14.11.2007

Cumul des mandats et démocratie

 Alors que la Commission Balladur a rendu ses propositions sur les aménagements à notre constitution, attachons-nous au sujet particulier du cumul des mandats. Et ce d'autant que Sarkozy a fait son marché parmi les proposition, en a enlevé certaines, rajouté d'autres, dont notamment celle qui restreindrait le mandat présidentiel à deux à la suite.

41debf5bc1469f5512f4d0d415a6a7fc.gif 82% de nos députés sont par ailleurs élus locaux, maire ou conseiller général. Parfois conseiller régional. Leur justification, à ses hommes politiques responsables soucieux du bien-être de leurs concitoyens, est celui-ci: "ah mais mon bon, vous n'imaginez pas! Si j'abandonnais mon mandat local, le poids de notre ville serait bien moindre sur la scène nationale! Et sans mon mandat local, comment avoir un contact avec le terrain? Avec la vraie vie des vrais gens qui comptent sur moi?"

 C'est fallacieux. Administrons d'abord une mandale définitive et non-discutable à la seconde justification: si un homme politique a besoin d'un mandat local pour comprendre et connaître les problèmes de ses concitoyens, c'est qu'il n'a rien compris à sa vocation. Par ailleurs je ne vois pas en quoi recevoir des lettres de quelques administrés en manque de clientélisme pourrait en quoi que ce soit permettre de s'occuper du bien commun, de l'ensemble de la communauté. Pour cela, point n'est besoin de cumuler des mandats. Penser et agir en bonne entente avec les élus locaux devrait suffir.3dd452ac79716a6786aa3ddfd92efb91.jpg

 Ce qui nous amène à la première justification: un bon gros cumulard représentant de la nation et élu départemental, local ou régional, donnerait assurément plus de poids à sa collectivité locale. Laissez-moi rire. D'abord parce que le poids d'une collectivité locale sur la scène nationale est loin d'être déterminé uniquement par la politique. Ensuite parce qu'il faut avoir une bien piètre opinion de l'intelligence des administrés pour leur faire croire qu'un seul type cumulant deux ou trois mandats agira mieux, plus et plus vite que trois personnes qui agissent en bonne intelligence. Rappelons que l'un des députés les plus exemplaires de la Ve République fut Pierre Mazeaud, qui en matière de cumul n'est pas à dénoncer.

 Un argument fallacieux, c'est un argument qui cache de véritables motivations, moins avouables. Emettons quelques hypothèses; 

 La première est que il est possible en fait que le boulot de député ne soit pas une fin en soi pour la plupart de nos représentants. Que ce soit un truc pour attendre mieux: ministre, ou maire d'une grande ville. Cela laisse songeur quant à l'importance que nos représentants attachent à la démocratie représentative.

 La seconde est que ben vous comprenez, jusqu'à la loi contre le cumul des mandats, ben ces gens là cumulaient et n'avaient pas de travail à côté. Si bien qu'aujourd'hui ma bonne dame, un salaire de député, ben ça paye pas son foyer, faut bien arrondir les fins de mois.

 La troisième rejoint la première, parce que j'aime citer mes hypothèses dans le désordre: il est probable que ce n'est pas la collectivité locale qui ait plus de poids avec le cumul des mandats, plutôt le cumulard lui-même, pour arriver à ses fins. Imaginons deux secondes un député qui soit aussi conseiller général, et qui veuille devenir maire. Et bien en tant que conseiller général il jouit d'un pouvoir de nuisance très puissant pour mener le chantage au niveau national pour qu'on l'aide à devenir maire (comprendre obtenir une investiture contre promesse d'arrêter de nuire) et abandonner ainsi son petit mandat de Conseiller Général. 

 La quatrième, c'est que tout de même, le cumul des mandats, c'est chouette pour un dernier truc: on peut facilement jouer sur la confusion des charges et de la décentralisation. Prenons un exemple au hasard: le député sortant (national) et conseiller général des Hauts de Seine (département) élu à Boulogne-Billancourt, Pierre-Christophe Baguet, se félicitait dans ses tracts électoraux de juin dernier d'avoir fait installer un nouveau lycée sur les terrains Billancourt. Le lycée étant compétence de la région.

