique

 

29/11/2006

Première Soirée de l'association "Europe élargie"

 L'association "Europe Elargie", initiée à Sciences Po Paris par des camarades de promotion de Dijon (cycle Europe - Europe Centrale et Orientale) vous propose leur soirée de rentrée, à l'occasion de la fête nationale Roumaine, ce vendredi 1er décembre. En effet, cela fera alors 88 ans que la Roumanie s'est unifiée.

 

 Le rendez-vous est au bar l'Abbaye, 35, rue de Grenelle, métro Sèvres-Babylone ou bien Saint-Germain, à partir de 21h.

 

 Petit rappel historique:

 Le 1er décembre 1918, après la défaite de l'Empire d'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre Mondiale, la Transylvanie, la Bessarabie et la Bukovine sont réintegrées dans l'union de la Roumanie. Avec la Valachie et la Moldavie (ayant obtenu leur indépendance face a l'Empire Ottoman en 1877), ces provinces forment la Grande Roumanie. L'Union est proclamée le 1er décembre a Alba Iulia, en Transylvanie, haut lieu du nationalisme roumain. Apres 1918, la Roumanie a pour système politique la monarchie constitutionnelle et parlementaire, sous le roi Ferdinand Ier. Le début de l'entre-deux-guerres peut être considéré comme "l'âge d'or" de la démocratisation et de la modernisation de la Roumanie désormais unifiée, ainsi que la réalisation de l'idéal multiculturel par l'intégration des nouvelles provinces.

 

24/11/2006

La politique de voisinage de l'Union européenne

medium_tableau_PEV.JPG L'actualité chaude en France ces derniers temps m'a empêché d'honorer ma promesse de parler d'Europe et d'Union européenne régulièrement. En effet, ma dernière note dans "Parlons d'Europe" date du 9 novembre... Je vais dans cette note jeter un coup de projecteur sur la politique de voisinage de l'Union européenne.

 Cette politique, et la connaissance de celle-ci, ont un enjeu, puisqu'on entend régulièrement en France des voix d'outre-tombe qui animent une flamme xénophobe au sein du débat politique Français, en distillant des peurs irrationnelles à propos de la Turquie, de l'immigration, ou bien d'une Europe "qui ne sait pas où elle finit". Car en effet, si l'Europe n'a pas déterminé de frontières tel qu'on l'entend au niveau national (frontière vient du front sur lequel on combat), c'est pour deux raisons: la première, c'est tout simplement que ce n'est pas son but, la seconde, c'est que l'UE sait très bien qui n'a pas vocation à entrer dans l'UE, à défaut d'avoir un avis tranché sur qui peut entrer (Turquie, Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie).

 

 Cette distinction, elle est démontrée par la politique de voisinage que l'Union européenne élabore avec ses partenaires. Ses partenaires: voilà une dénomination bien floue. Ces partenaires, ce sont les pays de l'est de l'Europe (incluant la Russie), et les pays euro-méditerranéens (comprenant Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte et Israël... La Libye a un statut particulier), définis en 2003 dès les débuts de cette politique de voisinage, qui est articulée autour de deux logiques: la stabilisation et l'intégration.

 

 Avant cela, j'aimerais reprendre et préciser mon propos sur la vision Européenne de la "frontière". C'est une vision que l'on peut lire jusque dans le discours de Robert Schuman du 9 Mai 1950. Le but de l'Union européenne est de poursuivre une dévaluation des frontières, et de les dépasser par la coopération, aussi bien interne qu'externe. Attention, ceci est bien un but, mais point encore une réalité! Cependant, toutes les politiques communes ont été et sont actuellement élaborées dans ce sens, notamment la politique transfrontalière : ce n'est pas uniquement des éliminations des barrières et la libéralisation des échanges, mais ce sont aussi ce ue l'on appelle des intégrations positives (PAC, coopération interrégionale…). L’idée de la politique de voisinage, c’est de mener au niveau extérieur ces politiques communes et internes.

 

 La stabilisation et l'intégration, donc.

 La stabilisation est principalement fondée sur les fonds de coopération bilatéraux et partenariats établis entre l'UE et ses partenaires, définis en 2003. L’idée c’est que ces pays restent des pays tiers, qui n'ont pas vocation "dans un futur probable" (comprendre, "qui ne peuvent pas" dans le langage diplomatique), à entrer dans l'UE. On favorise le développement économique et démocratique, mais en dehors de l'espace européen. Ces relations concernent la Russie, mais aussi les pays du processus de Barcelone.

