14/04/2007
Un parti social-démocrate moderne?
Que penser lorsque deux des hommes politiques Français que vous estimez le plus appellent plus ou moins à s'écarter de Ségolène Royal pour se rapprocher de Bayrou, et construire quelque chose de nouveau entre socialistes réformistes et centre?![]()
J'admire Bernard Kouchner et Michel Rocard, et depuis longtemps; ce sont deux personnages qui ont su toujours sortir des dogmes et renvoyer dans les cordes les tristes légitimistes étriqués de leur parti. Cela fait longtemps qu'ils ont fait le choix d'un parti social-démocrate moderne et Européen, à l'image de celui de nos voisins Allemands, Espagnols, Irlandais, Italiens, ou même Tchèques. C'est avec courage qu'en pleine campagne ils imaginent cette nouvelle construction, et pour notre démocratie, on ne peut que s'en féliciter: une social-démocratie réconciliée avec le libéralisme, qui ferait la preuve (comme Sarkozy essaye lu
i aussi de le faire), que les plus socialistes dans la forme ne sont pas les plus efficaces dans le fond et la durée face aux problèmes sociaux qui se posent.
Charles m'avait parlé de sa théorie du dilemme du prisonnier de la politique Française: les faiblesses de l'UMP et du PS face à leurs extrêmes les empêchent, pour l'un de s'affirmer comme un vrai libéral, pour l'autre de tourner le dos aux anti-libéraux, les entraînant dans un cercle vicieux néfaste à notre démocratie. Peut-être ce nouveau parti permettrait à l'UMP de se doter durablement d'une identité libérale, pour enfin créer un jeu politique honnête.
Je ne peux que regretter que Nicolas Sarkozy fasse office d'épouvantail pour "vendre" le projet en pleine campagne électorale. Car c'est bien l'enjeu: comment imprimer cette transition dans les esprits, alors que nous sommes en campagne, sans trop froisser les militants PS et Ségolène Royal?
Le vrai problème au fond, reste le même: c'est totalement anormal que l'élection présidentielle détermine et conditionne les élections législatives. Et là, le PS et l'UMP sont pris à leur propre piège, dans un effet secondaire de l'éventelle création de ce parti social-démocrate rénové: les propos de Rocard et Kouchner laissent entrevoir la possibilité pour Bayrou d'avoir une majorité avec laquelle gouverner. Et ça, ça change la donne de cette présidentielle.
23:35 Publié dans Idées, opinions, propositions, UMP | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2007, démocratie, PS, Rocard, Kouchner, Europe







Commentaires
Mon côté sectaire:
http://quialaviealetemps.hautetfort.com/archive/2007/04/08/mon-cote-sectaire-3.html
Écrit par : aliscan | 14/04/2007
La question est de savoir a qui servira pour l'élection ces deux revendications...?
1) Bayrou? Sauf que son aîle droite n'aimera pas spécialement un rapprochement avoué avec le PS...
2) A l'extrême gauche? A l'inverse, l'aîle gauche du PS, les nonistes, ont (et ont toujours eut du mal) à s'identifier à Kouchner notamment, donc un virage au centre mal négocié?
A voir, personnellement je pense que cela aide au fond, à court terme (i.e. le 22 Avril), à Le Pen. Avec cette division, je pense que l'aîle droite du PS va s'éparpiller entre son parti et l'UDF et pourquoi dans le même temps, l'aîle droite de l'UDF revenir sur Sarkozy (à contre coeur sans doute). Le truc c'est que pour le premier tour, tout étant sans aucun doute serré, chaque voix en moins pour le PS c'est l'écart avec le FN qui se réduit...
Écrit par : Sébastien | 15/04/2007
1) j'estime beaucoup aussi ces deux personnes, mais je ne suis pas totalement certain de l'aspect "courageux" de leur démarche....
