02.05.2007
L'étoffe des héros
22h39, l'éducation.
Nicolas me sauve au péril de sa batterie en se débranchant. Alleluja.
Sarkozy passe à la litanie de l'éducation anti-modèle 68, avec des enfants qui se lèvent, sans casquette, avec des enseigants qui auraient les moyens d'imposer l'autorité.
Royal embraye, en oubliant que c'est elle qui a commis la fameuse circulaire interdisant aux enseignants d'imposer des "lignes" aux élèves. Elle continue, la considération à apporter aux enseignants, le soutien scolaire à apporter aux élèves... On aborde enfin le sujet des ZEP. Royal propose le soutien individuel qui lui semble indispensable pour combler l'inégalité entre ceux qui peuvent se faire aider par leurs parents, et ceux qui ne peuvent pas. La tribune continue, ça semble préparé à l'avance, mais ça a beaucoup de cohérence, et elle gagne des points. Et pof, elle avait une jolie rose en éclosion, qu'elle gâche avec le retour des clichés, de "l'autorité juste", et des "postes qui ferment". Elle propose enfin l'école à échelle humaine et 17 élèves par classe en ZEP. En gros c'est carré, c'est complet.
Sarkozy doit répondre, plus de culture oui, mais aussi plus de sport. Mens sana in corpore sanum, l'apologie du sport pour régler la discipline. Il faut plus de places de crèches, et solutions alternatives évidemment. Il propose en sus un "droit opposable" sur les gardes d'enfants. Slogan sur ce droit opposable: "passer de la république des droits virtuels à la république des droits réels". Brouhahaha avec un sarkozyste qui vient nous exprimer son militantisme. La fin de l'intervention de Nicolas Sarkozy est inaudible.
Royal répond en dénonçant le "summum de l'immoralité politique" au sujet de l'intégration des élèves handicapés à l'école de la République. Elle précise qu'elle a élaboré un système très perfectionné pour intégrer élèves handicapés à l'école maternelle, qui a été "détruit" par le gouvernement Raffarin. Les uppercuts et les directs du gauche se suivent, Sarkozy répond mal en lui demandant de se calmer. Royal commence à prendre sérieusement le dessus sur ce sixième round.
Je dois dire que nous sommes tous morts de rire à la phrase de Sarkozy "pour être président il faut être calme". Il insulte/provoque une femme scandalisée et manifestement blessée, et ce n'est vraiment pas positif.
Sarkozy se raccroche à Giscard, reprend le "monopole du coeur", et suit avec un manifeste foutage de gueule sur le Président qui doit garder ses nerfs.
Le round éducation 100% acquis à Ségolène Royal, on passe au sujet Européen.
22:45 Publié dans Débat Royal/Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, UMP, PS, 2007, démocratie, débat







Commentaires
Je ne suis pas d'accord. J'ai trouvé une Ségolène trop énervée, qui n'a pas sû garder son calme et son stress, c'est dommage. Ses réponses comme d'habitude étaient flous, je dirais même qu'elle est incompétente. Je pense que Sarkosy a gagné ce débat.
Ecrit par : belaoui | 03.05.2007
Bonjour, je suis bien incapable de promulguer un vainqueur sur nos deux prestataires. Il me semble q'un débat devrait être plus constructif et moins polémique. Il ne devrait pas s'agir d'un "duel", "combat" mais d'échanges entre deux personnalités qui projettent de gouverner notre pays.
Je sais que dès demain et pour la première fois je vais adhérer à un nouveau rassemblement. Merci françois
Ecrit par : idée | 03.05.2007
l'histoire retiendra (je pense) que Royal a été mal inspirée. Son indignation sentait la manipulation forcée (je suis désolé de le dire aux inconditionnels de la candidate). Elle a peut être voulu refaire le coup du débat de 93, qu'on a abondamment montré, mais il aurait fallu être meilleure comédienne pour tonner sur un ton juste. Le thème était interessant mais le bilan de la droite n'est pas honteux et l'incompréhension de Sarkosi sonnait, elle, juste. Je pense que la France profonde l'a immédiatement intégrée et que ce fait explique les tres mauvais sondages de SR à l'aube du 6 mai. Cette passe d'arme restera dans l'Histoire et Mme Royal va en payer le prix demain et sans doute après demain :
Enfin , la France profonde et conservatrice ne lui pardonnera pas non plus, à elle catho de gauche, d'avoir malmené son conjoint (ou plutot de l'avoir peu respectéface, la candidate ne se sentait plus : plus de parti, plus de mari ! Orgueil, Fatal Orgueil !)
Il est curieux que peu de blogueurs relevent le fait, pourtant essentiel dans ce débat face aux 20 M de français.
Ecrit par : alain montmayeur | 05.05.2007
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