 L'intégration se fait elle selon les exigences des critères menant à terme à l'adhésion à l'Union européenne: les critères de Copenhague.

 

 L'idée principale qui guide ces deux logiques (mais principalement la logique de stabilisation), c'est d'exploiter de façon positive le potentiel politique que la capacité d’attraction de l’UE peut imposer. Cela signifie que concernant les pays non-éligibles au statut de membre de l'UE, l'espace de prospérité économique a pour condition sine qua non les progrès dans les domaines politiques, administratifs, et humains. C'est ce que l'on appelle le Soft Power.

 En ce qui concerne les pays travaillant à l'adhésion, la carotte est beaucoup plus concrète, c'est évidemment l'adhésion.

 

 Ces aides de l'UE à ses partenaires sont conrôlées par la Commission, et portent sur plusieurs domaines: la culture, l'économie, mais aussi des aides plus concrètes à la réforme de l'administration, le tout permettant de faire pression sur le pays en question pour que les Droits de l'Homme progressent en même temps que l'économie. Evidemment, cette politique a une limite: il arrivera un moment où la Tunisie par exemple, va refuser des aides, parce que les concessions à faire sur les Droits de l'Homme seront trop importantes. Toutefois, l'Europe encourage aussi les coopérations régionales entre les pays partenaires, ce qui est souvent difficile au niveau politique, mais moins au niveau économique (voir schéma ci-dessous à droite)

 Le but au final étant, avec ces partenaires "hors-Europe", de partager toutes les politiques communautaires, sauf les institutions (donc le pouvoir de décision).

 

  Ces domaines d'activité permettent de lutter, directement ou indirectement, contre des phénomènes divers: immigration, fondamentalisme, opacité politique, corruption, règne de l'arbitraire... Tout ceci participe à un développement harmonieux entre l'Europe et les pays qui l'entourent directement, même si évidemment les effets sont encore peu évidents, puisque la politique de voisinage et le processus de Barcelone datent de 2003. Mais des programmes comme le "Twinning" (sorte d'échanges entre les fonctionnaires des pays partenaires allant se former dans les pays de l'UE, et vice-versa). Evidemment, ces politiques de Soft Power sont complémentaires de politiques moins incitatives, et beaucoup plus "musclées".

 

 Retrouver ci-dessous deux schémas expliquant rapidement le fonctionnement du processus de Barcelone et la logique du Soft Power. (cliquez sur les images pour les agrandir)medium_soft_power.2.JPG
medium_Strategie_de_Barcelone.JPG

 

 

 

 

 

 

C'était une note assez touffue, j'espère que c'était clair en tout cas... :-)

09/11/2006

"Respecter le vote des Français"

 

medium_europeanmembers.gifLaurent Fabius hier, lors du dernier débat entre les trois prétendants socialistes, a dit vouloir respecter le vote des Français à propos du Traité Constitutionnel Européen, et donc définitivement enterrer le projet.

 Sans entrer dans le débat et les comptes qui permettent de savoir dans quelle mesure le NON de gauche est plus ou moins minoritaire en France, et donc dans quelle mesure son "Plan B socialiste" ferait un flop lamentable, j'aimerais juste attirer l'attention sur le vote des 15 pays qui ont d'ores et déjà accepté le TCE... ce vote, qui le respectera?

 Pour mémoire, sur 17 pays qui se sont prononcés par vote des représentants du peuple ou bien par referendum, 15 ont dit OUI au TCE: Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Espagne, Estonie, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Slovaquie et Slovénie. Soit déjà 52% de la population européenne et 62% de la population des 17 qui se sont prononcés.

 

08/11/2006

Où l'on reparle de Turquie...

 "medium_turquie.2.pngSi la Turquie à la fin de l'année ne reconnaît toujours pas les 25 Etats membres, dont évidemment Chypre, alors il me paraît nécessaire de revoir le calendrier de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne" a déclaré Philippe Douste-Blazy à l'Assemblée Nationale aujourd'hui.

 

 J'ai la sensation que la Commission européenne s'y est mal pris concernant la Turquie et Chypre. Il aurait sans doute fallu que cette reconnaissance, tout comme la résolution des problèmes entre la partie Turque et la partie Greque de Chypre, soient réglées avant l'adhésion de Chypre à l'Union européenne. On aurait alors échappé à bien des déboires concernant la Turquie, qui s'entête de plus en plus dans une attitude de victime par rapport à l'UE qui ne la sert pas...

