12.04.2007
"A vrai dire", Vaclav Havel
Le dernier livre de Vaclav Havel sort en France cette semaine; il fait un bilan de 20 ans de la vie de cet intellectuel que les événements ont porté au pouvoir en Tchécoslovaquie, puis en République tchèque, et dont le nom rimera toujours avec courage et sagesse. Il explique ses choix, ses considérations politiques et philosophiques sur les malaises que les démocraties ont à affronter aujourd'hui.
La quatrième de couverture:
« Je suis un homme très peu sûr de moi, je suis presque névrosé, je panique, j'ai souvent peur - je doute de moi et comme si j'étais masochiste, je ne cesse de me culpabiliser et de me maudire. En même temps, on me considère comme un homme sûr de lui et de ce qu'il a fait, admirablement équilibré, judicieux, persévérant, pragmatique et défendant avec réalisme ses opinions. Je suis rationnel, ordonné, discipliné, fiable, parfois même bureaucratiquement minutieux, et en même temps hypersensible, presque sentimental, attiré par ce qui est mystérieux, magique, illogique, inexplicable, grotesque et absurde ; bref tout ce qui est étranger à l'ordre ou qui le rend discutable. »
Vaclav Havel sera à la bibliothèque La Compagnie (58, rue des Ecoles) ce vendredi 13 avril, entre 16h et 18h, pour signer son livre
16:05 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Vaclav Havel, Europe, démocratie








Commentaires
Ah, si Vaclav était français...
Ecrit par : Charles | 12.04.2007
.. il dénoncerait les conneries dites à l'UMP et au PS sur l'Europe, et il soutiendrait les Verts, comme il le fait en République Tchèque. Merci à toi, Vaclav HAVEL ! (l'autre Vaclav ne mérite pas d'être évoqué dans un tel blog, épris de l'Europe). Bonnes vacances à toi, Pierre
Ecrit par : antoine | 12.04.2007
Malheureusement il a avoué son penchant pour gogolène... dépeche AFP du 11/04 : "tout ceux qui me connaissent savent que j'ai toujours eu un penchant pour les femmes".
Admettons que ce soit une blague...
Quoique, étant intelligent, et ayant écouté les délires démagogiques de Bayrou et Sarko ces derniers jours, il a peut-être fait le choix de l'original plutot que des deux copies, en choisissant Royal.
Ecrit par : Stephane | 12.04.2007
@ Antoine
Hum... A condition que les Verts Français essayent d'arriver à la cheville des Verts Tchèques, qui n'ont aucun problème avec le libéralisme, par exemple...
@ Stéphane
Je n'admire pas Vaclav Havel pour le ou la canidat(e) qui a sa préférence. J'ai des amis bien plus précieux au PS qu'à l'UMP, et pourtant j'y reste :)
Ecrit par : Pierre Catalan | 13.04.2007
Le personnage est attachant, par son immense courage et par son aura, plus à l'étranger d'ailleurs qu'en République tchèque. Karel Kryl, par exemple (dans son autobiographie Pulkacir) lui reprochait d'être trop loin de son peuple (de par ses origines sociales) pour vraiment le comprendre...
Ce que je préfère en Tchéquie, c'est la devise "la vérité vaincra" bien loin de notre campagne électorale...
Ecrit par : Ouadou | 13.04.2007
Pravda vítězí!
En effet; sans doute la plus belle devise qui soit.
Ecrit par : Pierre Catalan | 13.04.2007
Vaclav Havel, dans Le Figaro littéraire du 19 avril dernier consacré au silence relatif des intellectuels face aux présidentielles, à travers un entretien avec l'écrivain français Daniel Rondeau, livre son expérience d'auteur dramatique, d'intellectuel dissident et d'ancien président de la République tchèque libérée du communisme : "Je dirais que sur ce thème de l'engagement, il faut se méfier de deux excès : l'indifférence et l'excès d'engagement. On déplore beaucoup aujourd'hui l'indifférence des intellectuels. Mais leur excès d'engagement n'a pas toujours été un bienfait. Il a pu conduire au fanatisme. Nous retrouvons cette notion essentielle de responsabilité. Elle pose la question de la mesure, de la distance, de la capacité de rester critique envers ce que l'on est soi-même." Quelle magistrale leçon de Havel et, surtout, que voici une définition de l'intellectuel et de sa mission qui trace la voie pour la pensée contemporaine : la mesure, la distanciation et l'esprit critique. Dans le fond, cela pourrait définir la tradition des moralistes français de Montaigne à Camus, en passant par Montesquieu.
Ecrit par : François-Xavier Brunet | 29.04.2007
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