2) la position de Rocard et Kouchner, comme celle de Cohn-Bendit impliquent que le centre de gravité de ce parti social-démocrate nouveau tourne autour d'une majorité partie du PS et de Ségolène Royal (très très largement désignée en interne sur cette base), et pas de l'UDF. Bayrou a fait des "pas verbaux" vers la gauche mais peu de pas programmatiques.
en l'état ces appels ne peuvent donc être que des stratégies personnelles, des tactiques de campagnes (dont je perçois très mal le sens...toutes les interprétations courent)..de plus, médiatiquement, pour la majorité des gens, ils mettent en avant des jeux de personnes et non des idées ou des idéaux...ce qui peut un peu plus décrédibiliser le polittique
Écrit par : Erasme de Metz | 15/04/2007
Pierre,
Si ça change la donne, ça change aussi ton vote?
Écrit par : Fred | 15/04/2007
Non. Je ne me reconnais pas bien en Nicolas Sarkozy mais je ne crois pas qu'un autre candidat puisse réussir à dynamiser la France.
Par ailleurs, ce parti Social-démocrate rénové, c'est l'ambition de Rocard et Kouchner depuis longtemps. Je ne suis pas sûr que Bayrou soit prêt à les suivre complètement.
Mais si un tel parti voyait le jour, il serait très intéressant.
Écrit par : Pierre Catalan | 16/04/2007
je suis d'accord avec toi sur l'absurdité que représente le fait la présidentielle détermine et conditionne les légsilatives... tous les partis représentés à l'AN entre 1997 et 2002 sont responsables tant ils ont voté dans un élan unanime cette stupidité...
je suis également sur le fond pas loin d'être d'accord avec Rocard et Kouchner, mais sur le tempo c'est désastreux : oser proposer une alliance entre 2 candidats avec le premier tour est stupide et dangeureux, cela risque au mieux de les pénaliser tous les deux...
Écrit par : Nico2312 | 16/04/2007
Qu'on le veuille ou non, les institutions actuelles conduisent inévitablement à une bipolarisation du paysage politique. Mais cette bipolarisation est viciée par les scores relativement faibles des "grands" partis institutionnels au premier tous, qui les conduit à courir après les "petits" pour récupérer leurs voix. On se retrouve donc avec un parti socialiste français qui est le seul en Europe, à n'avoir toujours pas rompu avec ses vieilles lunes collectivistes et marxisantes.
Il est aberrant par exemple, que le gouvernement Jospin ait "fait" les 35h pour contenter le PC et les Verts, alors que Jospin lui-même n'y était pas favorable.
Il y a donc un espoir aujourd'hui, que les lignes bougent et que le PS puisse s'affranchir du diktat que lui impose l'extrême gauche. J'espère, quelque soit le score des uns et des autres dans une semaine, que le PS saura saisir cette perche pour se rénover en profondeur.
Écrit par : Stephane | 16/04/2007
Je crains que si ce parti se crée, l'UMP d'un côté et ce qui restera du PS de l'autre ne se radicalisent dans le style anti-BCE et tutti quanti.
Kouchner aurait du se présenter. J'aime beaucoup ce qu'il dit dans sa tribune (à la différence d'autres, il assigne des objectifs de réformes sur des sujets précis à ce parti...) mais je ne comprends pas le timing.
Écrit par : Charles | 16/04/2007
"Kouchner aurait du se présenter" : il aurait pu se présenter dans le cadre des primaires internes au PS. Il ne l'a pas fait et il n'aurait pas pu le faire car, tout comme Jack Lang, il n'aurait jamais réuni les trente parrainages requis. Ensuite, il n'est pas irresponsable et il n'a pas trop envie d'être le mec qui va enterrer tout espoir de l'emporter en divisant les voix socialistes ! Vous dîtes ça parce que ça vous aurait bien arrangé, n'est-ce pas ?