 Christian Lequesne, pour qui j'ai travaillé lorsqu'il était directeur de Centre Français de Recherche en Sciences Sociales à Pramedium_Chypre_liban_map.jpggue (antenne spécialisée Europe Centrale et UE) confiait qu'il pensait le gouvernement Turc capable d'accorder bien des libertés à la minorité Kurde et faire beaucoup de concessions quant à lîle de Chypre (qui n'est, au passage, pas tellement plus "dans" l'Europe géographiquement que la Turquie), mais que concernant la reconnaissance du génocide Arménien il lui paraissait très improbable qu'Erdogan ou tout autre responsable politique Turcmedium_turquie_carte.gif fit marche arrière sur l'un des fondements de l'histoire de la Turquie moderne telle qu'elle est apprise dans les écoles Turques.

 

 Il me semedium_vert.erdogan.eu.jpgmble de façon générale que tous ces problèmes sont causés par le calendrier qui a été planifié pour les discussions d'adhésion avec la Turquie. Je suis sur ce point parfaitement d'accord avec Dominique Strauss-Kahn lorsqu'il se dit favorable à l'adhésion de la Turquie à l'UE dans une perspective de quinze ans, mais que le problème et le débat sont posés trop tôt. J'irais plus loin même, le débat tel qu'il a été posé est malsain, et je ne pense pas la Commission très étrangère à cela. La méconnaissance absolue qu'ont les Européens de la Turquie contribue à la réaction de rejet qui s'exprime actuellement, et dans le même temps, les Eurosceptiques qui ne voudraient voir en l'Europe qu'un grand marché (Vaclav Klaus, Lech Kaczynski, mais aussi Tony Blair) continuent de pousser pour que l'adhésion des Turcs se fasse le plus rapidement possible. En bref, apparemment personne à Bruxelles n'a vraiment pris la mesure du deficit d'information sur l'UE, ses institutions, ce qu'elle fait au quotidien, sa place dans les grands enjeux mondiaux, etc.

 

 Ce qui est sûr, c'est que tant que nous n'aurons pas construit et consolidé une Europe politique dans tous ses aspects, économiques, diplomatiques, sociaux, l'adhésion de la Turquie me semble plus un risque de déliquescence de l'Union qu'un facteur de consolidation.

 

NB: Pour plus d'informations, lire l'article de Toutel'Europe sur le sujet. 

06/11/2006

Connaissez-vous Nouvelle Donne?

 medium_nouvelledonne.JPG

Nouvelle Donne est le nouveau syndicat/assocation étudiant de Sciences Po, de droite mais pas trop, assez proche de Dialogue & Initiative. Comme partout, on y trouve du bon et du mauvais, mais sur leur site malheureusement on trouve surtout du second, notamment cette carte des pays de l'Union européenne au sein de l'Europe, qui pose tout de même un petit problème lorsqu'on se revendique Européen et qui plus est étudiant à Sciences Po... 

 Donc, aux dernières nouvelles, la Croatie est dans l'UE, mais la Hongrie en a disparu...

18/10/2006

Ignorance totale sur l'Union européenne.

 medium_eurobarmetre.jpgUne étude statistique de l'Observatoire de l'Europe peut être trouvée sur le site Toute l'Europe, qui dévoile que seuls 23% des Européens savent de combien d'Etats l'Union est composée. La France, sans doute grâce au débat public provoqué par la campagne référendaire de 2005, se compte parmi les moins mauvais élèves, avec 45% de lapopulation capable de citer les noms de chacun des pays de l'UE à 25.

 Ces statistiques déprimantes semblent cacher tout de même un intérêt certain pour l'UE et ses pays, puisque 64% des Français, et 51% des Européens se disent intéressés par ce qui se passe dans les pays voisins de l'UE. Ils sont d'ailleurs 66% en France, et 72% en Europe à souhaiter les voir intégrer l'UE à condition que le processus d'intégration ne soit "pas trop rapide". 

 Lisez la suite ici.

 

 On peut bien évidemme critiquer ce sondage. 23% des Européens sont incapables de nommer l'ensemble des 25, combien sont-ils à bloquer entre 20 et 25? Dans le même ordre d'idée, on ne sait pas quel type de réponse est attendu et recevable, exemple: les sondeurs acceptaient-ils "Pays Baltes" pour Estonie, Lettonie et Lituanie?