 

 Peut-être est-ce la confusion surtout, qui est la plus remarquable motivation au cumul, avec le poids politique. Mais il est urgent de remédier à tout cela. En effet, à cause du cumul des mandats, bien des cas de réintégration sociale se posent. Certains députés, débordés par leurs charges cumulées, auxquelles ils se dévouent bien entendu corps et biens, sont obligés d'abandonner toute activité professionnelle. Et alors ces braves gens deviennent financièrement totalement dépendants de leurs mandats. Dans ces conditions, on est capable de renier bien des choses, lorsqu'une réélection est en jeu. Y compris sa famille politique, peut-être même ses convictions, allez savoir.

 Il faut remédier à ce problème des députés souvent obligés de renoncer à travailler à côté de leur mandat, et c'est bien plus sérieux que le précédent paragraphe. Parce que jusqu'à présent, on a décidé que les députés pourraient jouir d'une aide au retour à l'emploi, puis d'une retraite... Mais on marche sur la tête! Député n'est pas un mandat exécutif, de décision et de gestion, c'est un mandat de repésentation, pour le pouvoir législatif. C'est une charge, et elle a ceci de différent du mandat de maire, ou de ministre par exemple, qu'elle ne nécessite pas de savoir technique. C'est d'ailleurs pour cela que la démocratie représentative est vraiment démocratique.765d49b2d849e6e929c8a31a1d482430.jpg

 Si les députés ne peuvent plus avoir d'activité professionnelle, alors on change profondément la nature de la représentation nationale. La proposition Balladur propose d'interdire le cumul du mandat de représentant du peuple (député ou sénateur) avec un autre mandat, c'est très bien. Qui peut dire que JF Copé fait un bon député, un bon président de groupe UMP, un bon conseiller régional, un bon avocat d'affaires et un bon maire de Meaux à la fois?

 Je conclurais en ajoutant que limiter le cumul des mandats dans le temps me semble être une bonne idée, ne serait-ce que pour renouveler la classe politique: depuis 10 ans, la moyenne d'âge de l'Assemblée Nationale vieillit parce qu'il y a un renouvellement bien trop lent. C'est simple: aujourd'hui la moyenne d'âge du Sénat est plus jeune que la moyenne d'âge de l'Assemblée nationale. Et pourtant le mandat des sénateurs dure 9 ans.

 Enfin, je vois une contradiction à vouloir plus de poids pour le pouvoir législatif et le Parlement, mais s'accrocher tout de même au cumul des mandats. Si les députés veulent du pouvoir, qu'ils se l'approprient, en ayant pour seul mandat électif celui de député. Cela leur permettra de mieux travailler, de travailler à côté, et ainsi d'être plus indépendant des partis.

 Finissons en se réjouissant de voir Pierre-Mathieu Duhamel, maire de Boulogne, travaillant par ailleurs pour l'internationalisation de la Caisse d'Epargne, et refusant obstinément de cumuler son mandat de maire avec un quelconque autre mandat électif. C'est cela, donner du poids à sa ville.

 Il y a une pétition ici. Pour que le discours de Sarkozy et les propositions de Balladur sur le cumul soient suivis des actes. Qui peut prétendre sérieusement qu'il est raisonnable qu'avec leurs charges ministérielles lourdes, la plupart des ministres de François Fillon se présentent aux élections municipales?

 Où est la rupture?

Commentaires

j'ajouterais, mais je ne sais pas où le mettre, que le meilleur moyen d'être en contact avec la vie des vrais gens c'est d'éviter la professionalisation des représentants du peuple: on connaît bien mieux la vie des gens et du "terrain" quand on a une activité professionnelle que quand on cumule des mandats.

Écrit par : Pierre Catalan | 14.11.2007

Très bon article et très bon commentaire ...

Écrit par : donatien | 15.11.2007

mouais.... un peu bâclé tout ça!

