06.04.2008

Préférences nationales

 Oxfam en a fait l'amer constat: les aides au développement des pays riches s'est amenuisée en 2007. Notre bon président n'en saurait être complètement tenu pour responsable (le budget 2007 n'a pas été voté sous sa présidence). Néanmoins, il serait de bon ton que celui de 2008 épouse mieux les propos tenus par lui sur le co-développement.

 Les pays de l'OCDE ont baissé leur aide au développement de 8,4%, à 103,7 milliards de dollars. Tandis que cette aide n'aurait en toute logique du que s'accroître, du fait des engagements pris par les pays de l'UE lors des Accords de Cotonou. Pour mémoire, l'UE demande a ses Etats-membres d'augmenter leur aide jusqu'à 0,7% du PIB pour 2015. (voir l'article plus complet sur l'aide au développement que j'avais écrit l'année dernière).

 Dans ce paysage assez triste, la France ne fait pas office de très bon élève, passant de 0,47% à 0,39% de son PIB (objectif 2010 pour la Commission: 0,56% du PIB). La Grande-Bretagne heureusement nous permet d'avoir moins honte, en passant de 0,51% à 0,39% en 2007. Quelques pays semblent en revanche respecter leurs engagements, autant que faire se peut. Les pays scandinaves atteignent ou dépassent 1% de leur PIB à l'aide aux pays pauvres. Tandis que la France diminue de 16% son aide, l'Espagne augmente la sienne de 34%.

 On saluera notre ancien Président Chirac qui disait vouloir atteindre 0,7% du PIB pour le développement d'ici 2012 et qui en a baissé le taux dans le budget 2007. Et on souhaitera que Nicolas Sarkozy ne se dise pas que tout est flexible et qu'on peut toujours revenir sur sa parole, en remettant à plus loin le respect des engagements (gradués) de la France pour 2010 puis 2015.

 Pour rappel, le PIB de la France en 2004 était de 1744352 millions de dollars.

   
La Commission Européenne a rappelé les Etats-membres à leurs engagements cette semaine...

Ecrire un commentaire