 De manière générale, on peut donc se méfier de ce type de sondage. Néanmoins je remarque que si l'on compare la France, l'Italie et l'Allemagne, membres fondateurs de l'UE dont les populations sont censées être un peu curieuses des autres et habituées à l'Europe, on remarque que si 45% des Français arrivent à citer les 25, seuls 16% des Italiens et 15% des Allemands (qui en plus devraient avoir des relations privilégiées avec leurs voisins de l'Est) satisfont à l'exercice. Je pense que la principale différence vient de ce que les Français ont, grâce au débat public que l'on a eu (même si on peut déplorer le résultat) en 2005, nos citoyens ont enfin pu faire le point sur l'Europe. Que ce point soit tronqué est une chose, mais les Français ont découvert l'élargissement de 2004: les autres pays des 15 peuvent-ils dire la même chose?

 Ceci dit, si l'on regarde de plus près ces résultats, on remarque que le Luxembourg, qui a connu une campagne référendaire sur le TCE, a des citoyens capables à 50% de citer les 25, tandis que seuls 15% des Hollandais, qui ont aussi connu un référendum, sont capables de répondre.

 

 Voyez le sondage en animation ici.

 

 En tout cas, ces constats me motivent encore plus pour m'investir dans le Mouvement européen et les Jeunes européens...

15/10/2006

Penser l'Europe à 25

 On peut trouver sur le site du cycle Europe - Europe Centrale et Orientale de Sciences-Po à Dijon umedium_petit_nicolas_europe.JPGne très enrichissante, quoique courte interview de Christian Lequesne, directeur du Centre Français de Recherche en Sciences Sociales (CEFRES) à Prague jusqu'à juillet dernier, et aujourd'hui responsable du département "Europe" de LSE à Londres.

 Christian Lequesne fait un petit retour sur un élargissement dont on n'a pas assez parlé, et nous parle de ce que l'on ne sait pas faire dans l'Europe d'aujourd'hui: penser à 25, et bientôt à 27. Il nous parle aussi, évidemment, de l'apport des étudiants du cycle de Dijon dans cette nouvelle façon de penser, qui est nécessaire à la bonne marche de l'UE:

"Ce sont des jeunes gens et des jeunes filles qui connaissent bien la problématique générale de la construction européenne tout en ayant une expertise particulière sur l'Europe centrale, et souvent la connaissance d'une langue. A Prague, j'ai pu constater que des jeunes " dijonnais " sans lien familial particulier avec la République tchèque se débrouillaient bien en tchèque parce qu'ils l'apprenaient à Sciences Po. Partout (un ami diplomate me le disait récemment à propos du Ministère des affaires étrangères) on a un besoin croissant de jeunes européanistes qui ont une expertise sur l'Europe centrale. C'est pareil dans les entreprises." 

05/10/2006

Havel a 70 ans!

 

Vaclav Havel (prononcez Vaslav HHHavel) fête aujourd'hui ses 70 ans, et fêtera le 17 novembre les 17 ans de la Révolutionmedium_havel05.jpg de Velours, qu'il a conduite pour l'achever sur la Place Venceslas de Prague...

 Vaclav Havel incarne cette façon de gouverner qui me plaît: au-dessus des clivages partisans, sachant avec pragmatisme reconnaître les bonnes idées de chacun. Profondément européen, intellectuel et libéral...

 

27/09/2006

Ferenc Gyurcsany: la difficulté de gouverner les démocraties.

 Ferenc Gyurcsany a présenté hier ses excuses au peuple Hongrois pour lui avoir menti pendant la campagne sur ses rmedium_ferenc_pancho.2.jpgéelles intentions pour la réélection du parti social-démocrate. Après avoir promis un meilleur engagement de l'Etat et des baisses d'impôts pendant la campagne, le premier ministre sortant (arrivé en cours de mandature après avoir pris la place de Peter Medgyessy) a révélé avoir menti, en dévoilant les hausses d'imôts et désengagements de l'Etat dans plusieurs domaines, dont les services publics.

 Hier Ferenc Gyurcsany a donc dit Nous pensions que le courage de faire les choses était plus important que la nécessité d'en parler. Je ne pensais pas que les gens, nos électeurs, comprendraient un discours aussi direct". C'est quelque chose de révélateur que de pouvoir lire que le peuple, lors du vote, ne peut pas entendre, ou comprendre certaines choses, sous peine de condamner le candidat à une défaite certaine et à une baisse de popularité suicidaire.