Écrit par : marc | 16/04/2007
Au contraire, un mec comme Kouchner est bien plus difficile à battre que la gourde que les militants ont choisis... Si au moins ils avaient eut l'intelligence de choisir Strauss-Kahn, il aurait aussi un grand compétiteur mais bon là excuse moi mais Royal, en plus de n'avoir aucun projet elle décrédibilise complètement son parti...
Son sourire et sa féminité (qui semble être l'un des seuls arguments de Peillon lorsqu'il veut la défendre... affligeant) ne séduiront pas longtemps... Reste à savoir pour qui elle appelera à vote au Second tour?
Si Kouchner n'est pas aimé c'est tout simplement parce qu'il n'est pas socialiste au sens pur... C'est un pragmatique, bien loin des François Hollande et des Henri Emanuelli... LUI aurait rassemblé bien plus que son camp. A moins que les socialistes aient préféré l'etrême gauche... On sait jamais quels sont les vrais liens entre ces deux partis...
Pour Jack Lang, c'est un opportuniste qui dès qu'on lui a proposé un ministère s'est, malgré sa prétendue popularité, rengeait comme un bon petit toutou derrière Royal, pourtant il était sévère avec elle... va voir sur Ségo m'a dit...
Ensuite je pense que Kouchner et Roccard font ça dans l'unique but de faire couler Royal et ils participeront j'en suis sûr... Charles a raison le timing est quand même surprenant, ça veut tout simplement dire: "M. Bayrou, notre candidate ne sera pas au 2nd tour mais avec un peu de chance vous représenterez une voie qui compte alors ne nous oubliez pas..."
D'un côté ils ont raison, surtout Kouchner, il a toujours été mis à l'écart du parti (pourtant c'est un des meilleurs mais ca après va savoir...), c'est une bonne manière de se venger sans le dire et de préparer l'avenir qui s'il ne se fera pas sans toi, ne se fera pas avec Royal j'en suis persuadé...
Sur ce...
Écrit par : Sébastien | 16/04/2007
marc,
à une semaine du scrutin, je ne fais pas dans la tactique éléctoraliste rétroactive, désolé.
Kouchner est respectable, moderne et jouit d'un potentiel fédérateur formidable ; je lui aurais donné ma voix s'il s'était présenté à la place de Bayrou (avec un programme sérieux, qu'il avait commencé à esquisser dans sa "Fabrique démocratique").
Mais vous avez peut-être raison sur le fait qu'il n'aurait pas voulu contribuer à un 2ème tour Le Pen-Sarko... L'alternative était simple : soit Kouchner se présentait hors PS, avec le grand risque ci-dessus, soit il était le candidat du PS ; la deuxième possibilité n'était pas envisageable : le PS n'aurait pas désigné ce trublion et, surtout, n'ayant toujours pas opéré son aggionamento, il n'aurait pas voulu être représenté par un social-traître de sa trempe... La seule solution aurait donc été qu'il remplace Bayrou. Inenvisageable avec une tête aussi grosse que celle de ce dernier.
Mais il n’empêche que, à un autre moment, je regarderai d’un très bon oeil les prolongements de l’initiative de Kouchner et Rocard (+ Robien qui, dans une itw récente au Figaro, annonçait la création d’un parti de centre-droit). Il manque une force libérale à notre pays ; une force clairement réformatrice et annonçant en amont ses objectifs (comme l’a fait, vaguement certes, Kouchner dans le JDD, comme ne le fait pas Bayrou qui se contente de surfer sur les rejets) sans verser dans le populisme conservateur.
Je rêve d’un rassemblement qui ne se constitue qu’autour de la promotion de certaines réformes, précises et ambitieuses, avec à sa tête des personnalités fédératrices. Un réel comité de salut public ; un centre moderne, sans Bayrou ni notables style IVème République (j'adore Bourlanges, par exemple, mais il vit hors du monde réel...), en quelque sorte.