Écrit par : asophie | 15.11.2007

Je suis tout à fait d'accord pour dire que le député n'a pas besoin d'être officiellement maire pour être proche du terrain et donc de la réalité.
Mais dire que de toute manière la fréquentation de ces électeurs ne pourra lui servir d'aiguillon dans son activité de parlementaire me semble assez irréfléchi. Certes, les citoyens font état de leurs détresses personnelles et veulent souvent obtenir un piston, mais en général le député fait presque office de représentant local du médiateur de la République. C'est la banale revendication du citoyen qui fait le contenu des lois. Les lois se forment à l'aune des problèmes réels des "vrais gens". Ce ne sont pas des textes qui viennent affirmer des vérités éternelles (quoique ça existe aussi mais pas ce n'est pas l'ensemble de la législation). Qu'est-ce que le "bien commun" ? Un "truc" qui n'intéresse pas directement la vie des gens ? Pourquoi est-il commun alors ? Le commun est-il différent de l'ensemble des particuliers ? A quoi ça sert la démocratie si les élus s'occupent strictement d'abstraction ? On n'a qu'à remplir le parlement de techniciens, de penseurs, de philosophes-députés. L'"ensemble de la communauté" ? Les lois sont générales certes c'est-à-dire qu'elles s'appliquent à tous mais leur contenu n'est que la simple traduction de nos soucis. Ce qui me gêne en tant que citoyen (les clauses abusives dans le contrat, mes problèmes avec le fisc, etc.) te gêne aussi puisque l'on est, tous, confrontés aux mêmes difficultés objectives.
En outre, voir la députation comme un instrument, un tremplin pour se faire adouber pour tel ou tel poste électif me semble quelque peu éloigné de l'idée de démocratie. Les maires des grandes villes sont élus par les habitants, ils ne sont pas nommés à ma connaissance; donc, penser le poste de député comme servant à obtenir une aide pour l'élection à un autre poste, c'est minorer voire renier l'élection en tant que telle. Le brave philanthrope qu'est notre cher candidat à tous ces postes à la fois et surtout à la députation n'aurait qu'un dessein mesquin: être le maire d'une grande ville en mettant genou à terre devant quelqu'un d'autre que le peuple. J'ai du mal à suivre cette logique.
Je conçois bien que l'homme politique soit rarement gonflé d'un souci réel pour son prochain et qu'il puisse s'attacher surtout au prestige et au pouvoir mais il doit avoir un minimum d'intérêt pour les "gens" pour pouvoir assurer une telle entreprise. Les élections sont là pour l'inciter à s'intéresser à l'autre. Même le fait d'avoir élaboré un programme, de particper à une campagne montre que le politique veut servir son pays puisqu'il a consacré toute une réflexion, une stratégie lors de sa campagne.
Donc, voilà.
Dernière observation: la politique est devenue un métier, l'époque du sacerdoce comme dans la Grèce antique est révolue: on n'entre pas en politique pour un seul voire deux mandats. On y fait carrière. On ne peut pas redevenir simple citoyen lorsque l'on a présidé au destin du pays. D'ailleurs, au nom de quoi peut-on interdire à un individu de se présenter et se représenter maintes et maintes fois à un poste ? Dès lors que le peuple souverain le veut, on se plie; se présenter à une élection ne signifie pas élection, aussi important que soit le renfort d'un parti puissant. Il faut toujours avoir à l'esprit que la souveraineté appartient au peuple (ça peut être discutable mais en droit positif c'est comme ça); on ne peut ni limiter ses choix ni les récuser.

Écrit par : Sami | 15.11.2007

Trés bon billet.

J'ajouterai un point. Je suis surpris (et ennuyé) de voir qu'une immense majorité de Maire, conseiller généraux, pour ne pas dire député, sont soit des fonctionnaires, soit des retraités, soit des professions libérales. trés bien, mais peu représentatif à mon avis. Les salariés, par exemple, sont globalement absents.

J'aimerais un vrai statut de l'élu. Etre maire d'un village de 3000 habitants par exemple, c'est un métier à plein temps. Idemnisé d'une manière ne permettant pas de quitter son emploi pour assumer son mandat. Et qui fait que les salariés ne peuvent être élu de fait.
Il va également la récupération de son travail à la fin de son mandat. Possible dans la fonction publique, impossible dans le privé.

Excepté ça, le billet est bon et je plussoie sur beaucoup de point. En ajoutant que des Copés sont ceux qui risquent de refaire monter les fascistes de gauche et de droite aux prochaines élections : il serait bien d'en finir avec certaines pratiques.

Bonne journée

Écrit par : Falconhill | 15.11.2007

Salut Pierre,

Pas trop d'accord avec toi sur ce sujet.

Dans le désordre : tu ne peux pas critiquer le fait que certains élus vivent uniquement de leur(s) mandat(s) politique(s) et en même temps critiquer les gens qui comme Copé travaillent à côté.
D'ailleurs, il ne faudrait pas confondre cumul de mandats et cumuls de fonctions (président de groupe...).
Et puis, pour cotoyer de près certans élus, je peux te dire qu'ils aiment ça, avoir de multiples fonctions, un emploi du temps surchargé, faire 20 heures par jour...et le pire, c'est que ceux que je connais le font très bien !