 On a souvent vu lors de précédents scrutins, en France comme ailleurs, le débat public tourner de plus en plus à la manipulation de l'opinion publique par certains, qui faussent la démocratie.

 Que dire des mensonges selon lesquels le TCE aurait privé les femmes du droit d'avorter? Ou bien qu'il remettait en cause la laïcité?

 Que dire de la bataille rangée autour de l'héritage de Solidarnosc en Pologne lors des dernières élections présidentielles, qui a pris une allure de campagne de dénigrement infantile entre les deux candidats, l'étiquette Solidarnosc étant gage de popularité? (Lech Walesa a d'ailleurs quitté Solidarnosc après que ses dirigeants ont soutenus Kaczynski)

 Que dire des campagnes mensongères sur "l'islamisation de la France", les chiffres erronés laissés par le FN ou le MPF, dont la peur de l'étranger est le fond de commerce?

 Que dire des campagnes absolument navrantes de la gauche conservatrice et réactionnaire Française, qui proclame "le libéralisme nous tue", alors qu'ils savent pertinemment que tous les régimes socialistes, sans l'ombre d'un furent des dictatures, et que la seule voie à l'épanouissement des individus reste le libéralisme, autant politique qu'économique?

 Que dire de ceux qui critiquent l'Europe, la PAC, et le libéralisme dans un joyeux mélange pour décérébrés, mais qui, agriculteurs faucheurs, sont tout de même bien heureux de profiter des subventions européennes?

 Que dire des ces internationalistes qui tout de même n'auraient pas trop envie que le PAC soit attribuée aux pays qui en ont vraiment besoin: Pologne, Slovaquie, Roumanie, par exemple? Les illustrations sont encore nombreuses...

 

 La lâcheté de Gyurcsany est compréhensible: face à des campagnes de plus en plus démagogues, peut-être vaut-il mieux endormir un peu le peuple et réformer avec courage une fois élu... Être populaire pour être élu, et impopulaire pour réformer, en quelques sortes.

 

 Je crois que c'est une mauvaise idée. Que l'on arrivera jamais à rien en tirant les exigences des gens par le bas, en tirant le débat par le bas et en occultant la vérité aux administrés. Cela ne fait que désintéresser encore plus les citoyens à la politique, monter l'abstention, et de ce fait la mobilisation pour les extrêmes.

 Je suis sur ce point d'accord avec Nicolas Sarkozy, dont la première des faiblesse serait de ne plus respecter cette ligne directrice: faire ce qu'on dit, dire ce qu'on fait, et rendre le débat intéressant et sans tabou pour faire reprendre le goût de la politique aux Français.


 Et, bien entendu, l'enjeu de l'éducation... Rendez-vous pour celui-ci le 4 octobre à la maison de la Mutualité: Jean-Robert Pitte, dont l'excellent livre "Jeunes on vous ment" entame le sujet, et Alain Renaut, qui a beaucoup collaboré avec Luc Ferry dans ces problématiques de la crise de la démocratie et de l'identité citoyenne, pourraient nous en apprendre beaucoup.

Roumanie et Bulgarie dans l'UE en 2007!

 Les entrées le 1er Janvier 2007 de la Roumanie et de la Bulgarie ne me font pas peur, elles me réjouissent. A Dijon le 1emedium_roumanie_nt.gifr Mai 2004 nous avions passé la soirée la plus incroyable qu'il m'ait été donné de vivre, en compagnie de Tchèques, Polonais, Hongrois, Slovaques, mais aussi Roumains et Bulgares. Nous avions fêté ensemble cette entrée dans l'UE car nous partagions la même joie d'une Europe qui se retrouve, parce que nous avions fraternisé vraiment dans notre microcosme Dijonnais.

 Bien sûr tout n'est pas rose pour les deux futurs nouveaux pays membres, ainsi que pour l'UE. A 27, il va falloir songer sérieusement à limiter le nombre de Commissaires européens, il va falloir songer sérieusement à réformer le vote à majorité qualifiée (tel que je le décris ici ce sera encore plus complexe à 27 alors que c'est déjà dissuasif de voter la moindre règlementation ou position commune sérieuse aujourd'hui...), il va falloir surtout songer un jour à calmer la balance, qui penche dangereusement vers la dillution du "trop élargissement", en oubliant un peu vite le pendant "approfondissement des institutions" au passage...medium_bulgarie.gif

 Par ailleurs, les deux nouveaux pays auront un retard économique encore plus important que la Slovaquie en 2004 à combler, et ne pourrons le faire que grâce au contrôle constant de la Commission. D'ailleurs, ce rattrapage sera aussi conditionné par l'assainissement de l'administration qui contrôlera les subventions données par l'UE. Mais je n'ai pas trop d'inquiétude à ce sujet: jamais on n'a pu observer d'élargissement raté de l'UE sur ce plan-là.