Ce parti n'existant pas, je voterai Sarko dont les objectifs de réforme sont clairs, précis, cohérents et ambitieux. Sans fierté, pour des raisons que Pierre a souvent exposées ces derniers temps, mais avec le souci de remettre notre pays en état de marche. Je ne suis pas du genre à refuser de me faire soigner par un médecin parce que sa tête et son vocabulaire ne me reviennent pas!
Écrit par : Charles | 17/04/2007
Bernard Koutchner et Michel Rocard sont de vrais sociaux réalistes. Surtout le second qui a une sacré expérience du pouvoir et que je respecte beaucoup. Dommage que ce courant soit minoritaire au PS. Mais quand Manuel Valls ou encore Malek Boutih prennent des prises de positions courageuses au sein du PS on sent que ça peut s'élargir et ainsi amener DSK, Martine Aubry, Ségolène Royal et quelques autres du bon côté, c'est à dire de plaider pour un vrai gouvernement social-démocrate d'union national pour faire face à la crise. Daniel Cohn-Bendit chez les Verts a un discours excellent quand il dénonce l'extrême gauche populistes des collabos d'Arlette et compagnie. D'ailleurs, quand il a dénoncé avec son frère Gabriel dans Libé que LO était une secte, ça leur a malheureusement valu une plainte, mais heureusement, qu'ils ont été relaxé.
LO est quelque part aussi dangereux que le FN à l'extrême droite. Quand on voit une certaine gauche de la gauche citoyenniste à donner des leçons de morale d'anti-racisme ou contre le chômage et qui n'hésitent pas à défendre les prisonniers terroristes (rouge-brun comme Yvan Colonna ou Philippe Bidart) nationalistes, en flirtant avec des gens comme Talamoni ou Ramadan (c'est le cas de José Bové qui n'est pas plus communautariste que Sarkozy quelque part), il y a de quoi douter. Le pire c'est que rares sont les vrais républicains de gauche qui dénoncent ces alliances douteuses.
Dans certaines pétitions ou manifestes de gauche, je trouve un peu louche de voir toujours Lutte Ouvrière comme signataire.
Il y a sans doute une extrême gauche tolérante d'une partie de la LCR et du parti des travailleurs, mais les autres sont quelques part aussi dangereux que les frontistes dans leur discours.
Comme beaucoup, j'en ai marre de cette extrême gauche bien-pensante qui nous donnent des leçons de morale alors qu'elle n'hésite pas plus ou moins à faire des alliances parfois contre-nature avec les fascistes et les intégristes. Les vrais démocrates respectables ne sont pas nombreux à l'extrême gauche. Ceux là retourneront leur veste au bon moment je pense car il n'y a que les cons qui ne changent pas.
Écrit par : Aurélien | 17/04/2007
Salut cher Pierre,
Sans hésitation pour moi c'est Sarko au deux tours !
Amitiés,
Christophe
Écrit par : Christophe BENAZETH-GUILLAMON | 19/04/2007
Sur le fond, comme tu le notes Pierre, Kouchner et Rocard ne font qu'accompagner le mouvement des reformateurs, demarre avec le democrate centriste Bill Clinton aux Etats-Unis puis propage a l'Europe a travers la 3eme voie exprimee par Blair, puis Schroder et enfin aujourd'hui Prodi (qui a pris parti pour Bayrou) ou encore Zapatero. Ce mouvement de fond qui prend sa racine conjointement dans la chute de l'URSS et la revolution de la dereglementation [d'ailleurs demarre par le democrate Carter en 1978 avec le projet de dereglementation du transport aerien] touche enfin la France comme l'atteste le score de Bayrou qui occupe un espace qui logiquement aurait du etre celui du PS de l'an de grace 2007.
Sur la forme, l'appel de Rocard et Kouchner ressemble beaucoup a un coup de poignard dans le dos de la candidate du PS - car que veut dire appeler a une alliance Avant le premier tour, sinon se dedire de l'etiquette PS et en verite proposer de voter Bayrou des le premier tour? L'appel de ces deux electrons libres qui ont fini sur les limes externes du Parti aurait apparu comme moins politicien s'il s'etait inscrit dans la logique du second tour....