Après sur le cumul des mandats à proprement parler, je ne trouve pas choquant qu'un élu soit Député-maire, ou Sénateur-Maire (pour info, un sénateur est aujourd'hui élu pour 6 ans et non plus 9). La loi a fixé le cumul a deux mandats. C'est une mesure qui me parait équilibrée. Et si l'argument qui est de dire "c'est mieux pour la ville si je suis Député et Maire", c'est peut etre falacieux comme tu dis mais c'est une réalité. Je pourrais te citer bon nombre d'exemples de villes.
Mais peut etre que pour les grandes villes, le Maire ne devrait faire que ça.

Enfin, quant à limiter le cumul des mandats dans le temps, c'est une proposition de Sarkozy, mais je suis contre. Après tout c'est la démocratie.
Si les citoyens veulent voter et réélire la même personne pendant 30 ans c'est leur choix. Idem pour l'âge. C'est cela la démocratie.
Et toucher à tout cela serait restreindre un peu plus la démocratie.
Bientot pour être élu, il faudra avoir entre 35 et 55 ans, être une femme, être d'une "minorité visbile", avoir un handicap, et peut être un jour être roux, car les roux sont sous représentés je trouve ;-) !!

Bien à toi

Écrit par : Julien | 15.11.2007

Ton texte est intéressant mais il ne fait pas assez l'analyse des différences.

Etre maire d'une grande ville et/ou Président d'une grosse communauté de villes n'est pas aussi chronophage qu'être maire d'un village.

La règle que Chirac avait tenté d'imposer selon laquelle un ministre ne demeure pas Maire etc, et se consacre à sa mission, a été dynamitée par...Nicolas Sarkozy ministre, président de parti, président du 92.

Il n'est donc pas vraiment surprenant que Nicolas Sarkozy soit hostile au non-cumul de mandats.

Dans les motivations des élus cumulards, tu oublies que les élections étant décalées (contrairement aux USA), un politique peut être battu à une élection et conserver son autre mandat, qui lui permettra de revenir.
Les ministres candidats ne pensent pas autrement: ils cessent d'être parlementaires, mais le mandat local sera leur base de reconquête lorsqu'ils cesseront d'être ministre.

Tu développes ensuite ta ville de Boulogne.
Jean Pierre Fourcade fut maire et sénateur, très actif dans les deux mandats; Jean Pierre Fourcade a une exceptionnelle capacité intellectuelle et de travail; aucune de ces deux fonctions n'a jamais nui à l'autre.
Jean Pierre Fourcade est un exemple de compétence et de probité.

Pierre Mathieu Duhamel est maire seulement, avec une activité professionnelle par ailleurs.
Pierre Mathieu Duhamel est une remarquable intelligence, et ses hautes fonctions publiques précédentes démontrent qu'elle est accompagnée du sens des hommes et de celui de l'organisation.

Ton grand ami PC Baguet est député et conseiller général (Vice Président qui plus est), et la lecture de ses actes parlementaires montre que cette charge est déjà bien lourde pour lui.
Son ambition ne parait pas être dans ses moyens.

Voilà la vraie différence: de qui parlons-nous, où?

Enfin JF Copé, qui cumule effectivement de nombreux mandats et présidences, et devient avocat 1 jour et demi par semaine.
JFCopé est certainement doté des mêmes capacités que JPFourcade ou PMDuhamel, et on doit présumer qu'il assume ses engagements électifs.
Par contre le job d'avocat est dérangeant: Son employeur travaille pour l'Etat ou avec l'Etat, et même si JFCopé s'est engagé à ne pas interférer dans un dossier lié à l'Etat,
il ne fait pas doute qu'il a été embauché seulement par sa maîtrise du Droit.

Le dernier point qui plaide pour le non-cumul (accompagné d'un vrai statut de l'élu):
La diversité, la promotion effective des femmes auxquelles est réservé le poste de suppléant.
Pour promouvoir le renouvellement et la diversité des élus, il faut parvenir à desserrer la pogne des élus actuels sur tous les postes, et ils sont insatiables.