 Restent évidemment les carioles qui roulent en grand nombre sur les routes de Transylvanie, région pourtant la plus riche de Roumanie, mais ça aussi, c'est une question de temps, et il va falloir s'habituer à ce que l'Europe ne représente plus uniquement un club de riches.

 

 

 Entout cas, si je ne sais pas encore où je serai le 31 décembre 2006 à minuit, la nouvelle année aura un goût de mieux de toutes façons...

 

 

24/09/2006

Les rendez-vous Jeunes européens

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Les Jeunes européens Sciences Po se sont donc organisés samedi. Voici le calendrier provisoire des semaines à venir:

   (en rouge les rendez-vous où je serai certainement présent)

 

 - Lundi 25 Septembre de 10h30 à 12h stand dans la Péniche de Sciences Po

 - Mardi 26 Septembre, présentation aux étudiants internationaux en salle C 913 (rue de la Chaise)

 - Le 2 Octobre, tractage à l'occasion de la rentrée solennelle des Masters de Sciences Po

 - Le 6 Octobre tractage à l'occasion de la rentrée solennelle des Premiers cycles.

 - Le 9 Octobre rendez-vous avec l'Union des Etudiants Fédéralistes.

 - Le 12 octobre réunion d'information pour les adhérents du début du mois

 - Le 14 octobre, tenue d'un stand aux Etats Généraux de la vie étudiante au Parvis de l'Hôtel de Ville de Paris.

 - Les 21 et 22 Octobre les Universités d'été du Mouvement européen France à Paris.

 - Le 23 octobre une deuxième réunion d'information sur les Jeunes Européens.

 - 1er et 2 Novembre, un café-débat sur la Pologne.

 

 Vous pouvez me contacter pour tout renseignement.

23/09/2006

J'ai mon emploi du temps!

 Les inscriptions en ligne de Sciences Po pour le master ont fini hier. Je dois dire que, même si je ne vois pas d'alternative à l'inscription, la course sur internet entre tous les étudiants pour avoir une place dans tel ou tel cours avant qu'il ne soit rempli m'attriste un peu. D'autant plus que je me suis fait avoir!!

 Je ne me suis pas fait avoir sur les cours; j'ai heureusement réussi à obtenir chacun des cours que je cherchais. Les horaires laissent à désirer et ne me laisseront pas beaucoup de temps libre les week-ends et dans la semaine pour bosser à la campagne présidentielle ainsi qu'au Mouvement Européen (alors que je viens de me proposer pour co-animer l'Europe à l'école pour les Jeunes Européens Sciences Po, ainsi que pour les Hauts de Seine...). J'aurai cours du lundi matin au samedi midi, et seuls le lundi et le mardi après-midi seront libres.

 A mon programme de cours obligatoires au master de métiers de l'Europe, Système politique et juridique de l'Union européenne (avec Monsieur Renaud Dehousse, s'il vous plaît!), ainsi que Finances Publiques européennes, Politiques de l'Union européenne, Histoire de l'Europe (je préférais le nom que l'on donnait à Dijon d'histoire DES Europes qui me paraît plus réaliste).

 D'enseignements optionnels, j'ai choisi un cours de Principes de Sciences Politiques (un peu de Sciences Sociales pour poursuivre ma passion née à Dijon), ainsi qu'un séminaire avec Gilles Kepel (rien que ça!) sur la Crise au proche-Orient, ses sources, ses conséquences et ses enjeux.

 Et, bien sûr, les langues, en dépit de la politique lamentable de Sciences Po sur le sujet (pas assez d'heures de cours surtout), le Tchèque et l'Anglais, bien sûr, ainsi que la reprise du Russe!

 

 Evidemment, toute cette note pas uniquement pour vous informer de la teneur de mon emploi du temps, mais pour sa conclusion logique: je propose des cours de soutien scolaire et de préparation aux concours des IEP.

 

 A part ça, j'essaierai de vous faire des comptes-rendus de temps en temps du contenu des cours, que j'espère pouvoir vous donner à télécharger dans la colonne de gauche en fin de semestre.