Mais apres tout, la politique ce n'est pas une affaire de bons sentiments. Tout cela est de bonne guerre et prepare la prochaine bataille au PS: celle de Fabius contre DSK au cours du 3eme tour, celui qui decidera du leadership du PS en vue des legislatives.
Écrit par : Julia O'Brien | 19/04/2007
Le Figaro du 14 avril rapporte un commentaire d'un fabiusien, après les propos de Michel Rocard : "Ce n'est pas un signe que Bayrou penche à gauche, mais la confirmation que Rocard pense à droite".
Écrit par : marc | 19/04/2007
J'en conclu que ce fabiusien a une vision passéiste de la politique et sert la soupe aux idées secctaires et citoyennistes de la gauche de la gauche et de l'extrême gauche.
Écrit par : Aurélien | 19/04/2007
@ Julia
C'est ce que dit Jean-Michel Apatie: Rocard a raison comme toujours et avant tout le monde... mais il ne le dit jamais au bon moment!
@ marc
Tu seras d'accord avec moi (et Aurélien j'imagine!) pour dire que les Fabiusiens se trompent de remède pour réformer le PS et le faire gagner. C'est la voie de la facilité que de succomber au populisme de l'anti-libéralisme pour rabattre des électeurs.
Je l'ai suffisamment reproché à Sarkozy le temps de cette campagne pour pouvoir me permettre de traiter ton fabiusien anonyme d'imbécile. :-)
Écrit par : Pierre Catalan | 19/04/2007
Pour Kouchner, malgré tout, et sous réserves...
http://bboeton.wordpress.com/2007/05/19/pour-bernard-kouchner-sous-reserves/
Écrit par : L'Abrincate | 19/05/2007
"j'ai rêvé Bayrou et Sarko l'a fait". Voilà ce que diront les bons électeurs centristes qui ont voté Sarko dont je fais partis.
J'ai beaucoup hésité avec un vote blanc, mais je me suis dit que ça serait ridicule et surtout que je ne voulais surtout pas que notre pays "s'enlise" encore plus dans le socialo-communisme. J'approuve beaucoup cette ouverture avec des gens comme Koutchner ou Hirsch qui sont des militants neutres de gauche mais sont ouverts. Faut dire qu'il y a aussi des électeurs de gauche qui se sont senti trahis ou délaissés au point de voter Sarko au second tour. Tant qu'à cette minorité de trotskystes rouge-brun, manifestants et casseurs qui ne respectent pas la démocratie en criant "Sarko facho" entre autres, ils se calmeront je pense.
La gauche est dans un ptieux état. Michel Rocard, DSK et Pierre Moscovici sont sans doute des seuls sociaux-démocrates avec quelques autres comme Manuel Valls, Harlem Désir et Malek Boutih à vouloir en finir avec la vieille idéologie du socialo-communisme, et refonder un parti social-démocrate et européen. Hélas, ce n'est pas gagné avec Julien Dray, Jack Lang et François Hollande qui laissent plus ou moins l'extrême gauche parler à leur place. Emmanuelli qui n'a pas voté Royal prévoit de construire un grand parti anti-libéral. Peut-être que Fabius le rejoindra.
En attendant, Benoit Hamon et François Hollande sont tellement en manque d'idées qui sont incapables d'être de nouveau créatifs au PS. Certaines de leurs protestations sont communes à celles de Besancenot et Bové.
Écrit par : Aurélien | 22/05/2007
totalement d'accord avec toi.
Il y a des gens de talent prêts à faire bouger les lignes et qui acceptent d'avoir des résultats rapides à présenter aux Français. ce serait con de les refuser en les enfermant dans des dogmes et des cases partisanes.
Écrit par : Pierre Catalan | 23/05/2007
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