Écrit par : jean louis | 15.11.2007

@Julien

Je vais en cours, donc vraiment rapidement avant retour, tu oublies 2-3 choses:

1. C'est parce qu'on bosse 20h sur 24 qu'on bosse bien. La théorie du sur-homme je n'y crois pas.

2. Tu oublies dans ton plaidoyer sur "le peuple peut virer les cumulards" que ce sont rarement les électeurs qui choisissent le candidat. A chaque élection, ici ou là et de façon exceptionnelle, un candidat officiel est battu par un challenger courageux. Mais c'est rare.

3. De ce fait, le cumul sert à soigner son influence auprès des partis, pour être investi à encore une autre élection. Être investi et être élu, c'est souvent quasiment synonyme.

4. Oui les sénateurs sont élus pour 6 ans, excuse-moi. Mais le Sénat actuel est peuplé de bonzes qui ont été élus pour 9 ans. Les 2/3 d'entre eux en tout cas ;-)

5. Plutôt à Sami, si le député fait trop souvent fonction de médiateur local de la République, c'est bien qu'il y a confusion des genres non? Quand bien même, un député doit s'inspirer de l'intérêt général pour bien agir. Tenir une permanence et écouter les doléances de cas particuliers ne me choque pas.

6. Au nom de quoi, Mme Chazal, pourrait-on interdire à un élu de se présenter et d'être élu à 3, 4 postes pendant 30, 40 ans? Au nom du renouvellement, et au nom de la démocratie. Si un élu reste au même poste pendant 30 ans, c'est qu'il a été investi 5 ou 6 fois par le même parti. C'est tout ce que cela veut dire. Je ne vois pas quel genre d'étude nous permettrait de prouver que ceci est de la démocratie.

Mais il y a certes des exceptions, comme Paul Graziani, investi RPR en 1995 à Boulogne, maire sortant, et défait par les électeurs mécontents de la gestion de leur ville. ça arrive. Cela n'en fait pas pour autant une règle.

Dans l'ensemble, je dois remercier jean louis (mon Papa évidemment) qui a pondu un commentaire bien plus didactique. Mais je souhaite continuer à souligner que souvent, les partis politiques confisquent la démocratie, autant qu'ils lui sont utiles. Et notamment dans les élections locales et en ce qui concerne le cumul.

Écrit par : Pierre Catalan | 15.11.2007

Aussi, contre le cumul :
notre Etat souffre d'un enchevêtrement des compétences et des responsabilités. Tout le monde se mêle de tout et il n'y a pas de chef de file.
Ainsi, l'argent public est gaspillé, les procédures longues et coûteuses, l'évaluation bien difficile.

Mais surtout, comment le citoyen peut-il savoir qui est responsable de quoi, donc qui sanctionner/féliciter pour tel échec ou tel succès?

Comme Pierre en prenait l'exemple sur une autre note (avec Baguet qui se félicitait d'une résussite qui ne relevait pas de sa compétence...pas grave, les électeurs ne le savent pas!), on se retrouve dans un tel magmas que celui qui est en position dominante (en situation de cumul, on a d'autant plus de porte voix) peut dire tout et n'importe quoi puisque ses opposants parlent moins fort à moins de monde... et que les media français sont ce qu'ils sont...

Julien, dans tes argumentations pro-cumul, il y a du "c'est comme ça". Bah oui, c'est justement pour ça qu'il faut du volontarisme pour faire changer.

Le cumul est une exception proprement française (cf tableau dans cette newsletter : http://energies2007.com/share/files/Newsletter-Energies2007-%20n%C2%B01-%20juin-juillet-ao%C3%BBt-%202006.pdf). Peut-on dire vraiment que le système étatico-politique est plus efficace et transparent en France qu'ailleurs?

Écrit par : carolus | 15.11.2007

Suite du feuilleton Boulonnais ou l'onvoit bien que le cumul est en train de devenir un enjeux centa de la campagne....
Baguet semble deja pret a en tirer les consequences.

Écrit par : Annick | 16.11.2007

Les cantonales et municipales approchent, ne votez pas pour un cumulard même s'il est dans votre tendance politique. En tout cas, pour les cantonales, je voterai blanc puisque le sortant est déjà adjoint, et mandat déguisé, élu à la communauté urbaine de NANTES. Il faut de temps en temps aller contre ses idées pour que les choses avancent;
Que ceux comme moi qui prônent le non cumul se présentent sous cette étiquette.

Écrit par : pounsck | 27.12.2007

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